La police militarisée du régime a réprimé la manifestation massive organisée à l’occasion du 1er mai par le CCTT (Centrale Classiste des Travailleuses et Travailleurs) à peine 100 mètres après le début de la marche. Plus de 18.000 personnes avaient répondu à l’appel de lutte des différents syndicats regroupés dans la CCTT, ceci contre les 10.000 qu’ont réussi à rassembler le syndicat social-démocrate et les partis du gouvernement sortant, dont la « fête » s’est déroulée dans le calme sans provocation policière.

La presse bourgeoise a fait alors son travail, faisant disparaître la manifestation de classe des médias, en n’y comptant que deux mille personnes et en affirmant que la police n’aurait agi que pour rétablir l’ordre. La journée s’est terminée avec l’arrestation de 43 personnes (37 adultes et 6 mineurs), dont beaucoup ont été arrêtées et accusées de troubles de l’ordre publique

Ce premier mai à Santiago

Ce premier mai à Santiago

Jeudi 27 avril, une attaque d’un poste miliaire a eut lieu à l’entrée de la ville de Puerto Jordan, à la frontière avec le Venezuela. Deux militaires colombiens ont été abattus. Cette attaque a été attribuée à l’ELN, par le ministère de la Défense colombien.

Cette attaque a été menée, alors que l’ELN et le gouvernement recherchent un nouveau pays pour accueillir leurs négociations (voir notre article)

Combattant de l'ELN (archives)

Combattant de l’ELN (archives)

Ce mardi 24 avril, une manifestation des familles des 43 étudiants et enseignants disparu-e-s de Ayotzinapa, a eut lieu devant la résidence officielle du président Enrique Peña Nieto à Los Pinos, Ville de México. Les manifestants demandaient une audience avec Peña Nieto et dénonçait les 43 mois sans réponse du gouvernement fédéral. Des affrontements ont eut lieu avec la police, sans faire de blessé.

Cette manifestation se déroule 43 mois après l’enlèvement des 43 élèves et enseignants de l’école d’Ayotzinapa. Ils avaient disparu alors qu’ils se rendaient à Iguala (sud) en autobus pour collecter de l’argent avant une manifestation dans la capitale. Ils avaient alors été attaqués par des policiers municipaux d’Iguala qui ont tué trois d’entre eux avant de les livrer au cartel de la drogue Guerreros Unidos. Plusieurs de leurs corps brûlés avaient ensuite été retrouvés dans une fosse commune.

Plusieurs actions de soutien avaient déjà été menées, la police fédérale avait réagit en 2015 en attaquant des étudiants de la même école (voir notre article).

Manifestation pour les disparus d'Iguala

Manifestation pour les disparus d’Iguala

Le 19 avril, le président équatorien, Lenin Moreno, a annoncé ne plus vouloir accueillir les négociations entre le gouvernement et l’ELN. Cette décision fait suite à des incidents, impliquant l’ELN, ayant eut lieu à la frontière entre la Colombie et l’Équateur.

Depuis lors, Pablos Beltran, le chef des négociations pour l’ELN, a annoncé qu’il avait besoin de garanties contre une possible extradition vers les États-Unis, avant de reprendre des négociations dans un autre pays. Les États-Unis avaient, en effet, envoyé plus tôt en avril une demande d’extradition concernant un commandant des FARC.

Le négociateur de l'ELN, Pablo Beltran,

Le négociateur de l’ELN, Pablo Beltran,

De violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait au moins onze morts au Nicaragua, jeudi 19 et vendredi 20 avril. Ces manifestations rassemblent des opposants à une réforme du gouvernement du président Daniel Ortega visant à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à réduire de 5 % le montant des retraites. Les protestations commencées mercredi se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police et des dégradations de bâtiments gouvernementaux, à Managua et dans d’autres villes du pays.

Le président Daniel Ortega a déclaré que le gouvernement était totalement d’accord pour reprendre le dialogue mais a toutefois affirmé que les manifestations étaient soutenues par des groupes politiques opposés à son gouvernement et financés par des organisations états-uniennes.

Les affrontements au Nicaragua

Les affrontements au Nicaragua

Des affrontements ont eut lieu, dimanche 8 avril, entre l’ELN et l’EPL dans deux villages près de la municipalité de San Calixto, dans le nord de Santander. Il s’agit des villages de Bajial et Guaduales, situés près du village de Mesetas de Hacarí. On ne connait, à jour, pas le bilan de ces affrontements, ni s’ils ont fait des victimes.

Ces affrontements entrent dans le cadre de la guerre déclarée par l’EPL à l’ELN, le 20 mars, pour le contrôle des territoires de la province de Norte de Santander (voir notre article).

Combattants de l'Ejército Popular de Liberación (EPL)

Combattants de l’Ejército Popular de Liberación (EPL)

Ce lundi 9 avril, l’armée colombienne a annoncé avoir capturé un commandant de l’ELN. Il s’agit d’un homme portant l’alias de « El Zarco ». Il commandait le front de Luis Enrique León Guerra, qui opère dans le nord de Santander.

Cette capture est survenue dans le cadre d’opérations, menées par l’armée pour le contrôle territorial dans la zone rurale de la municipalité de Tibú. L’armée colombienne a également pris cinq fusils au cours de l’opération. Un autre commandant de l’ELN, avait été abattu il y a quelques jours dans le cadre d’opérations anti-guerilla ([voir notre article)
->https://secoursrouge.org/Colombie-Operations-anti-guerilla-au-moins-un-chef-de-l-ELN-abattu]

Combattant de l'ELN (archives)

Combattant de l’ELN (archives)

Le 2 avril, José Trinidad chinchilla (alias « Breimar »), un des commandant de la guérilla a été abattu par l’armée colombienne alors qu’il tentait de traverser la frontière entre le Venezuela et La Colombie. Breimar était le commandant du front « Luis Enrique Leon » et était actif dans la municipalité de Tibu dans le nord du département de Santander. Au cours de l’opération, l’armée a capturé Anderson Daniel Pacheco, le chef de la sécurité de Breimar.

L’armée colombienne affirme également avoir abattu, un homme portant l’alias « Fidel », au cours d’une autre opération. Selon l’armée colombienne Fidel était le commandant en second du front « Alfredo Gómez Quiñones ». Ces attaques ont lieu alors que l’ELN et le gouvernement sont en négociation à Quito, capitale équatorienne. (voir notre article).

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Un sous-officier de l’armée colombienne a été tué lors d’un affrontement avec l’ELN, dans la dans la zone rurale du canton de San Pablo, municipalité de Teorema, au nord de Santander. Ce sous-officier appartenait, à la task force Tarea Vulcano, l’unité spéciale responsable des opérations anti-guérilla dans la région du Catatumbo (voir notre article).

Ce combat a eut lieu, alors que la task force menait des opérations contre l’EPL et l’ELN dans la région.

Combattants de l'Ejército Popular de Liberación (EPL)

Combattants de l’Ejército Popular de Liberación (EPL)

La Chambre pénale nationale du Pérou, spécialisée dans les infractions terroristes, a ordonné la libération après 25 ans de prison d’Osman Morote, considéré comme le second dirigeant en importance du PCP-SL. Morote sortira de prison en même temps que Margot Liendo et Victoria Trujillo, également dirigeants de l’insurrection maoïste dans les années ’80. Osman Morote avait a été emprisonné en 1988 et plus tard condamné à 25 ans de prison, une peine qui a été prolongée en raison l’affaire Perseus. Ce dossier est en fait l’enquête ouverte par la police nationale en 2014 contre le Mouvement pour l’amnistie et les droits fondamentaux (voir notre article). Les procureurs de l’affaire Perseus ont demandé au tribunal d’ordonner une détention préventive contre Osman Morote qui commencerait à sa libération, mais le tribunal a estimé que la détention ne pouvait être prolongée davantage.

Osman Morote

Osman Morote