C’était la cinquième fois que les Péruviens ont manifesté contre l’accord de libre-échange depuis le début des négociations secrètes. Ils sont encore une fois massivement descendus dans les rues de la capitale du pays Lima jeudi pour protester contre le Trans-Pacific Partnership ou TPP, l’accord commercial signé plus tôt qui vise à l’ouverture du marché pour les entreprises transnationales. Vers 17 heures des milliers de personnes ont défilé pacifiquement vers le Congrès , mais plus tard dans la nuit, la police a violemment affrontés les manifestants avec des bâtons, des fusils de chasse et des gaz lacrymogènes. 25 personnes environs ont été arrêtées. Vidéos et photos de brutalités policières ont été publiés sur les médias sociaux.

Affrontements à la manifestation anti-TTP à Lima

Affrontements à la manifestation anti-TTP à Lima

Lundi, les deux voies de l’autoroute à Comalapa ont été bloqués par les travailleurs de la zone franche d’Olocuilta. Les travailleurs manifestaient parce que les propriétaires d’une des entreprises de la zone franche, la maquila « industrias Magdalena », ont disparu dans payer les salaires. Au moins 700 personnes ont perdu salaire et emploi. Les forces antiémeutes salvadoriennes (Unidad del Mantenimiento del Orden, UMO) sont intervenues pour lever les barrages.

Affrontements au Salvador

Affrontements au Salvador

L’armée colombienne a tué au moins sept guérilleros de l’ELN dans une opération spéciale samedi a eu lieu près de la frontière avec le Venezuela – une attaque qui est sûr d’avoir des répercussions sur les négociations préliminaires de paix entre l’ELN et le gouvernement colombien. Deux autres membres de l’ELN (Armée de libération nationale) ont été capturés dans l’offensive de dimanche dans le nord du département de Arauca. Par ailleurs, un policier a été blessé d’un tir de sniper de l’ELN dans la ville de Hacari, (Norte de Santander).

La dépouille d'un des 7 guérilleros tués

La dépouille d’un des 7 guérilleros tués

Un membre présumé du PCP-SL, Teodoro Santos Salinas Alfaro (45 ans), a été capturé à Huamachuco (province Libertad de Sanchez Carrion) sous une inculpation de crime de terrorisme, formulée par la Cour pénale national de Lima. Alfaro aurait appartenu au Comité Zonal Huamachuco/Comité régional du Nord du PCP-SL où il aurait eu des responsabilités dans le travail d’agitation et de propagande.

L'arrestation d'Alfaro

L’arrestation d’Alfaro

Luis Antonio Bonfim, dirigeant du Parti Communiste du Brésil (PCdoB) de São Domigos do Araguaia a été assassinée de six balles dans la tête vendredi dans une embuscade alors qu’il achetait du pain. Il avait mené des combat pour une réforme agraire et a ainsi participé à l’occupation de domaines agricoles dans les régions de Tabocão, Brejo Grande do Araguaia.

Luis Antonio Bonfim

Luis Antonio Bonfim

Une opération d’expulsion de terrains occupés illégalement par plusieurs dizaines de familles a tourné à un affrontement d’une telle violence qu’il a fallu l’intervention d’unités anti-émeutes de la police nationale pour y mettre fin. Les affrontements, qui ont eu lieu dans le domaine connu sous le nom de San Silvetre, au nord de Barrancabermeja (Santander) a fait au moins douzaine de blessés. Plusieurs personnes ont été arrêtées par la police et plusieurs enfants ont été affectées par des gaz lacrymogènes.

Affrontements à  Barrancabermeja

Affrontements à Barrancabermeja

Les attaques d’infrastructures énergétiques par l’ELN ont laissé sans électricité trois municipalités, Aguachica, Gamarra et Morales, dans la région du Catatumbo. Deux pylones et une sous-station électrique ont été dynamités. A Saravena, Arauca, deux hommes à moto ont lancé une grenade contre un barrage de police – mais la grenade n’a pas explosé.

La police spéciale antiterroriste a découvert une arsenal de l’ELN et arrêté l’homme qui en avait la charge. 13.000 cartouches de calibre 5,56 mm, 58 grenades à main IM26, 2.000 cartouches de 7,62 mm et 300 cartouches en calibre .50 ont été découverts dans un immeuble de la ville de Barranquilla. L’arsenal semble lié au Front « Darío de Jesus Ramirez Castro » de l’ELN.

L'arsenal découvert à Baranquilla

L’arsenal découvert à Baranquilla

Samedi, la guérilla maoïste du PCP-SL a mené une attaque de harcèlement contre la base de contre-insurrection du district de San Francisco Ayna (province de La Mar, région de la VRAEM). Les guérilleros ont longuement mitraillé la base, et les militaire ont répliqué. La fusillade a fait un blessé: un sergent qui a reçu une balle dans la hanche. Le militaire a été évacué par la route vers le centre médical de Fort Pichari Valley. Des forces de sécurité sont actuellement déployées dans la région pour tenter d’accrocher le détachement de guérilleros, et l’alerte maximale a été décrétée dans toutes les bases militaires dans la région.

L'évacuation du militaire blessé samedi

L’évacuation du militaire blessé samedi

L’explosion d’un IED à Cucuta, la plus grande ville colombienne à la frontière du Venezuela a blessé huit policiers. L’attaque s’est produite sur l’une des principales places de la ville, le Parque Lineal, peu après six heures trente du matin. La ville et les environs ont été mises en état d’alerte par les forces de sécurité.

Le lieu de l'explosion

Le lieu de l’explosion

Vers 22h le 5 février, Mijael Carbone Queipul, porte parole de l’Alliance Territoriale Mapuche a été sorti de son véhicule par une quinzaine d’agents de la GOPE répartis dans trois véhicules blindés. Il a été tabassé et les policiers ont écarté les témoins en menaçant d’utiliser leurs carabines. Les parents du militants ont à leur tour été pris à partie par des policiers en allant demander des explications au commissariat.

Cette agression semble être extra-légale, les policiers auraient déclaré vouloir « faire justice eux-mêmes ». Mijael devra se présenter devant une audience le 2 mars prochain pour faire le constat des lésions.

Mijael Carbone Queipul

Mijael Carbone Queipul