Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

La cubaine María Victoria et son époux anglais Geoff Oliver tiennent depuis 15 ans le restaurant “El Cuba Libre” à Manchester, en Angleterre. En décembre de l’année dernière, ils ont été visités, d’abord par un officier de police puis par des inspecteurs, qui les ont avertis que s’ils ne retiraient pas du restaurant le drapeau de Cuba avec l’image de Che Guevara qui le décore depuis des années, ils seraient soumis à une enquête criminelle et leur permis serait éventuellement retiré. L’avertissement reposait sur une plainte alléguant qu’il s’agissait d’une image de terroriste.

María et Geoff ont décidé de refuser et d’appeler au soutien. Le 9 février, une fête au restaurant a vu tous les participants porter une chemise à l’effigie de Che…

A la fête du 9 février…

A la fête du 9 février...

Jeudi 31 janvier, la délégation de l’ELN qui avait été chargée de négocier les accords de paix a annoncé qu’elle ne pourrai pas rentrer en Colombie puisque de le gouvernement refusait de respecter le protocole d’accord prévu en cas d’échec des négociations. Ce protocole prévoit un sauf conduit permettant aux négociateurs de retourner dans les territoire contrôlés par la guérilla dans les 15 jours après l’annonce de l’échec des négociations. Le délais expire samedi (voir notre article). La délégation qui reste donc à Cuba a annoncé qu’elle respecterait sa souveraineté et que ses activités ne concerneraient que le processus de paix.

De son coté, le gouvernement colombien offre des récompenses financières importantes pour la capture des dirigeants de l’ELN présents à Cuba. Parmi eux, se trouve Nicolás Rodríguez Bautista, alias ‘Gabino’, commandant en chef de l’ELN (voir notre article).

Nicolas Rodriguez Bautista (alias Gabino)

Nicolas Rodriguez Bautista (alias Gabino)

Mardi 20 novembre, le commandement central de l’ELN a confirmé avoir nommé Gabino (de son vrai nom Nicolás Rodríguez Bautista) comme négociateur et a également confirmé sa présence à Cuba. Gabino, commandant en chef de la guérilla, s’était rendu à Cuba pour recevoir des soins médicaux malgré une circulaire rouge d’Interpol lancée par l’état colombien demandant son arrestation (voir notre article). Le gouvernement colombien avait par ailleurs demandé le 6 novembre son arrestation par les autorités cubaines.

Le Haut Commissaire de la paix, Miguel Ceballos, avait déclaré le 10 novembre qu’avec sa nomination, Gabino devennait un membre représentant de la délégation des dialogues de la paix. Le gouvernement colombien a, peu de temps après, accepté cette nomination.

Nicolas Rodriguez Bautista (alias Gabino)

Joseph Mahmoud Dibee, militant de l’Animal Liberation Front et de l’Earth Liberation Front a été remis par les autorités cubaines au FBI ce jeudi 9 août après avoir été appréhendé à la Havane alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un vol à destination de la Russie. La remise d’un militant par Cuba vers les États-Unis dans le cadre d’interpol semble être un événement inédit, confirmé par le site internet officiel du Ministère des Affaires Étrangères cubain. Joseph est l’un des inculpés de l’opération Backfire, qui avait visé 13 militants écologistes dans le Colorado. Cette opération s’était faite dans le contexte de la “Green Scare” (par analogie à la Peur Rouge, la répression contre les écologistes radicaux aux USA). Des cellules de l’Animal Liberation Front et de l’Earth Liberation avaient mené de nombreuses actions de sabotage entre 1995 et 2001 qui avaient provoqué plus de $80 millions de dommages au niveau fédéral. Ces actions avaient visé entre autres des abattoirs, des entreprises d’emballage de viande et des compagnies de déforestation, des laboratoires, etc… L’action la plus notable avait été l’incendie d’une station de ski en 1998 qui avait à elle seule provoqué $26 millions de dommage. Joseph, détenteur de passeports syrien et russe, est suspecté d’avoir voyagé au Mexique, au Liban, en Syrie, en Équateur et au Salvador. Arrivé sur le sol états-unien, il a plaidé non-coupable aux accusations d’incendie, de conspiration en vue de commettre des incendies, destruction d’installations énergétiques, et possession d’engin explosif.

Marius Mason était le dernier militant ELF incarcéré avant l’arrestation de Joseph, mais une militante, Josephine Sunshine Overaker, est toujours recherchée à l’heure actuelle. Marius Mason purge lui une peine de 22 ans de prison pour des actions de sabotage dans le Michigan.

Joseph Mahmoud Dibee au début des années 90.

Joseph Mahmoud Dibee au début des années 90.

Partie du processus de rapprochement actuel de Cuba vers les Etats-Unis, le Président Obama vient de demander au congrès américain le retrait de la liste noire des “États soutenant le terrorisme”. Cuba y était présent depuis 1982 pour avoir accordé l’asile à des militants de l’ETA, des FARC et d’autres mouvements de guérilla d’Amérique latine, et des réfugiés politiques états-uniens, à commencer par Assata Shakur, après son évasion en 1979.

USA/Cuba : L’ile en phase d’être retirée des “états terroristes”

Les autorités cubaines ont libéré pour des raisons humanitaires l’Américain Alan Gross, écroué depuis 2009 pour espionnage. Gross aurait été échangé contre la libération de trois Cubains des cinq détenus depuis 1998 aux Etats-Unis pour espionnage. Ceux-ci se renseignaient non pas sur les USA pour sur les organisations armées de l’émigration cubaine comme le Conseil pour la Liberté de Cuba, le Mouvement Démocratie ou Alpha-66 qui organisent des attentats à Cuba.

USA/Cuba: Vers une libération de trois des “5 Cubains” en détention

Les autorités américaines viennent d’annoncer que Fernando Gonzalez, un des 5 Cubains détenus pour avoir infiltré des réseaux terroristes basés à Miami dans le but de prévenir des attentats contre leur pays, va être prochainement libéré. C’est le 27 février prochain qu’il devrait pouvoir sortir de la prison de Safford, en Arizona, après avoir purgé plus de 15 ans. En 2009, sa peine de 19 ans avait été réduite à 17, et il vient de bénéficier d’une nouvelle réduction de 13% pour bonne conduite. Néanmoins, n’étant pas citoyen américain, il sera immédiatement pris en charge par les autorités de l’immigration. Les négociations afin de lui permettre un retour rapide à Cuba sont déjà en cours. René Gonzalez avait lui déjà été libéré en 2011 et vient d’être autorisé à rester à Cuba après avoir renoncé à sa nationalité américaine. Antonio Guerrero, Ramon Lebanino et Gerardo Hernandez restent eux détenus aux USA.

Fernando Gonzalez

Fernando Gonzalez

Une juge de la Cour Fédérale de la Floride a décidé que l’agent de l’antiterrorisme cubain René González pourra rester à Cuba en renonçant à sa condition de citoyen étasunien, comme il l’avait demandé. René González est sorti de prison en octobre 2011 après avoir purgé 13 ans de détention, et devait encore purger trois ans de liberté surveillée aux USA. Contre l’avis du Département de la Justice des États-Unis, le 12 avril, la juge a autorisé la visite de René González à Cuba afin qu’il assiste aux funérailles de son père. Il restera donc à Cuba tandis que Gerardo Hernández, Antonio Guerrero, Ramón Labañino et Fernando González sont toujours en prison aux États-Unis.

USA/Cuba: Un des “Cinq de Miami” à Cuba

En octobre dernier, René Gonzalez, un des cinq Cubains condamnés en 2001 aux Etats-Unis pour des faits d’espionnage, avait été libéré après plus de treize ans dans les geôles américaines en isolement presque total. Le gouvernement a toutefois imposé des conditions à cette libération. Parmi celles-ci, l’obligation de rester sur le territoire américain durant trois ans, obligation entrainant l’impossibilité de voir sa femme et sa mère, celles-ci étant interdites de séjour aux Etats-Unis. Depuis sa libération, René Gonzalez vit en résidence surveillée à une adresse gardée secrète afin de le protéger de diverses organisations basées à Miami (les cinq Cubains ont entre autres été condamnés pour avoir infiltré le milieu contre-révolutionnaire cubain à Miami). Le 20 mars, la justice américaine a accordé à René Gonzalez le droit de se rendre à Cuba pour deux semaines dans le cadre d’une visite familiale et privée. Il est arrivé sur place vendredi après-midi, et aura notamment la possibilité de rendre visite à son frère, grièvement malade.

René Gonzalez, l’un des cinq Cubains accusés d’espionnage par l’administration des Etats-Unis et condamnés à de lourdes peines de prison en 2001, a été libéré ce vendredi après treize ans passés en prison dans un isolement presque total. Sa situation reste néanmoins préoccupante dans la mesure où le gouvernement américain a décidé de lui imposer une probation de trois années aux Etats-Unis. Il devra rester en résidence surveillée (pour des raisons évidentes de sécurité) mais surtout, ne pourra voir ni sa femme ni sa mère, qui restent toutes deux interdites de territoire par la justice américaine. Son avocat a déjà déposé un appel contre cette nouvelle sanction. Dès sa sortie, Gonzalez a affirmé que sa priorité était de poursuivre la lutte pour la libération de ses quatre co-accusés qui sont toujours détenus.