Des détecteurs de métaux et scanners de bagages sont opérationnels à la gare de Bruxelles-Midi depuis vendredi. Des contrôles aléatoires sont ainsi menés sur les voyageurs désirant emprunter un train international (train à grande vitesse, Thalys ou ICE). Le flux de ces voyageurs est désormais canalisé par des agents de sécurité de la SNCB (Securail). Ceux-ci ont à leur disposition un petit appareil mobile, qui décide aléatoirement, via un algorithme, si un contrôle doit être effectué. Aucun profiling n’est ainsi effectué mais si un comportement suspect est détecté, l’agent de Securail pourra décider de contrôler la personne en question. Lors du contrôle, le voyageur concerné entre dans un sas de sécurité et passe sous un détecteur de métaux. Son bagage est aussi scanné, comme dans les aéroports. Si le contrôle s’avère positif, la police fédérale prend le cas en charge.

Des dispositifs semblables sont installés depuis lundi à Anvers et depuis mardi à Liège-Guillemins. Près de 3.000 personnes et bagages ont ainsi déjà été contrôlés. Un budget de 15,7 millions d’euros a été débloqué par le gouvernement fédéral pour ces dispositifs de sécurité, soit les détecteurs mais aussi l’acquisition de 400 caméras à reconnaissance faciale supplémentaires. Le rail belge est désormais pourvu de 10.000 caméras. Un budget annuel de 6,6 millions d’euros est également prévu pour le personnel, 92 agents de Securail ayant été engagés dans ce cadre, et pour la maintenance.

Le dispositif gare du midi

Le dispositif gare du midi

Un million d’euros sur quatre ans pour entretenir le système de caméras de surveillance de la Ville de Charleroi, en acquérir de nouvelles, augmenter la capacité de stockage du serveur et l’archivage… Mais aussi pour prévoir d’acquérir un système ANPR, soit un système de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation. C’est ce que le conseil communal a approuvé ce lundi. L’appel d’offres aux sociétés est lancé.

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Ce samedi 22, nouvelle mobilisation pour Nuriye et Semih à Bruxelles, Place de la Monnaie à 15h. Nuriye et Semih sont deux enseignants turcs proches du Front Populaire, limogés suite au Coup d’Etat. Ils se sont mis en grève de la faim et un grand mouvement a pris forme autour d’eux, à tel point que la Turquie les a arrêté et emprisonné pour appartenance à une organisation terroriste (le DHKP-C), ce qui n’a fait que décupler la mobilisation autour d’eux. Ils sont aujourd’hui à 131 jours de grève de la faim, 136 le jour du rassemblement.

Rassemblement pour Nuriye et Semih ce 22 juillet.

Rassemblement pour Nuriye et Semih ce 22 juillet.

Des graffitis ont visé les ambassades de Roumanie en Espagne et en Belgique la nuit dernière en solidarité avec Nalan Oral (Voir notre dossier). A Bruxelles, un tag « Free Nalan » a été fait sur l’ambassade de Roumanie à Uccle.

A Barcelone, une manifestation a eu lieu devant l’ambassade de Roumanie, à l’appel de la Coordinadora Antirrepresiva – 27 de Septiembre. Ce même groupe a revendiqué plusieurs graffitis à Barcelone et à Madrid.

Un tribunal roumain décidera demain de l’extradition ou non de Nalan Oral.

Ambassade de Roumanie à Bruxelles

Ambassade de Roumanie à Bruxelles

Actuellement, une garde à vue (délai pendant lequel une personne peut être privée de liberté sans être présenté à un juge) peut durer jusque 24h. Une proposition de modification de l’article 12 de la Constitution a rassemblé deux tiers des députés fédéraux, la majorité nécessaire, pour étendre ce délai à 48h. Les partis d’opposition sp.a et cdH cosignent le texte avec les partis de la majorité (N-VA, MR, CD&V et Open Vld). Le texte doit encore être validé en plénière. Un précédent projet de loi (envisageant la prolongation de la garde à vue à 72 heures en cas d’affaire « terroriste ») avaient été rejeté dernièrement (voir notre article).

Les niveaux de l'OCAM

Les niveaux de l’OCAM

A l’initiative de l’Union des Femmes Socialistes, une dizaine de personnes se sont rassemblées devant le consulat de Roumanie à Paris le 13 juillet dernier pour la libération de Nalan Oral, refugiée politique kurde en Belgique arrêté en Roumanie et menacée d’extradition vers la Turquie. Voir notre dossier.

Rassemblement à Paris pour la libération de Nalan Oral.

Rassemblement à Paris pour la libération de Nalan Oral.

Par ailleurs, l’OCML VP a affirmé son soutien dans un communiqué et a realisé plusieurs graffitis pour exiger la libération de Nalan Oral.

Free Nalan Oral !

Free Nalan Oral !

Une trentaine de manifestants, notamment du Secours Rouge et de l’Union des Femmes Socialistes (SKB), ont manifesté ce mercredi 12 juillet à 16h devant l’ambassade de Roumanie à Uccle (Bruxelles). Les manifestants ont scandé « Liberté pour Nalan« , « Non à l’extradition« , « Turquie: fasciste, Erdogan: dictateur » et « Turquie fasciste, Roumanie complice« . L’ambassadeur, après avoir brièvement passé sa tête par la porte de l’ambassade, a refusé de recevoir un dossier concernant la situation de notre camarade Nalan Oral porté par une petite délégation de manifestants.

Nalan est une militante kurde, réfugiée politique à Bruxelles depuis 2012. Elle a été arrêtée le 7 juillet en Roumanie et est menacée d’extradition vers la Turquie où elle risque 30 ans de prison. Voir notre dossier.

Liberté pour Nalan Oral!

Liberté pour Nalan Oral!

Les conseils communaux des communes de Boom et Rumst ont décidé de demander le screening (par rapport à la Banque Nationale Générale) des 400.000 festivaliers qui avaient acheté leur ticket pour le festival de musique électro Tomorrowland. 38 festivaliers sont donc refusés et leurs tickets ont été remboursés. Le porte-parole de la police fédérale a défendu ces mesures en vertu du « niveau 3 de la menace terroriste ». La Commission Vie Privée a reçu beaucoup de plaintes et de questions de la part des interdits de festival. En effet, lorsque l’interdiction d’accès leur a été notifiée, les interdits sont renvoyés vers la Commission. Celle-ci a précisé qu’elle n’avait été ni consultée, ni impliquée à ce contrôle « problématique sur plusieurs points », et même très probablement illégale. Le porte-parole de la police fédérale a également déclaré « Des blocs de béton sont placés depuis longtemps aux abords des grands événements. Cette fois, nous avons voulu créer des blocs virtuels ». Le Comité P (« la police des polices » belge) a été saisi.

Les niveaux de l'OCAM

Les niveaux de l’OCAM