Les Etats-Unis ont demandé à la Bolivie l’extradition de l’ex-consultant en fuite Edward Snowden s’il entre dans le pays. Le ministère des Affaires étrangères bolivien a cependant annoncé qu’il rejetterait cette demande. « Il s’agit d’une demande d’extradition surprenante, illégale, infondée et suggestive qui sera rejetée d’une manière immédiate et catégorique », a indiqué un communiqué du ministère.

Le président bolivien Evo Morales a finalement atterri à La Paz. L’avion présidentiel bolivien, en provenance de Moscou où Morales avait participé à une réunion des pays producteurs de gaz naturel, avait du faire une escale forcée à Vienne suite au refus de plusieurs pays, dont la France, sous la pression des USA, de le laisser survoler leur territoire, au motif que Snowden était peut-être dans l’avion.

Le 1er juillet, à La Havane, s’est ouvert le 11e tour des négociations du processus de paix entre les FARC et le gouvernement colombien. Le même jour, les FARC ont annoncé avoir trouvé un accord avec l’ELN vers l’unification des deux groupes.

Les pourparlers qui se tiennent actuellement à Cuba portent sur les modalités par lesquelles les membres des FARC pourraient participer à la vie politique colombienne si un accord de paix définitif était trouvé entre les deux parties. Alors que les FARC ont fait part de leur volonté de reporter les prochaines élections législatives à 2015 (au lieu de 2014) pour convoquer une assemblée constituante et de réformer les institutions de l’Etat, le représentant du gouvernement dans ces négociationsa rappelé que ces questions n’étaient pas à l’ordre du jour initial et qu’il n’envisageait pas de les aborder. Cette opposition fondamentale sur l’organisation de l’Etat pourrait mettre fin au processus de La Havane.

Quarante ans après le coup d’Etat du 27 juin 1973, 28 Uruguayennes ont dénoncé devant la justice de Montevideo les violences sexuelles dont elles ont été victimes, alors qu’elles étaient prisonnières politiques. Emprisonnées dans une vingtaine de centres de détention clandestins différents, elles ont subi des violences sexuelles de 1972 à 1983. Certaines ont été violées à l’aide de chiens ou de rats. Elles sont parvenues à identifier une centaine d’officiers dépendants de l’Organisme de coordination des opérations anti-subversives.

Ces agressions n’étaient pas liées aux interrogatoires avec tortures, la guérilla Tupamaros étant défaite avant le putsch de 1973: c’était la manière choisie par les militaires pour répandre la terreur dans le corps social. Au lieu des assassinats et disparitions systématiques, comme en Argentine, les militaires uruguayens ont opté pour les détentions prolongées avec la menace permanente de reprendre les tortures. En Uruguay, on compte environ 200 disparus, mais un taux d’incarcération pour motifs politiques exceptionnellement élevé par rapport à la population de 3 millions d’habitants : 6.500 prisonniers ayant fait l’objet d’une procédure judiciaire (dont 800 femmes) et environ 3.000 autres sans procès.

maniafestation anti impunité uruguay

maniafestation anti impunité uruguay

Les habitants du complexe de bidonvilles de Maré, à Rio de Janeiro, ont manifesté pour dénoncer « l’Etat qui tue » et la violence policière, lors d’un hommage aux victimes d’affrontements avec la police la semaine dernière. Sous le slogan « l’Etat qui tue, jamais plus! », les manifestants ont occupé l’autoroutes allant de Rio à l’aéroport international.

Le 24 juin, des délinquants avaient rançonné des automobilistes bloqués sur cette artère, lors d’une des nombreuses manifestations qui ont touché le pays en juin. Un total de dix personnes, dont un policier, avaient trouvé la mort lors de l’intervention du Bataillon d’opérations spéciales (Bope) le 24 juin au soir et le 25 au matin pour retrouver l
ces délinquants dans cette immense favela. Au moins neuf autres personnes avaient alors été blessées et neuf interpellées.

Manifestation favela Maré rio

Manifestation favela Maré rio

Environ 5000 manifestants ont affronté la police jeudi à Fortaleza, au nord-est du Brésil, près du stade accueillant la demi-finale de la Coupe des confédérations entre l’Italie et l’Espagne. La marche a tourné à la confrontation lorsqu’elle a approché la zone de sécurité du stade. Les autorités ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc dans un effort vain de disperser la foule, tandis que les protestataires ont répondu avec des feux d’artifice et des jets de pierres.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des manifestants ont par ailleurs continué de faire entendre leur colère dans les rues de plusieurs villes du pays. Les rassemblements ont été particulièrement violents à Brasilia, dont le centre-ville a été fermé à la circulation. Dans une nouvelle tentative d’apaisement, le Congrès a annulé le projet d’amendement de la Constitution qui limitait les pouvoirs des juges d’instruction, cette mesure était perçue comme un moyen de mettre les politiques à l’abri des poursuites pour corruption. Un projet de loi qui propose d’allouer une part des revenus pétroliers à l’éducation et à la santé a par ailleurs été adopté.

Manifestation Fortaleza

Manifestation Fortaleza

Abimael Guzman, connu comme le Président Gonzalo, ancien dirigeant du PCP-SL souffre d’une maladie cardiaque grave, il a besoin d’être hospitalisé, vient de déclarer son avocat. Abimael Guzman, condamné à la perpétuité, est détenu en régime spécial depuis 21 ans (il a été arrêté en 1992) dans une prison de haute sécurité située à la base navale de Callao.

Abimael Guzman Président Gonzalo

Abimael Guzman Président Gonzalo

Depuis plusieurs semaines, des étudiants occupent de nombreux établissements scolaires de Santiago dans le cadre de leur mouvement de protestation pour une réforme du système éducatif. Jeudi, la police a évacué 21 bâtiments qui seront utilisés comme bureaux de votes pour le scrutin qui se tiendra ce week-end. Cette intervention des forces de l’ordre est intervenue au lendemain d’une xième vaste manifestation populaire qui avait rassemblé des milliers de personnes et entraîné de violents affrontements entre manifestants et policiers. Le ministre de l’Intérieur a annoncé l’interpellation de 122 personnes, alors que la télévision locale a montré des images de policiers anti-émeute faisant irruption dans des bâtiments barricadés avec des chaises et de heurts avec des occupants. D’après les autorités, un policier aurait été blessé.

Evacuation d'une université occupée à Santiago

Evacuation d’une université occupée à Santiago

Des dizaines de milliers de personnes ont pris part hier à ce qui était la sixième marche de l’année organisée par les étudiants pour exiger une refonte du système éducatif. Le mouvement, qui dure depuis près de deux ans, et au cours duquel se sont déjà déroulées plus de cent manifestations, prend encore de l’ampleur et se durcit. Hier, la manifestation était soutenue par les syndicats des secteurs portuaires et miniers qui ont bloqué l’entrée de plusieurs importantes mines de cuivre. Depuis plusieurs semaines, les étudiants ont repris les occupations de bâtiments scolaires et universitaires. En outre, hier à l’aube, ils ont d’emblée ériger une trentaine de barricades autour des lycées et universités de Santiago. De nombreux heurts ont opposé manifestants et policiers, notamment à proximité de l’université du Chili où les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau. Une dizaine de personnes ont été interpellées peu avant le début de la marche.

Répression à Santiago

Répression à Santiago

Le 17 juin a commencé le procès de l’anarchiste chilien Hans Niemeyer, accusé de fabrication d’engins explosifs placés contre un transformateur électrique le 16 septembre 2010, contre le Mémorial dédié à Jaime Guzman le 13 août 2011 (un pilier du régime de Pinochet exécuté en 1991 par un commando du Front Patriotique Manuel Rodriguez) et contre un concessionnaire automobile de luxe le 16 août 2011. Tous ces faits relèvent de la loi sur le contrôle des armes, mais sur la base de la loi antiterroriste, les juges l’accusent d’avoir placé un engin explosif contre une agence de la banque BCI le 30 novembre, jour où il a été arrêté. Le parquet demande un total de 19 années de prison, 12 pour la pose des engins et 7 pour leur fabrication. Le procès devrait se terminer dans 3-4 semaines.

Hans Niemeyer

Hans Niemeyer

Samedi, plus de 60.0000 personnes manifestaient à Belo Horizonte (sud-est), où se jouait le match Japon-Mexique en scandant «la Coupe pour qui?». La police a commencé à tirer des gaz lacrymogènes quand des manifestants ont voulu franchir les périmètres de sécurité autour du stade et ont jeté des pierres sur les policiers. Quinze personnes ont été blessées, dont quatre policiers, et deux manifestants tombés d’un viaduc qui sont dans un état grave, selon la police. A Salvador de Bahia (nord-est) où se disputait le match Brésil-Italie, 200 personnes ont manifesté. D’autres manifestations avaient lieu dans au moins 12 villes du pays, dont Brasilia, la capitale, et la mégalopole Sao Paulo.

Manifestation Rio de Janerio 19 juin

Manifestation Rio de Janerio 19 juin