Les quatre ouvriers Ford convoqués lundi dernier par le commissariat du 15e arrondissement de Paris ont appris ce lundi que leur rendez-vous était finalement annulé et la convocation reportée. Aucune nouvelle date n’est pour l’heure prévue. Cette annulation fait suite à une demande de leur avocate qui exige que l’audition se déroule à Bordeaux. Les quatre hommes – tous syndiqués dont le candidat à la présidentielle 2012 Philippe Poutou – doivent être entendus dans le cadre de deux plaintes déposées par la direction de Ford. Il leur est reproché des dégradations qu’ils auraient commises lors des Salons de l’automobile de 2012 et de 2014 où les ouvriers de l’usine girondine ont mené des actions coup de poings.

La manifestation au salon de l'auto

La manifestation au salon de l’auto

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Ce jeudi 21 janvier, avait lieu le traditionnel rassemblement royaliste au pied de la colonne Louis XVI, place Foch, près de la cathédrale. Il a été perturbé par l’intervention d’une trentaine de militants du groupe antifasciste de Nantes. Les fascistes, qui s’y étaient préparé, ont mis leurs casques et l’affrontement a commencé avec coups de poings et jets de pierre. La police est alors intervenue, faisant usage de gaz lacrymogènes.

Incidents à Nantes

Incidents à Nantes

Deux hommes considérés comme des cadres du PKK de la région de Marseille ont vu leurs peines alourdies mardi en appel à sept ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. La cour d’appel de Paris a assorti les peines prononcées contre Oner Uludag et Ali Baki d’une interdiction définitive du territoire français.

L’enquête portait sur la « kampanya », la collecte de l’impôt révolutionnaire auprès de la diaspora kurde. En première instance, les deux principaux prévenus, accusés d’avoir projeté une action violente contre un homme qui refusait de payer la kampanya, avaient été condamnés à cinq ans de prison ferme. Le parquet, qui avait requis une peine de neuf ans d’emprisonnement, avait fait appel. Leurs sept co-prévenus avaient également été condamnés le 24 mars 2015 à des peines allant de 30 mois avec sursis à deux ans ferme. Le parquet n’avait pas fait appel pour ces derniers.

Manifestation des Kurdes de Marseille

Manifestation des Kurdes de Marseille

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Onze des 18 employés des cantines scolaires marseillaises, licenciés par leur employeur Sodexo pour abandon de poste alors qu’ils se disaient grévistes, devraient être finalement réintégrés, après un accord entre la CGT et le groupe. Ces 18 employés, avaient porté l’affaire aux prud’hommes, qui avaient renvoyé l’affaire devant le juge du fond, lors d’une première audience en urgence, mi-décembre (voir notre article). Ces salariés avaient été licenciés pour faute lourde pour n’avoir pas repris le travail au lendemain d’une grève à la cuisine centrale des cantines marseillaises et de la signature par plusieurs délégués syndicaux d’un protocole de fin de conflit, qui prévoyait notamment des augmentations de salaires.

« Ils n’ont pas émis de revendication » montrant qu’ils étaient en grève, avait expliqué Sodexo.. Certains salariés « ont tout perdu pour trois heures de grève », avait relevé leur avocat, soulignant que certains cumulaient jusqu’à « 38 ans d’ancienneté » professionnelle. « Le droit de grève appartient aux salariés », qui n’ont pas à suivre les consignes d’un syndicat, avait-t-il souligné, ajoutant que dans le privé, hors secteur des transports, le dépôt d’un préavis n’est pas obligatoire.

La grève à Sodexo

La grève à Sodexo

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L’encyclopédie en ligne Wikipédia peut être éditée par n’importe qui. Elle est toutefois conçue de façon à ce qu’un article mensonger ou modifié à la faveur/défaveur subjective d’une page soit rapidement détecté par la communauté. Si une personne « vandalise » donc trop souvent des articles en les modifiant à ses fins propres, elle peut être bannie pour une certaine durée.

C’est la mésaventure qui vient d’arriver au Ministère de l’Intérieur français. Le compte qui en émanait a apporté 4.000 modifications à des pages depuis 2007 dont une bonne partie contenaient des grossièretés ou des irrégularités. Le compte a déjà été bloqué huit fois depuis 2008 pour des durées allant de trois jours à un mois. On sait par exemple que la page concernant le préfet de police Bernard Boucault avait été raccourcie, que la page concernant « Wikipédia » lui-même avait été recouverte d’insultes. Une liste non-exhaustive est disponible sur la page de discussion qui a abouti à l’expulsion du « vandale ».

L’adresse IP utilisée étant celle du Ministère, plus aucune modification ne pourra avoir lieu depuis ce lieu pendant un an. Le cas se présente habituellement pour des collèges où les élèves s’amusent à modifier les pages Wikipédia, la sanction concerne dans ce cas également l’établissement entier. C’est l’administrateur « Jules78120 » qui a posé le geste final pour bloquer l’adresse IP 212.234.218.196, en soulignant que le Ministère se permettait en plus de pister ceux qui lui faisaient des remarques et d’inventer des règles fantaisistes alors même qu’il était découvert… Le Ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité réagir à la polémique pour l’instant.

L'ultimatum que le Ministère de l'Intérieur a reçu.

L’ultimatum que le Ministère de l’Intérieur a reçu.

Deux ans de prison avaient été requis le 24 novembre dernier contre les travailleurs de l’usine Goodyear de Amiens-Nord qui avaient séquestré leur DRH pendant 30h. Les peines ont été appliquées ce mardi: les 8 inculpés ont été condamnés à 24mois de prison (9 fermes et 15 de sursis).

Deux des inculpés ont également été inculpés pour « violence en réunion » mais n’ont pas écopé de peines supplémentaires. Les 6-7 janvier 2014, le DRH et le directeur de production de l’usine avaient été retenus par les ouvriers, quelques jours avant la fermeture de l’usine qui comptait 1.143 travailleurs.

Le DRH à sa libération

Le DRH à sa libération

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Plus de 10.000 personnes, en majorité kurdes, ont manifesté samedi à Paris pour réclamer justice trois ans jour pour jour après l’assassinat de Sakine Cansiz, 54 ans, une des fondatrices du PKK, Fidan Dogan, 28 ans, et Leyla Saylemez, 24 ans dans la capitale française et dénoncer les crimes du régime turc contre les Kurdes. La manifestation a eu lieu entre la gare du Nord et la place de la Bastille. A la fin de la manifestation, une très violente rixe a éclaté entre plusieurs manifestants et provocateur. Pour dégager celui-ci qui commençait à se faire rosser, des policiers sont intervenus et l’un d’eux a tirer à deux reprises en l’air pour éloigner les manifestants et exfiltrer le provocateur. Il n’y a pas eu d’interpellation.

La manifestation kurde à Paris

La manifestation kurde à Paris

Samedi, une manifestation sur le périphérique nantais a réuni 20.000 personnes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre l’expulsion de 11 familles et quatre fermes qui devrait être entérinée ce mercredi 13 janvier par le tribunal de grande instance de Nantes.

Dans la soirée, plusieurs centaines de manifestants ont refusé de quitter le pont de Cheviré qu’ils bloquaient avec des tracteurs. 500 gendarmes et policiers les ont évacué à coups de gaz lacrymogènes. Les manifestants ont lancé des pierres et des cocktails Molotov. Fermé une grande partie de la journée de samedi et toute la nuit, le pont de Cheviré a finalement été rouvert à la circulation ce dimanche matin.

Sur le pont de Cheviné

Sur le pont de Cheviné


Notre-Dame-des-Landes : les manifestants délogés de la rocade nantaise

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Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement assassinées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan à Paris. De nombreux éléments de l’enquête, notamment un enregistrement sonore et un document écrit publiés sur internet un an après le crime, font apparaître que le meurtrier présumé, Ömer Güney, a agi pour le compte des services secrets turcs (MIT). Depuis le début de l’enquête, on observe la volonté des autorités turques et françaises d’étouffer l’affaire. En Turquie, une enquête a été ouverte au lendemain du crime mais, malgré une commission rogatoire internationale, aucune information n’a été partagée avec la justice française. Côté français, le gouvernement a refusé de lever le secret-défense sur les renseignements qui auraient pu permettre l’avancement dans l’enquête judiciaire.

La Coordination Nationale Solidarité Kurdistan et le Conseil démocratique Kurde en France, pour ne laisserons pas le meurtre de Sakine, Rojbîn et Leyla sombrer dans l’oubli, organise une manifestation pour demander à la France de déclassifier tous les renseignements pouvant permettre de faire la lumière sur ces crimes ; de tout mettre en œuvre pour en identifier, interpeller, juger les auteurs et les commanditaires ; de demander des comptes à la Turquie pour ces crimes.

Manifestation demain samedi 9 janvier 2016, à Paris, Gare du Nord, 10h

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Suite à un contrôle d’identité dans la rue en banlieue parisienne, Lucile avait été condamnée à 3 mois ferme (voir notre article sur le procès). Emprisonnée à Fleury-Mérogis depuis le 14 octobre, elle est sortie le 21 décembre dernier par le jeu des remises de peine légales (7 jours par mois pour les peines inférieures à une année) et supplémentaires (à la discrétion du personnel pénitentiaire qui se base sur la participation de la prisonnière aux « activités », notamment le travail, mais aussi les séances de sport et autres).

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