Les militaires de la 7e Division de l’armée ont capturé sept membres de l’ELN dans la municipalité de Taraza, dans l’Antioquia. Ces guérilleros appartiendraient à la Compagnie « Héroes de Taraza » de l’ELN. Les personnes arrêtées sont Luis Humberto Flerez, Luis Alberto Moreno Padilla, Albeiro Echavarría de Jésus Ceballos, Enrique Suarez Medardo, Aly Freddy Montalvo Durango et Alcides de Jesus Roldan Pulgarín. Ils étaient recherchés dans plusieurs dossiers, notamment pour une embuscade à l’IED contre un convoi de la Brigade mobile 25. Des armes et des équipements ont été saisis.

Les armes saisies sur les guérilleros capturés

Les armes saisies sur les guérilleros capturés

Pablo « Erik » Arredondo, commandant du front « Héroes y Mártires » de l’ELN a été tué dans une opération des forces de sécurité dans le sud du département de Bolivar. L’opération a eu lieu hier après-midi dans le village de San Juan Alto de San Pablo. Elle a été menée par la Direction du renseignement de la police, qui a localisé le camp où était le commandant, et les forces spéciales de l’armée, qui ont pris le camp d’assaut.

Pablo

Pablo

Suit à la décision de l’Audiencia Nacional espagnole de commuer le reste de la peine de Mónica Caballero et Francisco Solar en expulsion (voir notre article), les deux anarchistes chiliens ont été remis par la police espagnole à la police chilienne. Ils sont arrivés ce dimanche matin à l’aéroport international de Santiago d’où ils sont sortis libres.

La  libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

La libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

Quelque 16 personnes ont été blessées, dont au moins cinq par des balles en caoutchouc, sur la place du 25 mai de Buenos Aires transformée un champ de bataille à l’issue de la marche massive organisée hier par la 31e Conférence nationale des femmes. Les incidents ont commencé à 21h30, lorsqu’une partie des 70.000 manifestantes a forcé la barrière protégeant la cathédrale de Buenos Aires. Une centaines de membres de divers services des forces de sécurité se sont interposés, faisant un usage massif de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. La manifestation revendiquait la fin de la violence contre les femmes, le droit à l’avortement libre, sûr et gratuit; la fixation du salaire minimum égal au besoins de base d’une famille.

Les affrontements du 8 mars à Buenos Aires

Les affrontements du 8 mars à Buenos Aires

L’Acoforag, qui regroupe et représente les compagnies forestières au Chili, a déclaré que ses membres avaient déposés plus de 100 plaintes pour les actes de violence (incendies volontaires et sabotages) dans les régions mapuches depuis 2014. Les industriels déplorent que seulement 10 dossiers ont débouchés sur des inculpations – mais aucune pour « incendie criminel » (pour port d’arme). L’association patronale fait remarquer que dans les régions où l’état d’urgence a été proclamé suite aux incendies de forêts, comme en Arauco, les attaques ont baissées: « nous pouvons conclure que la simple déclaration d’exception et de la présence des forces armées dans la région, garanti le retour à la tranquillité », explique le porte-parole de l’Acoforag.

Attaque d'un colmpagnie forestière en pays mapuche

Attaque d’un colmpagnie forestière en pays mapuche

Des affrontements ont éclaté mercredi 1er mars à la mine de cuivre d’Escondida, la plus grande mine de cuivre du monde, située dans le nord du pays. Les manifestants grévistes ont tenté de bloquer une autoroute, coupant brièvement la circulation et l’accès au sud de la ville d’Antofagasta. Les ouvriers ont aussi dressé des barricades sur les routes principales de la mine et ont mis le feu à des pneus, et caillassé les forces de sécurité qui intervenaient avec gaz lacrymogènes et canons à eau. Les mineurs sont en grève depuis trois semaines au début du mois dernier en réaction à un nouveau système de paiement. Escondida, situé dans la région riche en cuivre d’Antofagasta, occupe un peu plus de 10.000 travailleurs à plein temps.

Une route d'accès à Escondida, lieu d'affrontements

Une route d’accès à Escondida, lieu d’affrontements

Depuis ce samedi 25 février, 97 détenus politiques de la prison de Popayan, au sud-ouest de la Colombie, ont arrêté de s’alimenter. Ils dénoncent un manque de suivi médical systématique qui a conduit plusieurs fois à la mort de leurs camarades ces dernières années. Les accords de paix ratifiés en novembre dernier prévoient notamment l’amnistie de nombreux détenus politiques. Ceux-ci protestent pour exiger que cette loi d’amnistie soit appliquée le plus vite possible.

Les FARC entament aujourd’hui mercredi leur désarmement. L’accord de paix prévoit que les guérilleros déposent progressivement leurs armes dans un délai de 180 jours à partir du 1er décembre, un processus supervisé par les Nations unies. Le désarmement devrait donc être terminé le 29 mai prochain au plus tard. Les FARC auraient dû remettre déjà 30 % de leur arsenal aujourd’hui, mais les opérations ont pris du retard en raison des problèmes logistiques. Seuls 7000 guérilleros ont atteints les zones de rassemblement et de désarmement prévus par l’accord.

Des membres des FARC sur le point de rendre les armes à Gallo, dans le département de Córdoba, le 1er février

Des membres des FARC sur le point de rendre les armes à Gallo, dans le département de Córdoba, le 1er février

L’ELN a revendiqué tard hier dimanche sur Twitter l’attentat du 19 février à Bogota, dans lequel un policier a été tué (voir notre article). « Un commando guerillero urbain de l’ELN a attaqué à l’explosif une patrouille policière, blessant 26 policiers », précise l’ELN dans communiqué publié sur le compte de sa radio, ELN Ranpal. Le gouvernement colombien et l’ELN ont entamé le 7 février des pourparlers officiels en Equateur visant à mettre un terme à plus d’un demi-siècle de conflit armé.

Les lieux de l'explosion à Bogota

Les lieux de l’explosion à Bogota

Abimael Guzman – le président Gonzalo – et d’autres dirigeants du PCP-SL détenus depuis des années, passent en procès à Lima pour l’attaque la plus dévastatrice de la guérilla urbaine du PCP-SL, celle qui a frappé en 1992 le quartier chic de Miraflores. Il était environ 21h20 le 16 Juillet, 1992, quand une voiture piégée a explosé rue Tarata, à Miraflores. Elle contenait environ 400 kilos de dynamite combinés avec de l’ANFO. L’action visait le siège d’une banque mais le dispositif de sécurité avait empêcher la voiture d’être placée au point prévu. L’explosion a fait 25 morts, 5 disparus et 155 blessées.

En août 1998, six maoïstes avaient ont été condamnés comme auteurs de l’attaque à des peines de 25 à 30 ans de prison. Le procès actuel vise la direction du PCP-SL: Abimael Guzman, Elena Iparraguirre Revoredo, Oscar Ramirez Durand ‘Feliciano’ Florindo Eleuterio Flores Hala ‘Artemio’ Osmán Morote Barrionuevo, Margot Liendo Gil, Victoria Cardenas Huayta, et d’autres encore. L’accusation demande qu’ils soient condamnés comme « auteurs intellectuels » à la peine de la vie.

La rue Tarata après l'explosion

La rue Tarata après l’explosion

L’explosion d’un charge télécommandée visant la police dimanche, près de La Santamaría, aux arènes de Bogotá, a fait un mort et 26 blessés (24 policiers et deux civils). L’engin explosif a été activé à distance au moyen d’un téléphone portable, il contenait jusqu’à 1,5 kilo d’ammonal (un mélange de nitrate d’ammonium, de trinitrotoluène et d’aluminium en poudre) avec des éclats de métal. Les autorités colombiennes accusent l’ELN avec laquelle le gouvernement a débuté des pourparlers de paix à Quito.

Les lieux de l'explosion à Bogota

Les lieux de l’explosion à Bogota