Des étudiants de l’Université nationale ont manifestés à environ 16h30 jeudi à Bogota. ils sont sortis du campus et bloqué les rues 26 et 30 qui passent devant l’université. Ils protestaient suite à l’annonce, par l’administration du district, de l’augmentation des tarifs du TransMilenio, le système de transport en commun de Bogota (un réseau de bus roulant le plus souvent est en site propre). Les forces anti-émeutes (ESMAD) sont intervenues et ont essuyé des jets de pierres et de bombes artisanales de la part de manifestants masqués.

Les ESMAD devant l'université

Les ESMAD devant l’université

Deux policiers et un garde privé ont été blessés, et 38 personnes arrêtées, lors de violents affrontements mercredi à Santiago, à l’occasion de la Journée du Jeune Combattant. Un sous-officier de police a été blessé d’une pierre en plein visage lors d’incidents dans le secteur de San Bernardo, au sud de Santiago; et un autre a été atteint par un tir des chevrotines alors qu’il patrouillait à Quilicura, dans le nord de la ville. Pour ce dernier incident, trois des suspects ont été arrêtés après une course poursuite.

La Journée du Jeune Combattant est célébrée au Chili depuis le 29 mars 1985, lorsque la police a tué deux adolescents pendant une protestation contre la dictature de Pinochet. Le crime a eu lieu à Villa Francia, un quartier particulièrement combatif. Les frères Rafael et Eduardo Vergara Toledo, qui étaient membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), avaient été arrêtés, emmenés dans un poste de police, et abattus. Leurs corps criblés ont été abandonnés dans une rues du quartier.

Les affrontements mercredi à Santiago

Les affrontements mercredi à Santiago

Un combattant de l’ELN a été tué et deux autres ont été faits prisonniers lors de deux opérations militaires contre la guérilla. Les deux opérations ont eu lieu dans le département de Narino, au sud-ouest du pays. D’autres membres de l’ELN auraient été capturés dans une opération dans le département de l’Arauca. Enfin, 800 militaires mènent une quatrième opération dans le département du Chocos. L’ELN et le gouvernement de Bogota mènent depuis février des négociations de paix en Equateur en vue de mettre fin à un conflit de plus d’un demi-siècle, mais contrairement à ce qui s’était passé avec les FARC, le dialogue avec l’ELN se déroule sans qu’un cessez-le-feu n’ait été décrété.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Plus de 150 membres de la police et de l’armée nationale qui ont participé à l’opération « Centauro », préparée depuis plus de 10 mois par les services d’enquêtes du procureur général. L’opération s’est déroulée sous forme de douze raids simultanés dans les municipalités de Morales, Tiquisio, Arenal del Sur et Norosí, situées dans une région difficile d’accès du Sud Bolivar. Douze personnes ont été arêtées sous l’accusation de soutien à l’ELN. Parmi les personnes arrêtées sont les leaders communautaires Milena Quiroz, Isidro Alarcón et Arisolina Rodríguez. Les douze personnes arrêtées ont été amenées hier après-midi à Carthagène dans des hélicoptères de la police nationale. Ils ont été emmenés au quartier général de la police du district de Crespo et devraient être présentées aujourd’hui devant un juge.

L'arrivée des prisonniers à Carthagènes

L’arrivée des prisonniers à Carthagènes

Les troupes de l’armée gouvernementale, appuyées par la force aérienne colombienne, ont démantelés trois camps de l’ELN dans la municipalité de Jurado (département de Chocó). Les camps sont ceux de la Compagnie Néstor Tulio Durán du Front de guerre occidental de l’ELN. Un guérillero a été capturé, des armes et des équipements (notament de télécommunication) ont été saisis.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Les sept prisonniers détenus à la base navale du port de Callao, située à environ 200 mètres de l’embouchure de la rivière Rimac dans l’océan Pacifique, ont été transférés parce que la prison risque d’être inondée par la crue de la rivière. La prison de la base de Callao abrite les plus importants prisonniers du pays dans des conditions de sécurité extrême. Parmi ces prisonniers le principal dirigeant du PCP-SL, Abimael Guzmann, le « président Gonzalo », leader militaire du PCP-SL, Oscar Ramirez, le camarade ‘Feliciano’, et Victor Polay, dirigeant et fondateur du Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) ainsi qu’un autre dirigeant du MRTA: Miguel Rincon. Les prisonniers ont été transférés à la prison de Ancón I, situé dans le nord de Lima.

La base navale de Callao

La base navale de Callao

Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue, mercredi 15 mars, pour dénoncer la réforme des retraites voulue par le gouvernement du président conservateur Michel Temer. Des manifestations ont eu lieu dans les capitales de pratiquement tous les Etats du Brésil. A Sao Paulo, le poumon économique du pays, la grève des transports a provoqué des embouteillages monstres. A Rio de Janeiro, où les écoles publiques étaient en grève, des affrontements ont éclaté entre des manifestants et la police antiémeutes. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour contenir la foule en colère qui, elle, a lancé des pierres et incendié des poubelles.

Les affrontements à Rio

Les affrontements à Rio

Les militaires de la 7e Division de l’armée ont capturé sept membres de l’ELN dans la municipalité de Taraza, dans l’Antioquia. Ces guérilleros appartiendraient à la Compagnie « Héroes de Taraza » de l’ELN. Les personnes arrêtées sont Luis Humberto Flerez, Luis Alberto Moreno Padilla, Albeiro Echavarría de Jésus Ceballos, Enrique Suarez Medardo, Aly Freddy Montalvo Durango et Alcides de Jesus Roldan Pulgarín. Ils étaient recherchés dans plusieurs dossiers, notamment pour une embuscade à l’IED contre un convoi de la Brigade mobile 25. Des armes et des équipements ont été saisis.

Les armes saisies sur les guérilleros capturés

Les armes saisies sur les guérilleros capturés

Pablo « Erik » Arredondo, commandant du front « Héroes y Mártires » de l’ELN a été tué dans une opération des forces de sécurité dans le sud du département de Bolivar. L’opération a eu lieu hier après-midi dans le village de San Juan Alto de San Pablo. Elle a été menée par la Direction du renseignement de la police, qui a localisé le camp où était le commandant, et les forces spéciales de l’armée, qui ont pris le camp d’assaut.

Pablo

Pablo

Suit à la décision de l’Audiencia Nacional espagnole de commuer le reste de la peine de Mónica Caballero et Francisco Solar en expulsion (voir notre article), les deux anarchistes chiliens ont été remis par la police espagnole à la police chilienne. Ils sont arrivés ce dimanche matin à l’aéroport international de Santiago d’où ils sont sortis libres.

La  libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

La libération de Mónica Caballero et Francisco Solar