Un Palestinien a été tué jeudi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, à proximité de la barrière qui isole l’enclave palestinienne. L’homme a été tué lors de heurts à l’est de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza. 37 autres manifestants ont été blessés. Au moins 220 manifestants Palestiniens sont morts depuis le début le 30 mars lors de manifestations le long de la barrière israélienne.

Une manifestation à la frontière de Gaza (archive)

Une manifestation à la frontière de Gaza (archive)

Le 28 octobre, quinze travailleurs de la société HEPCO (un des plus importants fabricants de machines de construction en Iran) ont été condamnés avec sursis à des peines de un à deux ans de prison et à 74 coups de fouet. Ces travailleurs ont été poursuivis suite a une grève organisée en mai de cette année pour protester contre le non-paiement de leur salaire et avantages sociaux. Ils ont été accusés d’avoir perturbé l’ordre public et fait de la propagande contre le régime. Le tribunal a suspendu les peines pour cinq ans ce qui signifie que les accusés devront rester « discrets » et ne se livrer à aucune forme d’activisme. Certains de ces travailleurs étaient des représentants syndicaux négociant avec l’employeur.

Le travail syndical en Iran est considéré comme une infraction à la sécurité nationale. Les syndicats indépendants sont interdits, les grévistes sont souvent licenciés avec la menace d’être arrêtés, et les dirigeants syndicaux sont systématiquement poursuivis pour des accusations de sécurité nationale et condamnés à de longues peines de prison.

Travailleurs d'HEPCO en grève

Travailleurs d’HEPCO en grève

Un jeune Palestinien a été blessé par une balle réelle dans la jambe lors des affrontements qui ont éclaté vendredi entre des soldats israéliens et manifestants palestiniens dans le village d’al-Mazraa al-Gharbiyeh, dans le district occupé de Ramallah en Cisjordanie. Les forces israéliennes avaient tiré à balles réelles, avec des balles en acier recouvert de caoutchouc et des bombes lacrymogènes contre des Palestiniens qui manifestaient pour protéger leurs terres agricoles contre les attaques continues de colons israéliens. A Gaza, 32 Palestiniens ont été blessés (dont sept par balle) ce même vendredi lors d’affrontements avec des soldats israéliens aux frontières orientales du secteur de Gaza.

Evacuation d'un manifestant blessé vendredi à Gaza

Evacuation d’un manifestant blessé vendredi à Gaza

Le procès à l’égard de Mustapha Awad a été une nouvelle fois reporté au 28 novembre prochain. Artiste belge d’origine palestinienne, il a été arrêté par les autorités israéliennes le 19 juillet dernier à la frontière jordanienne (voir notre précédent article). Depuis, le comité Free Mustapha multiplie les actions pour exiger sa libération et dénoncer la complicité du gouvernement belge dans cette affaire.

Mobilisation pour la libération de Mustapha Awad devant le Ministère des Affaires Etrangères

Mobilisation pour la libération de Mustapha Awad devant le Ministère des Affaires Etrangères

Nidal Abu Aker, dirigeant communautaire de longue date et journaliste dans le camp de réfugiés de Dheisheh, et son fils Mohammed Abu Aker, étudiant à l’université, ont été arrêtés une nouvelle fois par l’armée israélienne qui a envahi le camp tôt le matin du jeudi 1er novembre. Tous les deux sont accusés d’appartenance au FPLP, une organisation de gauche palestinienne considérée comme « terroriste » par l’occupation israélienne. Nidal Abu Aker est un ancien prisonnier politique qui avait été libéré en juiller dernier (voir notre article)

Nidal et Mohammed Abu Aker

Nidal et Mohammed Abu Aker

Le 1er novembre s’ouvrira le procès de Mustapha Awad en Israël. Citoyen belge d’origine palestinienne, il est détenu depuis le 19 juillet et notamment accusé d’appartenance présumée au FPLP, une organisation marxiste considérée comme terroriste (voir notre article). Pour dénoncer cette détention arbitraire et la complicité du gouvernement belge dans cette affaire, le Comité Free Mustapha appelle à un rassemblement le mercredi 31 octobre dès 16H à la Gare Centrale de Bruxelles.

L’événement Facebook

Mustapha Awad lors d'une audience dans un tribunal israélien.

Mustapha Awad lors d’une audience dans un tribunal israélien.

Jeudi 25 octobre, le Front Démocratique de Libération de la Palestine annonçait la mort de Mohammed Mahmud Besharat tué par l’armée d’occupation. Cet assassinat s’est déroulé alors que l’armée d’occupation envahissait la ville de Tammun (au sud de Tubas) en utilisant du gaz lacrymogène et des balles réelles.

Mohammed Mahmud Besharat

Mohammed Mahmud Besharat

Les forces israéliennes ont fait irruption dans la ville de Doha, provoquant des affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes. Un Palestinien a été blessé par balles par des balles réelles israéliennes lors d’affrontements qui ont éclaté dans la ville de Doha, à l’ouest de la ville occupée de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, mardi. Il a été emmené à l’hôpital de la ville de Bethléem pour y être soigné.

Les forces israéliennes ont également effectué une descente dans le village de Beit Fajjar, dans le district de Bethléem, et ont pénétré par effraction dans le domicile de l’ancien prisonnier Rami Muhammad Thawabta et ont procédé à la perquisition d’un autre domicile appartenant au résident Ali Taqatqa. Les raids de recherche et de détention israéliens ont lieu tous les soirs dans des villes et des camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est occupées.

Vendredi 19 octobre, près de 10000 gazaouis ont manifesté devant la barrière frontalière mais se sont tenus à distance des snipers irsaelien. 130 manifestants ont cependant été blessés par les tirs de l’armée israélienne. Sept Palestiniens avaient été tués il y a une semaine, et trois autres le vendredi précédent. Depuis le 30 mars, plusieurs milliers de Gazaouis manifestent régulièrement le long de la barrière frontalière. Plusieurs centaines de manifestants ont été tué et plusieurs milliers blessés par l’armée d’occupation (voir notre article).

A la frontière de Gaza ce vendredi 13 juillet

A la frontière de Gaza ce vendredi 13 juillet

Ce dimanche 14 octobre, les enseignants iraniens ont lancé une grève nationale de deux jours pour protester contre les bas salaires, la dégradation de la qualité de l’enseignement public et la criminalisation des militants qui luttent pour les droits des enseignants. Les autorités iraniennes ont réagi en expulsant les enseignants grévistes des écoles et en arrêtant les dirigeants des syndicats de l’éducation. Mohammad Sadegh Shekari, Mohammad Reza Ramezanzadeh et Abdolreza Ghanbari font partie des militants arrêtés.

Les leaders syndicaux sont régulièrement la cible des autorités iraniennes. Certains sont toujours en prison, dont Mohammed Habibi, membre du comité exécutif du syndicat des enseignants de Téhéran, et Ismael Abdi, dirigeant du syndicat des enseignants de Téhéran (voir nos articles ici et ici).

Enseignantes en grève en Iran

Enseignantes en grève en Iran