ECA Dynamics, une alliance entre la firme française d’équipements militaires automatisés ECA Group et Wandercraft, autre firme française qui projette de fabriquer des exosquelettes pour personnes handicapées, vient de présenter à la Direction Générale de l’Armement un projet de robot censé ressembler à un humain et prêter assistance aux militaires en opérations. Comme on peut le voir dans la bande-annonce, les robots portent les sacs à dos d’hommes armés tout en se déplaçant sur la pointe des pieds. Un premier prototype de l’engin en question est censé être présenté en 2016-2017 pour une mise en service prévue en 2020-2025.

Des robots humanoïdes (sur la gauche)

Des robots humanoïdes (sur la gauche)

Depuis 2007, en vertu de la « loi caméra », la police fédérale a théoriquement accès, en temps réel, aux caméras de vidéosurveillance de la STIB. Par contre, ce n’était pas le cas de la police locale. Un accord a été trouvé il y a peu entre le gouvernement bruxellois, la STIB et les six zones de police bruxelloises pour que celles-ci puissent désormais exploiter les images de la STIB. Par contre, le système n’est pas encore opérationnel car il attend toujours un arrêté d’exécution émanant du ministère de l’Intérieur.

La vidéosurveillance de la STIB est actuellement en cours de développement. Un marché public est en cours d’exécution afin de passer de la vidéo analogique à la vidéo numérique. Le passage au numérique permettra un partage quasiment illimité des images vers d’autres entités, telles que la police fédérale ou la police locale. Le nouveau système permettra de visionner et d’enregistrer les images de l’ensemble des caméras gérées par la STIB, soit 15.000 caméras estimées à l’horizon 2025. Il s’agit des caméras installées dans les stations, dans les espaces privés de la STIB, dans les rames de métro ainsi que dans les bus et trams en surface. Il coûtera 2.280 millions d’euros nécessaires pour installer les 15.000 caméras prévues d’ici 2025 et les relier à un logiciel centralisant l’information.

Caméra de la STIB

Caméra de la STIB

Le Département genevois de l’instruction publique (DIP) vient en effet de modifier le mode de calcul en considérant, qu’à partir du 1er janvier 2016, la durée de la grève correspondra aux heures de travail en et hors présence des élèves qui ne sont pas réalisées pour motif de grève. Jusque-là, seule la période d’enseignement était considérée comme non travaillée. Désormais, est ajouté le temps de préparation des cours et autres tâches. Au primaire, par exemple, un prof enseigne vingt-quatre heures hebdomadaires pour un travail effectif de quarante heures. Ainsi, une journée de 6 périodes d’enseignement débrayées vaudra dix heures de retenue salariale en primaire et dans le spécialisé, et onze heures dans le secondaire.

La DIP évoque une « équité de traitement » avec le personnel administratif et technique. Le Syndicat des services publics (SSP) dénonce une mesure antisyndicale visant les enseignants qui ont été les fers de lance du mouvement social.

Enseignants genevois en grève le mois passé

Enseignants genevois en grève le mois passé

Dossier(s): Archives Suisse Tags:

Dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 décembre, un engin artisanal a explosé devant la porte de l’école de police de Brescia (Pol.G.A.I. – Scuola di Polizia Giudiziaria Amministrativa Investigativa). Une cocotte-minute remplie de poudre noire a détoné en dégradant la façade et, certainement, en réveillant en sursaut les près de 200 apprentis-policiers qui dormaient à l’intérieur de l’école. Le parquet a ouvert une enquête pour acte de terrorisme avec explosifs ; la Digos est en train de regarder les images de vidéosurveillance (sur lesquelles apparaît une personne seule au visage couvert), tandis que des barrages routiers ont été immédiatement établis sur les routes nationales et les rocades de la ville. Les investigations se concentrent sur le mouvement anarchiste, et l’hypothèse court d’un lien entre cette action et le lancement de Décembre noir.

Bombe à l’école de police de Brescia

Bombe à l’école de police de Brescia

Dossier(s): Archives Italie Tags:

La direction d’appui aérien de la police fédérale a pris possession mercredi à Brasschaat (province d’Anvers) de son premier drone. L’appareil sera dans un premier temps utilisé pour aider la police de la route dans ses tâches de photogrammétrie après des accidents de la circulation ainsi que pour venir en aide à la Cellule des personnes disparues. Une procédure d’acquisition de deux drones pour la Direction centrale des unités spéciales et d’un appareil pour le labo de la police judiciaire fédérale à Bruxelles est également en cours.

Plusieurs corps de police locale ont par ailleurs déjà acheté des drones ces dernières années, afin notamment de disposer d’une meilleure vue de la situation en cas d’évènements de masse, mais également dans le cadre d’opérations de recherche. Un groupe de travail, auquel participe l’appui aérien de la police fédérale, travaille en outre à une formation commune destinée aux pilotes et opérateurs de drones au sein de la police.

Le premier drone de la police fédérale

Le premier drone de la police fédérale

Dossier(s): Archives Belgique Tags:

La loi Diard de mars 2012 impose aux salariés des transports de se déclarer individuellement grévistes 48 heures avant le début d’un conflit pour concilier l’exercice du droit de grève et une bonne information des passagers. Sans pour autant instaurer un service minimum, elle permet aux entreprises d’optimiser l’utilisation des personnels non grévistes et d’adapter les plans de transport.

Air France a été condamnée cette semaine en appel pour avoir détourné cette la loi afin d’assurer un maximum de vols lors de la grève des pilotes de 2014. La Cour d’appel de Paris reproche à la compagnie d’avoir utilisé les déclarations individuelles des salariés 48 heures à l’avance pour recomposer des équipages avec des non-grévistes, avant la grève prévue des pilotes à partir du 15 septembre 2014. « La cour nous a donné raison, Air France a contourné la loi Diard en s’en servant pour organiser le trafic et moins pour informer les passagers », a déclaré le porte-parole du Spaf (deuxième syndicat de pilotes à Air France), à l’origine du recours en référé. Celui-ci avait été rejeté le 24 septembre 2014 et le syndicat avait fait appel. La compagnie, qui devra verser 27.000 euros pour réparer le préjudice du syndicat, a indiqué qu’elle allait se pourvoir en cassation.

La grève à Air France

La grève à Air France

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Actuellement, le niveau « d’alerte anti-terroriste » est évalué par l’Organe pour la Coordination et l’Analyse de la Menace, l’OCAM. Elle note sur un niveau de 1 à 4 la probabilité d’une attaque terroriste. Une révision de la loi pourrait faire passer ce nombre de niveaux à 5, ce cinquième niveau qualifierait des attaques pour lesquelles les auteurs, lieux et/ou dates sont connus. Cet ajout ressemble à une opération médiatique censée faire oublier la débâcle des niveaux d’alerte de ces dernières semaines dans la capitale belge puisque le niveau 4 de menace « probable et imminente » est lui aussi censé se baser sur des menaces directes et donc sur le fait que les cibles et auteurs soient connus.

Logo OCAM

Logo OCAM

Ce lundi, au tribunal de Boulogne-sur-Mer, Aurélien, 20 ans, militant No Border, a été condamné à un mois de prison avec sursis par le pour « refus de signalement », mais relaxé pour les accusations de participation aux heurts contre la police, mi-novembre dans la « jungle » de Calais. Outre le « refus de signalement », Aurélien s’était opposé au relevé d’empreintes, avait refusé de se faire photographier et de donner son ADN lors de sa garde à vue. Au procès, le chef de service du commandement de nuit de la direction départementale de la sécurité publique du Pas-de-Calais affirmait avoir vu le jeune militant « haranguer les migrants, qui avaient une façon de faire différente car ils revenaient à l’assaut », après les jets de gaz lacrymogène. La procureure avait requis six mois avec sursis.

Les affrontements à Calais

Les affrontements à Calais

Dossier(s): Archives France Tags:

Aujourd’hui vendredi 18 décembre à 15h30 Arantza téléphoné à ses proches et avocat que les autorités espagnoles lui accordaient une libération conditionnelle pour raison médicale. Née à Vitoria-Gasteiz, le 23 mai 1971 dans un milieu ouvrier, elle a passé deux ans au Chiapas dans une communauté zapatiste, et a été impliquée dans les luttes sociales et féministes à son retour. Elle est entrée dans le PCE(r) en 1999 et est passé à la clandestinité en 2002. A son arrestation le 9 juin 2006, à Reus, elle a été torturée par les membres de la Garde civile et de la police nationale. Elle a été condamnée à 11 ans de prison pour « appartenance à un groupe armé », avec une année supplémentaire pour « outrage à la cour », et emprisonnée en régime FIES. Elle souffre d’une complexe et couteuse maladie dentaire.

Arantza Diaz

Arantza Diaz

Rassemblés devant le portail de la sous-préfecture à Draguignan (Var), hier après-midi, près de 200 manifestants sont venus exiger la fin des massacres, des opérations militaires et de la répression politique contre les Kurdes en Turquie et en Syrie, malgré l’interdiction de manifester décidée par la préfecture la veille dans le cadre de l’état d’urgence. Les policiers interviennent et, dans la confusion générale, des premiers coups de poings sont échangés. Les policiers font usage de leurs matraques et de leur gaz lacrymogène. Un coup de flash-ball est même tiré. Il essuie quelques jets de projectiles. Il y aura huit interpellation, dont cinq personnes placées en garde à vue. Et parmi les blessés, le commissaire de police ressort de la mêlée le visage ensanglanté. Le maire (SE) de Draguignan a annoncé qu’il se porterait partie civile contre les organisateurs de la manifestation.

Les incidents de Draguignan

Les incidents de Draguignan