Deux anarchistes québécoises, Fallon Poisson et Amélie Pelletier ont été condamnées à 10 ans de prisons pour deux attaques incendiaires au cocktail molotov, contre un concessionnaire Nissan et contre un bâtiment de l’état. La peine est très lourde puisque les actions ont causé assez peu de dommages, les deux militantes qui sont incarcérées à Mexico depuis janvier 2014 ont donc bon espoir que la peine soit réduite.

Affiche solidaire

Affiche solidaire

Des Mexicains protestant contre le massacre présumé de 43 manifestants étudiants ont bloqué lundi l’accès à l’aéroport international d’Acapulco, la ville touristique du sud du pays. Des milliers de personnes ont convergé vers l’aéroport international, une manifestation conduite par les parents des disparus et des élèves de l’école normale d’Ayotzinapa, à laquelle appartenaient les 43 étudiants.

Avant que le gros des manifestants aient atteint l’aéroport, un groupe de protestataires, la plupart masqués, ont affronté un barrage de policiers qui tentaient de leur barrer la route. Onze policiers ont été blessés par des jets de pierres et d’un cocktail Molotov. Après des négociations, les policiers ont laissé passer les manifestants. Nombre d’entre eux étaient armés de bâtons ou de machettes.

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Les autorités indigènes nasa ont condamné dimanche sept guérilleros des FARC (parmi lesquels plusieurs indigènes nasa, et deux mineurs) à des peines allant de 20 coups de fouet à 60 ans de prison pour le meurtre de deux miliciens, au terme d’un procès qui a duré quatre heures.​ Les guérilleros avaient abattu les miliciens à Toribio, dans le département de Cauca (ouest) qui avaient retiré une pancarte commémorant la mort d’Alfonso Cano, le dirigeant des FARC abattu par l’armée en novembre 2011 dans ce même département de Cauca. La communauté indigène représentait 1,4 million de personnes en 2005, date du dernier recensement, sur une population totale de plus de 48 millions en Colombie.

Plusieurs centaines de manifestants masqués ont attaqués samedi 8 novembre le siège du gouvernement de l’État du Guerrero à Chilpancingo après la confirmation de l’assassinat des 43 manifestants étudiants. Ils ont caillassé le bâtiment et lancés des cocktails Molotov. Dix véhicules ont été incendiés, y compris des véhicules de police.

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Des membres présumés d’un groupe criminel ont avoué avoir tué plus de 40 des étudiants disparus fin septembre au Mexique et avoir brûlé leurs cadavres, a annoncé vendredi le ministre mexicain de la Justice. Les 43 élèves-enseignants de l’école normale d’Ayotzinapa, disparus depuis que des bus les transportant pour une manifestation ont été attaqués par des policiers municipaux et des criminels à Iguala le 26 septembre. Les instigateurs présumés de cette attaque qui avait fait 6 morts et 25 blessés, l’ex-maire d’Iguala et son épouse, ont été arrêtés mardi.

Trois des suspects ont indiqué que les étudiants ont été tués après qu’ils leur ont été livrés par des policiers liés au groupe criminel des Guerreros Unidos, entre les villes d’Iguala et de Cocula, dans l’Etat de Guerrero. Selon leurs aveux, les corps ont été brûlés avec de l’essence, sur des bûchers de bois et de plastique, lors d’une opération qui a duré 14 heures. Ils ont ensuite brisé les restes avant d’en remplir des sacs en plastique et de les jeter dans une rivière. Les suspects n’ont pas donné de chiffres précis sur le nombre d’étudiants concernés, mais l’un d’entre eux a affirmé qu’ils étaient plus de 40.

En Colombie, deux miliciens nasa ont été tués par les FARC dans la région de Toribio, au sud-ouest du pays, où les accrochages entre le Sixième front des FARC et l’armée sont presque quotidiens. Les gardes indigènes procédaient au décrochage de grandes affiches posées par les FARC commémorant la mort de leur ancien commandant, Alfonso Cano, lorsqu’ils ont été tués.

A l’aube du 29 octobre 2014, une attaque à l’explosif a visé le LABOCAR, le laboratoire de la police scientifique dans la ville de Temuco. L’engin artisanal était composée d’un extincteur rempli de poudre et mis à feu par un système d’horlogerie, il a creusé un trou dans le mur d’enceinte en manquant de peu l’installation de gaz située derrière le mur. La police a procédé à au moins une perquisition et une arrestation à Temuco après cette action.

Le maire d’Iguala, José Luis Abarca, et son épouse, étaient les fugitifs les plus recherchés du Mexique. Le couple avait pris la fuite quelques jours après que des policiers municipaux et des membres d’un cartel aient attaqué avec des armes à feu des dizaines de manifestants étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa, faisant 6 morts, 25 blessés et 43 disparus. Selon des déclarations de certaines des 56 personnes arrêtées dans cette affaires – policiers, fonctionnaires, membres du gang – les disparus auraient été assassinés et enterrés. Les autorités judiciaires ont accusé Abarca et son épouse, dont plusieurs frères étaient des narcotrafiquants notoires, d’avoir organisé cette attaque.

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Le 31 octobre, les juges du tribunal fédéral de Mexico ont rendu leur verdict contre Amélie Trudeau Pelletier, Fallon Poisson Rouiller et Carlos López Marín, accusés de dommages à la propriété d’autrui sous la foröe d’un incendie (il s’agissait de l’attaque contre le Secrétariat d’Etat aux Communications et au Transport). Les prisoniers anarchistes ont été condamnés à 7 ans et 6 mois de prison. Les avocats feront appel. Le verdict pour l’affaire de l’attaque contre le concessionnaire Nissan n’a pas encore été rendu.

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