En Belgique, plusieurs personnes retenues au Centre fermé 127bis mènent une grève de la faim depuis le 17 février. Selon Getting the voice out, une aile entière refuserait de s’alimenter. Les détenus dénoncent la durée de leur rétention administrative (pouvant atteindre jusqu’à 18 mois) ainsi que des conditions de prise en charge jugées inhumaines, notamment sur le plan médical et dans leurs rapports avec le personnel du centre.
À Place du Luxembourg, lors de la manifestation agricole du 18 décembre à Bruxelles, un agriculteur wallon poursuivi pour rébellion armée après avoir manœuvré son tracteur face à la police “pour faire peur” a bénéficié d’une suspension simple du prononcé par le tribunal de première instance francophone. L’infraction a été retenue, sans peine toutefois. En revanche, le prévenu devra rembourser 5 225 euros correspondant aux frais de dépannage de son véhicule saisi ce jour-là. Un autre agriculteur impliqué dans la même manifestation sera jugé le 20 mars pour des faits similaires.
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Face à la surincarcération carcérale, avec plus de 600 détenus dormant à même le sol (voir notre article), le ministre de la Défense Theo Francken n’exclut pas le recours temporaire à l’armée pour soutenir le personnel pénitentiaire. La directrice générale de l’administration pénitentiaire, Mathilde Steenbergen, avait alerté sur la situation critique. Francken promet de consulter la ministre de la Justice Annelies Verlinden, tout en soulignant que la Défense est déjà très sollicitée.
Suite aux perquisitions, arrestations et emprisonnements, et en prévision de procédures longues et coûteuses (voir notre article), une cagnotte solidaire est lancée afin de ne laisser personne seul face à la répression. Les dons serviront en priorité à couvrir les frais d’avocats, les soins psychologiques et le remplacement du matériel saisi ; tout éventuel surplus sera consacré aux dépenses courantes du Front Antifasciste Liège (déplacements, autocollants, drapeaux, etc.). Les contributions peuvent être versées à L’Amorce (IBAN : BE64 5230 8141 9552, BIC : TRIOBEBB) avec la communication unique « FAL ». Des événements de soutien (projections, concerts, ventes, repas-débats) peuvent également être organisés pour récolter des fonds et renforcer les liens dans la lutte contre l’extrême droite.
Au 16 février 2026, la surincarcération carcérale en Belgique s’aggrave avec 609 détenus contraints de dormir à même le sol, soit 43 de plus qu’une semaine auparavant. La situation touche principalement la Flandre (322 cas répartis dans dix établissements), notamment à Anvers, Gand et Hasselt, tandis que 181 personnes sont concernées en Wallonie, surtout à Mons, Marche-en-Famenne et Leuze-en-Hainaut. À Bruxelles, la prison de Haren compte à elle seule 104 détenus dormant par terre.
Le 11 février 2026, le tribunal administratif de première instance d’Héraklion, en Crète, a ordonné la libération de Mohammed Khatib, coordinateur européen de Samidoun, et son « auto-expulsion » vers la Belgique dans les prochains jours. Détenu depuis le 7 février dans des conditions particulièrement insalubres, il faisait face à une campagne de pression visant à le maintenir en détention. Son interdiction de territoire grec reste en vigueur, apparemment à la demande de l’État d’Israël, et il prévoit de contester cette mesure sur le plan juridique et politique. Dans une déclaration publiée le soir-même, le militant palestinien a affirmé : « Je suis libre, après cinq jours de détention dans ce qu’ils appellent des « centres fermés ». Mais ce ne sont en réalité que des laboratoires de torture et d’humiliation où des dizaines de mineurs, de jeunes, de personnes âgées, de réfugiés, de migrants et de Grecs précaires subissent les mêmes conditions inhumaines. Je vous remercie de votre solidarité et de votre soutien, mais n’oublions pas celles et ceux qui sont laissés derrière les barreaux, privés de droits et de justice. Ces abus et tortures systémiques en Grèce rappellent les méthodes employées par l’État sioniste contre le peuple palestinien, et celles utilisées par les puissances coloniales à travers le monde. »
Son placement en détention avait suscité une vague de solidarité dans plusieurs pays européens. En France, plus de 70 organisations, dont le Secours Rouge Toulouse, Urgence Palestine, Guerre à la guerre et Samidoun, ont co-signé une déclaration de soutien (voir ici). À Athènes et Héraklion, plusieurs initiatives solidaires ont été organisées pour exiger sa libération et dénoncer la complicité de l’État grec avec Israël. À Bruxelles, un rassemblement a eu lieu le 11 février devant l’ambassade de Grèce, rassemblant des dizaines de personnes. Une délégation du Secours Rouge de Belgique y était présente avec une banderole « Liberté et asile pour Mohammed Khatib » et a également pris la parole.
La chambre du conseil de Bruxelles a reporté au 14 avril l’examen du dossier lié au décès dans la cellule d’un commissariat de Sourour Abouda, morte le 12 janvier 2023. D’ici là, les parties doivent remettre leurs conclusions concernant l’identification des policiers impliqués (au moins sept selon la partie civile). Le parquet demande de son côté le renvoi de la seule zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire par défaut de prévoyance ou de précaution. La décision sur un éventuel renvoi en correctionnelle interviendra après examen des conclusions.
Neuf personnes qui auraient participé à la manifestation du 18 septembre 2025 contre la venue de Georges-Louis Bouchez à l’Université de Liège ont été inculpées après des perquisitions matinales, des saisies de matériel et des auditions fondées notamment sur l’analyse de vidéos. Elles sont poursuivies pour association de malfaiteurs, rébellion en groupe, coups et blessures et incitation à la haine, certaines ayant été libérées sous conditions strictes.
Le Front antifasciste de Liège affirme que les opérations ont visé des étudiants, jeunes et militants soupçonnés d’avoir participé à un rassemblement marqué par blocages, bousculades et jets de fruits pourris, dénonçant une tentative d’intimidation politique du mouvement social. La manifestation avait rassemblé environ 400 personnes et donné lieu à des altercations et plusieurs blessés.
Le 7 janvier 2026, Mohammed Khatib a été arrêté à l’aéroport d’Héraklion, en Crète, alors qu’il se rendait à une conférence pour intervenir sur la situation des prisonniers palestiniens. Les autorités grecques ont annoncé qu’il serait expulsé vers la Belgique, depuis il est toujours emprisonné (voir notre article). Cette détention s’inscrit dans un contexte de répression croissante contre les militants palestiniens en Europe, utilisant leur statut de réfugié et la menace de leur révocation comme outils de coercition et de censure. Un appel à la mobilisation a été lancé pour se rassembler ce mercredi 11 février à 16H30 devant l’ambassade de Grèce à Bruxelles (10 rue des Petits Carmes, 1000 Brussels) pour dénoncer la répression des soutiens à la résistance palestinienne, condamner la complicité des puissances occidentales dans le génocide en cours en Palestine et exiger la libération immédiate de Mohammed Khatib.
Le 7 janvier 2026, Mohammed Khatib a été arrêté à l’aéroport d’Héraklion, en Crète, alors qu’il se rendait à une conférence pour intervenir sur la situation des prisonniers palestiniens. Les autorités grecques ont annoncé qu’il serait expulsé vers la Belgique, depuis il est toujours emprisonné (voir notre article). Cette détention s’inscrit dans un contexte de répression croissante contre les militants palestiniens en Europe, utilisant leur statut de réfugié et la menace de leur révocation comme outils de coercition et de censure. Un appel à la mobilisation a été lancé pour se rassembler ce mercredi 11 février à 16H30 devant l’ambassade de Grèce à Bruxelles (10 rue des Petits Carmes, 1000 Brussels) pour dénoncer la répression des soutiens à la résistance palestinienne, condamner la complicité des puissances occidentales dans le génocide en cours en Palestine et exiger la libération immédiate de Mohammed Khatib.
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