Les étudiants de l’Université nationale d’Apurimac Micaela Bastidas (UNAMBA) se sont affrontés avec la police dans différentes partie de laville. Ils revendiquent le départ du « comité de réorganisation totale ». Ce matin, un grand groupe d’étudiants a essayé de forcer l’entrée du palais de justice mais ils ont été repoussés par les policiers qui ont utilisé des gaz lacrymogènes. Jeudi dernier, un autre groupe d’étudiants, tous masqués, avaient barricadés les entrées principales du campus, mettant le feu à une voiture désaffectée appartenant à l’université. Les veilles des étudiants avaient caillassé un autobus destinés au transport des étudiants. Suite à ces incidents, huit étudiants avaient été arrêtés. Trois restent en détention.

Affrontements à Apurimac

Affrontements à Apurimac

Trois hommes ont été arrêtés vendredi 14 à l’aube dans le district de Horqueta par les policiers de la force spéciale anti-guérilla FTC. Les policiers leur reprochent de former un groupe de actif de l’Armée du Peuple Paraguayen, l’EPP. Lidio Torales Maidana est accusé d’avoir contribué à l’attaque de plusieurs stations services et à l’exécution par l’EPP d’un politicen le 28 décembre dernier. Les deux autres personnes arrêtées sont ses neuveux Ephrem (23 ans) et Cristian (19 ans).

 Lidio Torales Maidana

Lidio Torales Maidana

Dans le cadre de leur offensive contre les guérillas de l’ELN, les militaires de la 23e brigade mobile opérant dans le Norte de Santander ont repéré deux IED placés par la compagnie Capitán Francisco Bossio de l’ELN près d’une route dans la municipalité de Las Mercedes. Immédiatement, les artificiers de l’armée ont neutralisé les deux engins de (80 kilos d’explosifs) en les faisant sauter.

Le Movimento Passe Livre (MPL, mouvement « libre passage ») avait appelé à une manifestation jeudi à São Paulo pour protester contre l’augmentation des prix de transport public dans la ville. L’ambiance était tendue avant même le début de la manifestation. Mardi dernier, le marche n’avait même pas commencée que les policiers ont commencé à lancer des gaz lacrymogènes vers les manifestants. La manifestation a pu se dérouler ce jeudi. La seule confrontation a eu lieu à la fin de la manifestation, quand un groupe de manifestants a essayé d’entrer sans payer la station de métro Conceição, déclenchant la réaction de la police.

Gaz lacrymogènes à Sao Paulo

Gaz lacrymogènes à Sao Paulo

La police colombienne a arrêté à Medellin un responsable de l’ELN pour le nord d’Antioquia connu sous l’alias de « John ». Il était recherché pour enlèvement (celui de l’ingénieur Andres Montes León à Amalfi de juillet 2012 à décembre 2013, complot aggravé pour trafic de drogue et extorsions. « John » qui aurait fait partie du Front « capitaine Mauricio », se voit aussi accusé de complicité avec l’attaque d’une patrouille de police à Segovia qui a tué un officier et trois soldats en 2012; ainsi que la destruction d’un hélicoptère militaire en janvier 2014.

L'arrestation de

L’arrestation de

Deux militaires ont été tués vendredi après-midi lors d’affrontements avec des membres du front Hector de l’ELN dans la municipalité rurale de Teorema (Norte de Santander). Les militaires faisaient partie d’un détachement de la 23e Brigade mobile qui assurait la sécurité de l’oléoduc Caño Limón Coveñas. Cet affrontement survient alors que les perspectives de négociations qui se dessinaient entre l’ELN et le gouvernement se sont éloignées. Ce sont les premières attaques de l’ELN cette année. En 2015, cette guérilla avait tué 18 militaires et blessés 36 autres. Malgré les pourparlers de paix avec le gouvernement, les combattants des FARC ont de leur côté causé la mort de 69 militaires l’an dernier.

Militaires gardant l'oléoduc Caño Limón Coveñas

Militaires gardant l’oléoduc Caño Limón Coveñas

Le samedi, les tarifs des transports publics à Sao Paolo et à Rio de Janeiro ont augmentés. Dès vendredi des manifestations ont eu lieu dans les deux villes pour revendiquer l’annulation de la hausse et dans les deux villes, les manifestations ont tourné à l’affrontement. La police a utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau, de la cavalerie et des grenades assourdissantes contre les manifestants qui leur lançaient des pierres. Des banques, des autobus et des bureaux ont été endommagés et des barricades ont été érigées et enflammées. Dix-sept personnes ont été arrêtées à Sao Paulo.

Affrontements à Sao Paulo

Affrontements à Sao Paulo

De violentes émeutes ont eu lieu hier à Santiago au cours d’une marche commémorant le huitième anniversaire de l’assassinat de Matías Catrileo, un jeune militant Mapuche, par un policier. Des groupes de manifestants masqués ont attaqué des commerces et des banques et affronté la police anti-émeute avec des pierres et des cocktails Molotov. Il y a eu au moins trois arrestations.

Matthias Catrileo, un étudiant en agronomie avait occupé un domaine, avec d’autres jeunes mapuches, le 3 janvier 2008. La police avait brutalement mis fin à l’occupation, et le policier Walter Ramirez avait abattu Matthias Catrileo. Le policier invoquait la légitime défense, mais au procès, les experts médico-légaux ont montré que sa version était mensongère. Il a été condamné à trois ans de prison, mais avec sursis et en restant dans les rangs de la police.

Affrontements hier à Santiago

Affrontements hier à Santiago

Jeudi 31 décembre des employés municipaux en grève ont bloqué l’entrée de la Banque Nationale à Guaymallén. Les employés dénoncent le non-paiement de leur salaire et le licenciement de 80 travailleurs. Malgré le dispositif policier, ils ont manifesté dans la ville, brûlé des pneus, jeté des pétards, bloqué des administrations et provoqués plusieurs incidents.

La succursale de la Banque Nationale à Guaymallén

La succursale de la Banque Nationale à Guaymallén

Les membres de la police nationale ont attaqué dans le village d’El Arab (district de José Crespo y Castillo) une propriété apparemment abandonnée mais qui avait été identifiée comme ancien refuge d’une colonne de la guérilla maoïste. Les policiers y ont découvert quatre fusils FAL et un M-16, chacun avec leurs chargeurs et beaucoup de munitions. Les policiers supposent que les guérilleros ont laissé ces armes là pour se fondre dans la population civile.

Les armes exhibées par les policiers

Les armes exhibées par les policiers