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Inde-Népal 1886

Ce lundi, le directeur général de la police d’Odisha, R.P. Sharma s’est exprimé pour dresser le bilan de la contre-insurrection dans son état. Au moins 19 maoïstes auraient été abattus, 39 arrêtés et 27 guérilleros se seraient rendus aux autorités au cours de l’année écoulée. Il a en outre affirmé que la lutte contre le maoïsme était sous contrôle et que son prochain objectif était de chasser la guérilla maoïste de diverses régions des districts de Malkangiri, Koraput, Lalahandi, Rayagada, Kandhamal et Nuapada.

Selon lui, la guérilla est présente dans 15 districts actuellement, contre 19 précédemment. Ses hommes ont saisi 40 armes, dont deux AK47, huit SLR, cinq INSAS et cinq .303 au cours de leurs opérations de ratissage. 16 bataillons de la CRPF sont déployés à travers l’état alors que plusieurs brigades d’élite du Special Operation Group sont également actives dans différents districts. Sharma a conclu son intervention en affirmant qu’il avait reçu un budget considérable afin de renforcer et moderniser ses forces dès 2019.

Forces de sécurité dans l'Odisha

Forces de sécurité dans l’Odisha

La police du Chhattisgarh a arrêté un haut fonctionnaire du National Geophysical Research Institute (NGRI) du nom de Nakka Venkat Rao (54 ans) pour possession de détonateurs et autre matériel incriminant dans le district de Rajnandgaon (Chhattisgarh). Au sein du NGRI, l’homme est chargé de conduire des expériences à l’explosif dans le cadre de recherches sous la surface de la terre. Il est accusé d’entretenir des liens avec la guérilla maoïste. Son frère, Narayan Rao, militant pour les droits civils à Hyderabad, lui aurait également donné deux appareils sans fil, mais les autorités ne l’ont pas interpellé. Sa femme a déclaré que son mari était parti à Nagpur pour y retrouver des amis le 19 décembre et que la police l’avait capturé le 20. Les autorités l’ont appelée le 23 pour l’informer de son arrestation. L’inspecteur général a déclaré que ses hommes avaient reçu une information selon laquelle un certain « Murthy naxal », coordinateur national du PCI(maoïste) arrivait pour rencontrer Deepak Teltumbde, membre du Maharashtra Madhya Pradesh Chhattisgarh (MMC) Zone Central Committee pour lui apporter une « livraison ». Les policiers ont saisi de la littérature maoïste, un téléphone portable, deux appareils sans fil et 23 détonateurs sur Venkat Rao. Le fonctionnaire a ajouté que Venkat Rao, membre du Radical Students’ Union de l’Andhra Pradesh en 1985 avait alors milité pour le parti maoïste. Selon lui, il aurait rencontré des membres du CC en 2016 et en 2017.

Arrestation de Nakka Venkat Rao

Arrestation de Nakka Venkat Rao

Qiu Zhanxuan, président de la Société marxiste de l’Université de Pékin, a été emmené de force dans une voiture noire par huit policiers en civil, alors qu’il se trouvait près de la station de métro de l’université. Qiu a résisté et crié « Je suis Qiu Zhanxuan… Je n’ai pas violé la loi. Pourquoi est-ce que vous m’emmenez ? Qu’est-ce que vous faites ? ». Les policiers ont alors montré leurs documents du ministère de la Sécurité d’État aux badauds qui intervenaient.

Le motif de l’arrestation serait la volonté de célébrer l’anniversaire de Mao Zedong. Le Parti « communiste » chinois n’a programmé aucun événement mercredi pour commémorer les 125 ans de la naissance de Mao. Malgré l’arrestation de Qiu, des étudiants marxistes de tout Pékin se sont réunis mercredi pour célébrer cet anniversaire sous forme d’une flash-mob. Un autre groupe d’étudiants s’est rendu à Shaoshan, le village natal de Mao.

L’Université de Pékin, la plus prestigieuse de Chine, a une longue histoire d’activisme estudiantin. Ses autorités ont toujours empêché la Société marxiste de fonctionner. Des descentes de police avaient déjà touché en août et en novembre des étudiants accusés de soutenir un mouvement en faveur des droits des ouvriers (voir notre article).

Des étudiants marxistes lors d'une manifestation de soutien à une lutte ouvrière (archive)

Des étudiants marxistes lors d’une manifestation de soutien à une lutte ouvrière (archive)

Dossier(s): Archives Asie et Océanie Tags:

Les guérilleros de la NPA ont tendu une embuscade à un véhicule militaire du 43e bataillon d’infanterie de l’armée philippine, mardi 18 décembre à Catarman, dans le Samar du Nord. Les militaires effectuaient une mission logistique lorsque les maoïstes ont fait exploser un IEd sur le passage de leyur véhicule, avant d’ouvrir le feu à l’arme automatique. Quatre militaires ont été blessés, les militaires ont répliqués, provoquant une intense fusillade. Deux civils ont été légèrement blessés par des balles perdues.

Un des civils blessé dans la fusillade

Un des civils blessé dans la fusillade

La Coimbatore District (Rural) Police a placé des caméras de surveillance à tous les postes de contrôles situés sur la frontière entre les états du Tamil Nadu et du Kerala. Les autorités ont annoncé qu’elles souhaitaient se concentrer sur le contrôle des véhicules traversant les postes de Walayar, Mangarai et Meenakshipuram. Celui de Mangarai est considéré comme étant le point central de passage des guérilleros maoïstes. Elles ont également propagé les photos et les noms des maoïstes les plus recherchés afin qu’elles soient mise en évidence et que les policiers puissent les utiliser en cas de doute lors de leurs contrôles systématique des passagers lors de leur passage de la frontière.

Contrôle aux frontières

Contrôle aux frontières

Dossier(s): Archives Inde-Népal Tags: ,

Trois policiers ont été blessés lundi soir dans la ville de Magallanes, dans la province de Sorsogon, lors d’une attaque contre leur commissariat par deux membres présumés de la NPA. Les deux assaillants – qui circulaient à motocyclette – ont ouvert le feu sur le commissariat de police municipal de Magallanes aux alentours de 20 heures. Par ailleurs, deux bataillons de la 303e brigades ont lancé une opération de contre-guérilla dans les Negros occidentals pour prévenir des actions de la NPA.

La villze de Magallanes (à Sorsogon)

La villze de Magallanes (à Sorsogon)

Un soldat de la CRPF a été blessé durant une fusillade entre la police et les PCI(maoïste) dans le district de Saraikela ce samedi. Selon les autorités, les soldats sont intervenus après avoir été informé d’un rassemblement de guérilleros dans une zone forestière aux alentours des districts du West Singhbhum et de Saraikela. Elles ont déclenché une vaste opération de ratissage au cours de laquelle un lourd échange de tirs a eu lieu entre les maoïstes et les soldats. Un membre du Comité Central du parti ainsi que plusieurs cadres du Bengale occidental et du Jharkhand seraient attendus à ce meeting, d’après le porte-parole du directeur des opérations de la police. Il a annoncé qu’un soldat avait été touché, mais qu’aucune information concernant des pertes dans le camp maoïste ne lui était parvenue.

L'état du Jharkand

L’état du Jharkand

Recherché depuis treize ans, Mukhdev Yadav, commandant de sous-zone du PCI(maoïste) a été arrêté ce jeudi. Sa tête était mise à prix pour un montant de 500.000 roupies (plus de 6000 euros). Une brigade conjointe de la CRPF et de membres de la police de district de Medininagar dans le courant de la soirée alors qu’il se trouvait dans un village reculé dans l’attente de plusieurs de ses camarades.

Les autorités ont annoncé qu’un guérillero maoïste avait été abattu lors d’un combat avec les forces de sécurité dans le district de Bijapur (Chhattisgarh) ce mercredi. Sur les lieux, les soldats ont découvert du matériel explosif visiblement destiné à une attaque contre les forces gouvernementales. Le combat a eu lieu vers 9h à proximité du village de Tarrem. Après avoir été informés qu’un groupe d’une trentaine de maoïstes menaient une action de sabotage, une équipe conjointe de la CRPF et de la police locale est intervenue. Les soldats ont encerclé une zone forestières avant que la fusillade éclate. A l’issue de celle-ci, ils ont retrouvé le corps d’un homme et une arme, ainsi qu’environ 25 IED, de la littérature naxalite et d’autres articles communs.

District de Bijapur

District de Bijapur

Le mardi 11 décembre, sur l’ordre des autorités locales, une centaine de personnes, dont des policiers ont détruit le camp de solidarité tenu depuis le 12 octobre par les membres du syndicat de l’hôtel Tharabar Gate, des membres des familles des travailleurs et des sympathisants. Le 13 décembre, une marche syndicale s’est organisée à la suite de cette destruction mais a très vite été dispersée par la police arrêtant 13 personnes dont 7 membres du syndicat.

Le campement avait été établi suite à des manifestations publiques organisées par les syndicats des hôtels de la région de Bagan pour protester contre les licenciements de membres et leaders syndicaux par la direction de l’hôtel Tharabar Gate. Malgré les réunions de conciliation entre les représentants des gouvernements locaux et nationaux et la direction de l’hôtel, ces derniers refusent toujours de réintégrer les syndicalistes.

La police arrête des manifestants de l'hôtel Tharabar Gate (archive)

La police arrête des manifestants de l’hôtel Tharabar Gate (archive)

Ce mardi 11 décembre, six leaders syndicaux ont été condamnés à deux ans et demi de prison avec sursis pour avoir manifesté lors d’un large mouvement de contestations et de grève nationale en 2014 (voir nos articles ici et ici). Quatre travailleurs de l’industrie du vêtement avaient été tués lors des affrontements et une vingtaine d’autres blessés. Le tribunal municipal de Phnom Penh a déclaré les dirigeants syndicaux coupables de quatre actes de violence et de dommages matériels lors de manifestations organisées dans la banlieue de Phnom Penh. Ils ont également été condamné à payer une amende de 35 millions de riels (± 7500 euros) à deux policiers qui auraient été victimes de violences.

Dans un désir d’apaisement, le premier ministre du Cambodge, Hun Sen, avait annoncé qu’il souhaitait améliorer son image auprès des critiques occidentaux par une série de gestes « conciliants » dont la libération sous caution ou à la suite d’une grâce, de prisonniers politiques, dont le chef du parti de l’opposition, Kem Sokha, accusé l’année dernière de trahison et qui est actuellement en résidence surveillée. Le président avait entre autre appelé les tribunaux à accélérer les poursuites contre les six dirigeants syndicaux ou même à retirer les accusations. Cependant, après l’annonce du verdict de mardi, l’un des accusés – Ath Thorn, dirigeant du Syndicat démocratique des travailleurs de l’industrie du vêtement cambodgien – a déclaré qu’il ferait appel, car malgré sa condamnation avec sursis, sa condamnation légale l’empêcherait d’assumer les fonctions de dirigeant syndical pendant toute la durée de la peine.

Pav Sina, un des six syndicalistes condamnés

Pav Sina, un des six syndicalistes condamnés