Des affrontements ont éclaté tôt ce lundi matin lors d’une vaste opération d’expulsions des occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les gendarmes mobiles déployés en nombre sur place ont tiré des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades assourdissantes et ont essuyé des jets de projectiles. Les accès principaux de la route D281 qui, barrée de chicanes, était devenue le symbole de l’occupation, ont été bloqués dans la nuit. La D281 est, à l’heure qu’il est, sur toute sa longueur, sous le contrôle des forces de l’ordre et les carcasses de voiture ont été repoussées sur les bas-côtés. Cette opération de grande ampleur, prévue sur plusieurs jours, mobilise au total quelque 2.500 militaires (dont 200 sont équipés de caméras pectorales). L’attaque du seul « Lama faché » a mobilisé 60 véhicules et deux blindés. Le bâtiment est en feu et il y a eu plusieurs arrestations. Les gendarmes empêchent les journalistes d’accéder au site.

Mise à jour: Un rassemblement de solidarité a été appelé à Bruxelles ce soir 18h, Place du Jeu de Balle.

Les zadistes sous un bombardement de gaz lacrymogènes

Les zadistes sous un bombardement de gaz lacrymogènes

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Des militants kurdes ont réussi peu après midi à pénétrer dans le hall d’accueil du bâtiment de l’Agora, qui abrite les services généraux du Conseil de l’Europe et où travaillent 600 personnes, occasionnant au passage des détériorations. Le même groupe avait essayé vainement quelques instants auparavant de pénétrer dans le bâtiment principal situé à une cinquantaine de mètres de là, le Palais de l’Europe. Les imposantes grilles extérieures donnant accès au parvis de l’Agora, installées à la suite de précédentes intrusion de militants kurdes en 2011 et 2012, étaient ouvertes. Les militants réclament la libération d’Abdullah Öcalan. Les forces de l’ordre sont intervenues pour déloger une trentaine de personnes faisant une chaîne humaine sur le parvis du bâtiment. Un homme qui avait pénétré à l’intérieur du bâtiment et qui aurait commis des dégradations a été placé en garde à vue.

L'occupation de l'Agora à Strasbourg (Archive)

L’occupation de l’Agora à Strasbourg (Archive)

Ce n’est pas la première fois que nous parlons des méthodes d’espionnage anti-syndicale de la filiale française d’IKEA (voir cet article et cet article). Le 11 janvier dernier, le parquet de Versailles a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel d’IKEA France et de 15 personnes, soupçonnés d’avoir mis en place un vaste système d’espionnage de salariés et de clients de l’enseigne. La filiale française du géant suédois est soupçonnée d’avoir fliqué des salariés et des clients en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou leurs comptes en banque.

Selon des information publiée hier par FranceInfo, une des cibles de la direction était Adel Amara, ancien employé du magasin IKEA de Franconville (Val-d’Oise) et délégué syndical Force Ouvrière au niveau européen. A ce titre, il s’était trouvé à la tête de la grève historique d’IKEA en 2010. C’était la première grève en 15 ans, les travailleurs étant engagés au SMIC et ne voyant pas leur salaire bouger malgré des années de services et malgré les bénéfices énormes engrangés par la société. Adel Amara aurait alors fait l’objet d’une enquête réalisée par une société privée pendant deux ans. Une fausse caissière chargée d’espionner le syndicaliste aurait ainsi été engagée au magasin de Franconville.

La grève de 2010 chez IKEA

La grève de 2010 chez IKEA

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Dans le cadre de la mobilisation des cheminots contre la nouvelle réforme du gouvernement Macron, plusieurs personnes ont été interpellées et blessées par les forces de police lors de la manifestation parisienne du 3 avril.
Parmi elles, un militant du SYM (Socialist Youth Movement) a été placé en garde à vue et n’a toujours pas été libéré. Egalement, un photographe du collectif La Meute a été évacué à l’hôpital (ressorti depuis avec 7 agraphes au crane) suite à de multiples coups de matraques sur le corps.

Photographe blessé par la police.

Photographe blessé par la police.

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Saioa Sanchez Iturregi est une militante d’ETA qui figurait jusqu’en 2007 parmi les membres les plus recherchés par l’état espagnol. Elle purge depuis 2013 peine de 28 ans de prison pour l’exécution de deux gardes civil espagnols par ETA dans le pays basque français où ils espionnaient la gauche nationalistes basque (voir notre article). Elle avait également été jugée par l’état espagnol en 2012 pour une explosion survenue à Bilbao en 2006. Dans le cadre de cette affaire un mandat d’arrêt européen a été délivré par les autorités espagnoles pour la re-juger. Malgré l’opposition de Saioa Sanchez Iturregi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a accepté de la remettre pour une durée de six mois aux autorités espagnoles.

Saioa Sanchez Iturregi

Saioa Sanchez Iturregi

À la veille du 24 mars, un appel (relayé par les communistes libertaires qui militent à la CGT) en faveur du projet de confédéralisme démocratique du Rojava a été lancé, par quarante syndicalistes français. Cet appel dénonce l’occupation Turque et de ses alliés djihadistes du canton d’Afrin, en cours depuis le 18 mars. Il pointe également la collaboration des grandes puissances occidentales, de l’union européenne et de l’état français, prêts à tout les accords avec l’état turque pour refouler les réfugiés et préserver l’Europe forteresse.

Les syndicalistes estiment que l’invasion d’Afrin, par le régime Erdogan, n’est que le début d’un projet d’invasion de l’ensemble des territoires kurdes du nord de la Syrie. De plus, ils rappellent que cette invasion sert également au régime turque pour réprimer la société civile, les organisations syndicales et l’opposition. Pour toute ces raisons, les syndicalistes appellent donc à soutenir le projet de confédéralisme démocratique, qui représente une alternative progressiste, égalitaire, féministe et laïque, dans le nord de la Syrie. Au vu de l’actualité, l’appel insiste sur l’importance de s’engager pour la survie du Kurdistan dans les semaines et les mois à venir.

Voir cet appel

Manifesstation en faveur du Confédéralisme démocratique à Qamishlo (archive)

Manifesstation en faveur du Confédéralisme démocratique à Qamishlo (archive)

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92, est victime d’un acharnement disciplinaire par la direction de La Poste.
Les faits qui lui sont reprochés remontent à 2010 (il est accusé de séquestration par la Poste) et ont été invalidés trois fois par différentes juridictions. La Poste fait à nouveau appel en 2017 et l’affaire repasse contre l’inspection du travail. Celle-ci refuse le licenciement, et met en avant le caractère discriminatoire et anti-syndical de l’acharnement de la Poste. Malgré ce rendu de décision, le gouvernement lui-même annonce le 20 mars dernier qu’il autorise la Poste à licencier Gaël !
Lundi 26 mars des dizaines de rassemblements de soutien sont organisés, notamment à Paris où 500 personnes se sont regroupées. En solidarité, les postiers du 92 sont également en grève.

Gaël Quirante, responsable de Sud PTT 92

Gaël Quirante, responsable de Sud PTT 92

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Le collectif Les fiché.e.s de Rennes a été créé après que des groupes d’extrême droite aient fichés plusieurs personnes et publiés, sur les réseaux sociaux et des sites internet comme Breiz Atao, des renseignements comme leurs photos, noms, adresses et métiers, le tout accompagné de menaces employant les termes : « repérer, identifier, détruire » Les fichés sont une vingtaine en Bretagne, appartenant notamment au mouvement des soutiens aux sans-papiers. Ils appelaient à manifester, samedi après-midi, dans le centre-ville de Rennes. Les « fichés » ont été rejoints par de nombreux soutiens et militants. 450 personnes environ ont défilé, depuis la place de la République, en milieu d’après-midi, en scandant « Massifions la solidarité pour que le FN soit débordé. »

Le rassemblement de Rennes

Le rassemblement de Rennes

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À la fac de Montpellier, l’une des nombreuses universités actuellement occupées à travers l’État français, une milice d’extrême-droite a attaqué les étudiants qui occupaient un amphi. Aux alentours de minuit, une dizaine de personnes masquées et armées de bâtons et de morceaux de palettes sont entrés et ont vidé l’amphi des 50 occupants. Certains miliciens étaient également armés de matraques et de tasers. Trois occupants ont été gravement blessés dans l’agression (dont une femme qui a été tasée alors qu’elle était coincée sous une grille avec le crane ouvert) et hospitalisés, 10 autres ont été blessés plus légèrement. Le doyen était présent sur les lieux, a ouvert la porte aux agresseurs et a refermé la grille derrière eux. Il a ensuite présenté les agresseurs (dont on peut apercevoir la violence inouïe dans la vidéo plus bas) devant caméras comme des « étudiants en droit mécontents » avant d’ajouter « moi je suis assez fier de mes étudiants, je les approuve totalement ». Le doyen n’avait pas pu envoyer la police déloger l’occupation (qui avait été votée en assemblée générale) pour des raisons légales.

À la fac de Lille, l’amphi B1 est occupé en solidarité avec la fac de Montpellier. Face au risque d’agression et d’occupation, les occupants organiseront une soirée banquet et musique ce vendredi soir dès 17h. Rendez-vous fixé à l’amphi B1, Lille 3 (Métro Pont de Bois).
A Toulouse, un rassemblement de solidarité est organisé à 18H devant la préfecture.

Un agresseur fasciste armé d'un bout de palette

Un agresseur fasciste armé d’un bout de palette

Lundi 19 mars a eu lieu à Bar-le-Duc le procès en procédure de comparution immédiate de rois personnes arrètées ä la ZAD de Bure (voir notre article).

La première pour violence sur agent dépositaire de l’autorité sans ITT (en l’espèce un crachat et un coup de pied) attrapée suite à l’expulsion du bois Lejuc (mise en détention provisoire jusqu’au procès en délais). Verdict: trois mois ferme avec mandat de dépot, 5 mois avec sursis, 18 mois d’interdiction de Meuse et Haute Marne et obligation de travailler.

Une personne pour rebellion, attrapée suite à l’expulsion du bois Lejuc, en détention provisoire depuis 3 semaines. Verdict: quatre mois avec surcis.

Une personne attrapé en ballade dans la forêt du bois Lejuc, jugé sous identité anonyme, pour attroupement en vue de commettre des violences sur agent ou des destructions (« habillée de manière tendanciellement uniforme, avec des gants, se masquant le visage »). Verdict: Trois mois ferme avec mandat de dépot.

Procès à venir

3 avril 2018 : une personne en procès au tribunal de Bar le duc à 15h (procèdure de comparution immédiate avec demande de délais). Le procureur avait demandé sa mise en provisoire jusqu’à son procès, le juge lui a mis un contrôle judiciaire avec interdiction de territoire de la Meuse et de la Haute Marne.

27 avril 2018: une personne en procès au TGI de Bar le Duc. Un peu moins de 24h de garde à vue. Chef d’inculpation, refus de se disperser après sommation, participation à une manifestation interdite.

23 mai 2018: 12 personnes en procès.
6 personnes arrêtées à la manif du 4 mars, 48h de garde à vue, pour participation à un attroupement après sommation avec visage dissimulé, certaines personnes pour refus de signalétique et d’ADN.
6 personnes arrêtées à la ballade en forêt le 14 mars, 48h de garde à vue. Chef d’inculpation : Participation à un attroupement en vue de la préparation de violences volontaires contre les personnes ou de destruction ou dégradation de bien.

12 juin 2018: 3 personnes en procès au TGI de Bar le Duc pour outrage (suite à l’expulsion du bois Lejuc)

Heurt à Bure le 4 mars

Heurt à Bure le 4 mars

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