La police fédérale s’informe en vue de l’achat possible de trois drones de haute technologie. Dans son cahier des charges, elle évoque ces engins en tant qu' »aéronefs d’Etat », ce qui les excluerait dès lors du projet de loi en préparation sur les aéronefs télépilotés. Fin juin, le gouvernement fédéral avait libéré 40 millions d’euros dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Il était alors déjà question de l’achat d’un drone pour la police judiciaire fédérale de Bruxelles.

Les Unités spéciales recevraient deux drones pour des missions de soutien (covert operations) lors d’enquêtes judiciaires sur la « grande criminalité ». Ils devront pouvoir opérer dans la plupart des circonstances climatiques et être le plus silencieux possible pour mener des missions d’observation en milieu rural et urbain. Ils devront également être équipés de caméras utilisables de jour comme de nuit et capables de filmer de près comme de loin. Les données enregistrées devront par ailleurs pouvoir être cryptées et envoyées en temps réel vers l’opérateur de l’engin. Un troisième drone est prévu pour la police technique et scientifique.

Un drone de la police de Seattle

Un drone de la police de Seattle

Selon le moment et le taux de surpopulation carcérale, un certain nombre de condamnations à de la prison ferme ne sont pas exécutées en Belgique. Actuellement, les personnes qui sont condamnées à moins de quatre mois ne sont pas effectivement emprisonnées. Cette situation pourrait changer suivant un projet de loi que le Ministre de la Justice Koen Geens est en train de préparer, forçant l’application des ‘courtes’ condamnations, au minimum à la moitié de la peine prévue. L’histoire ne dit pas où seront enfermées ces personnes puisque le taux de surpopulation carcérale reste très élevé, une situation qui pourrait rester inchangée malgré le ‘masterplan’ d’élargissement du parc pénitentiaire belge.

La future prison de Haren

La future prison de Haren

Le Secours rouge organisera à Bruxelles, du samedi 12 au mardi 15 décembre, une exposition sur l’histoire des trois Secours rouge en Belgique (1925-1942, 1971-197?, 1985-…) et sur l’histoire générale du Secours rouge international.
Nous renouvelons notre appel à ceux et celles qui détiennent des documents d’archives pour qu’ils nous les prêtent le temps de l’exposition.

Affiche de la section française du SRI de l'entre-deux-guerres

Affiche de la section française du SRI de l’entre-deux-guerres

Olivier Chastel et Denis Ducarme, respectivement président du MR et chef de groupe MR à la Chambre, ont annoncé mercredi avoir déposé leur proposition de loi sur le droit au travail. L’objectif de ce texte « est de garantir aux travailleurs le droit de pouvoir accéder librement à leur lieu de travail, d’y circuler, d’y accomplir leurs activités et d’assurer les nécessités fondamentales liées à l’infrastructure ». Le blocage des routes – qui est déjà interdit par la loi – n’est pas la cible essentielle du projet de loi qui vise la liberté qu’ont les travailleurs d’installer un piquet de grève à l’entrée de l’entreprise.

La CNE a réagit en exposant que « si l’on veut que chaque travailleur puisse exercer son droit de faire grève, le piquet est bien plus indispensable qu’il y a 30 ans », en raison de la précarisation du contrat de travail, de la rémunération et du marché du travail: « Dans un marché du travail plombé par le chômage, de plus en plus de travailleurs n’osent plus s’exposer en faisant grève sans en être empêchés (….) Interdire le piquet de grève à l’entrée d’une entreprise revient à faire glisser la responsabilité de la grève du collectif vers chaque individu qui, potentiellement, sera soumis à la vengeance de sa hiérarchie, ce qui affaiblira considérablement le droit de grève dans les faits »

Les limites du droit de grève ont été fixées dans cet accord conclu entre syndicats et employeurs en 2002. L’idée de l’actualiser a été lancée lundi par Kris Peeters, ministre de l’Emploi. La fédération patronale a déclaré qu’il faudra, à court terme, actualiser le l’accord de 2012 et menace: « Les syndicats ont tout intérêt à saisir la main que nous tendons et à entamer une concertation à ce sujet, sans quoi c’est au niveau politique qu’il faudra assurer la sécurité juridique

Un piquet de grève à Bpost ce vendredi

Un piquet de grève à Bpost ce vendredi

La direction de Bpost a saisi les tribunaux de première instance pour faire lever les piquets de grève aux centres de tri de Bruxelles, Charleroi et Liège. Les grévistes risqueraient donc une amende de 1.000€ s’ils poursuivent leur action ce mardi. Les piquets étaient pourtant informatifs et ne bloquaient pas les distributions de journaux et de colis, précisément pour éviter ce genre de riposte démesurée. Les travailleurs affiliés à la CSC sont en grève depuis la fin de la semaine dernière pour protester contre la baisse des salaires de nuit, qui passe à 240€ par an, payés en éco-chèques. Seule la période de 22h à minuit, le dimanche soir est à présent considéré comme ‘travail de nuit’, payable et récupérable. Ce genre de recours dans une entreprise du service public serait inédit.

Bpost fait lever les piquets de grève par la justice

Bpost fait lever les piquets de grève par la justice

Les 7 bomspotters accusés de s’être introduits dans le Quartier général de l’OTAN, aussi appelé SHAPE, d’y avoir pris des images et de les avoir ensuite diffusées sont convoqués au tribunal correctionnel de Mons le 26 octobre 2015. Ils risquent 5 ans de prison et une forte amende. Voir le communiqué.

Un rassemblement aura lieu dés 8h du matin, devant le Palais de Justice de Mons, 35 rue de Nimy. Un bus part de Bruxelles à 6h59 (devant le Novotel, Avenue Fonsny), il est nécéssaire de réserver sa place ici.

Procès des Bomspotters

Procès des Bomspotters

La police a transmis au parquet les noms des grévistes qui ont bloqué l’autoroute E40 à Herstal (voir notre article précédent). Pour le seul blocage de l’autoroute, les grévistes pourraient recevoir des peines allant jusqu’à 10 ans de prison et 6000€ d’amendes, si le parquet décide de les poursuivre, et pour la seule inculpation « d’entrave méchante à la circulation ». Les noms seront probablement également transmis dans le cadre de l’enquête qui entoure le décès d’une Danoise de 74 ans. Médias et policiers se sont empressés de rejeter la faute de la mort de cette femme aux grévistes puisque le chirurgien serait arrivé 45 minutes en retard à l’opération qu’il devait pratiquer à cause du blocage.

Barrage syndical sur la E40

Barrage syndical sur la E40

Ce 24 octobre à 17h30, 42 Boulevard du Régent, Métro Arts-Loi

Le 24 octobre, Georges Abdallah entamera sa 32e année de détention. Il est enfermé depuis 1984 pour sa participation aux ‘Forces Armées Révolutionnaires Libanaises’ qui avaient répliqué à l’invasion du Liban et aux massacres de Sabra et Chatila par des actions armées contre des agents américains et israéliens en Europe. Georges est libérable depuis 1999, mais des pressions continues de l’administration américaine ainsi que l’amitié franco-israélienne ont saboté toutes les demandes de libération qu’il a pu faire jusqu’à aujourd’hui.

Malgré cet interminable enfermement, Georges reste fidèle à ses convictions communistes et antisionistes, c’est son engagement et sa détermination que l’état français veut miner avant d’envisager sa libération.

D’autres manifestations auront également lieu en France, au Liban, à New-York… Voir la liste des rassemblements.

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Le Conseil des ministres, réuni vendredi, a accepté vendredi de libérer un montant de 720.000 euros pour l’achat de 8 véhicules blindés (d’un modèle non précisé) destinés au transport de policiers locaux mobilisés pour les manifestations d’envergure qui ont lieu pour la plupart à Bruxelles. Selon le président de la Conférence des bourgmestres bruxellois, les ministres fédéraux ont accédé en cela à une demande des six zones de police bruxelloises.

Le montant et le nombre de véhicules correspondent à la demande conjointe des zones de police de bénéficier d’un matériel de transport adéquat pour le transport de 14 pelotons mobilisables et dont elles étaient dépourvues lors de la manifestation nationale du 6 novembre. Suite à cette manifestation, les zones de police se sont ainsi mises d’accord pour affecter à ce type d’événement 14 (et non plus 12) pelotons de 40 hommes en provenance des polices locales. Une décision prise à l’issue de groupes de travail ayant permis aux zones de police de lister les choses qu’elles devaient gérer elles-mêmes, comme les équipements de protection du personnel, et d’autres qu’elles demandent au fédéral de prendre en charge comme l’achat de véhicules de transport du personnel policier et des personnes arrêtées.

Un blindé Shorland 600 actuellement en service

Un blindé Shorland 600 actuellement en service