L’impasse des négociations annuelles obligatoires 2018 chez SNF, le fabricant de floculants à Andrézieux-Bouthéon, a conduit la CGT et la CFDT à appeler à un débrayage à partir de lundi matin, massivement suivi. Un piquet de grève installé à l’entrée du site procède à un barrage filtrant des véhicules qui entrent et qui sortent dans le cadre de ce premier conflit social majeur dans ce groupe chimique. La direction a assigné deux délégués CGT et deux délégués CFDT en référé devant le TGI de Saint-Etienne ce jeudi pour y répondre de blocage des entrées et sorties de marchandises par un piquet de grève et d’entrave aux dispositifs de sécurité (l’installation est classée Seveso).

Le site d'Andrézieux-Bouthéon

Le site d’Andrézieux-Bouthéon

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Aujourd’hui mercredi 20, dès 7H, des perquisitions simultanées ont eu lieu dans neuf habitations privées et collectives de Bure et alentours. La perquisition à Cirfontaines a débouché sur une arrestation. À Montiers la police a perquisitionné deux maisons à la recherche d’une autre personne. A Mandres-en-Barrois, une dizaine de policiers se sont déployés devant la maison de l’Affranchie. A la Maison de Résistance, les policiers ont fait sortir les personnes une par une avec contrôle d’identité et photo. Au total, Sept opposants au projet Cigeo d’enfouissement des déchets nucléaires ont été interpellés. L’opération a mobilisé 200 policiers.

Les perquisitions ont été réalisées « dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction » portant sur trois actions commises en 2017: un départ d’incendie volontaire commis par des militants en juin dans l’hôtel-restaurant du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), des dégradations commises à l’écothèque, bâtiment appartenant également à l’Andra, et une manifestation illégale, le 15 août, au cours de laquelle des affrontements avaient opposés manifestants et forces de l’ordre. Parmi les personnes arrêtées figure un avocat parisien, principal conseil des anti-Cigéo, dont le domicile a été perquisitionné. Une cinquantaine d’avocats, de différents barreaux de France, ont protesté dans un communiqué commun contre cette interpellation « rarissime » d’un confrère.

Samedi, plus de 3.000 personnes avaient défilé à Bar-le-Duc pour protester contre le projet Cigéo. Parmi les six personnes interpellées lors de cette manifestation émaillée de dégradations et de heurts avec les force de l’ordre, deux hommes ont été incarcérés lundi après avoir été condamnés en comparution immédiate. Les antinucléaires ont appelé à des rassemblements de soutien à 18H00 devant les préfectures.

A la manifestation de samedi

A la manifestation de samedi

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La campagne unitaire appelle au rassemblement organisé mardi 19 juin, de 18h00 à 20h00, au métro Ménilmontant (Paris 11ème) pour célébrer la journée internationale des prisonniers révolutionnaires et pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah mais aussi de Mumia Abu Jamal, de Léonard Peltier, d’Ahmad Saadat, de Salah Hamouri, d’Ahed, de Nadia Lioce, d’Ajith, de Saïbaba, de Gonzalo, de Musa Asoglu, des nombreux prisonniers révolutionnaires kurdes et turcs, des prisonniers basques et corses, des prisonniers palestiniens, des 500 prisonniers politiques au Maroc, des prisonniers sahraouis…

Rappelons que comme l’année dernière, un co-voiturage sera organisé par le Secours Rouge à Bruxelles pour se rendre à la manifestation annuelle pour la libération de Georges Abdallah à Paris samedi 23 juin. N’hésitez pas à nous contacter via e-mail ou via Facebook en précisant si vous avez un permis de conduire ou un véhicule. Nous demandons également aux personnes qui ne peuvent pas venir mais qui peuvent prêter leur voiture de nous contacter. Rendez-vous place van Meenen, à Saint-Gilles, à 9H30.

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Environ 1.600 personnes ont manifesté samedi à Bayonne, à l’appel de plusieurs organisations pour réclamer la libération de quatre prisonniers basques français, dont trois sont incarcérés en France et un quatrième en Espagne. Les manifestants ont défilé à l’appel de « Bagoaz » (« J’y vais »), un collectif composé de 25 organisations dont la Ligue des droits de l’Homme (voir notre article). Les familles et proches des quatre détenus basques brandissaient des pancartes à leur effigie.

« Bagoaz » dénonce le rejet par la justice française de chacune des demandes de libération conditionnelle à laquelle les trois détenus sexagénaires ont pourtant droit. Leur peine de sûreté a été fixée à 15 ans pour Jon Parot, et 19 ans pour Xistor Haranburu et Jakes Esnal, mais la justice oppose un refus. Il demande également la libération d’Unai Parot, incacéré depuis 1990 dans le sud de l’Espagne. Xistor Haranburu détenu en France, tout comme Jakes Esnal et Jon Parot, ainsi que Unai Parot incarcérés en Espagne, ont été interpellés en 1990 comme appartenant à un commando d’ETA,. Xistor Haranburu, Jakes Esnal et Jon parot ont été condamnés en France en 1996 à la réclusion criminelle à perpétuité. Unai Parot, lui, a été condamné par la justice espagnole à plusieurs sentences représentant 5.145 années de réclusion criminelle.

La manifestation de Bayonne

La manifestation de Bayonne

Les inculpé.e.s de l’ocupation du lycée Arago comparaissaient, ce vendredi 15 juin, devant le tribunal correctionnel de Paris pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « intrusion non autorisée » (voir notre article). Les avocats des inculpé.e.s estiment que « l’action menée était une action politique pour s’opposer à un projet du gouvernement », le délit de « participation à un groupement » qui leur est reproché doit être considéré comme un « délit politique », au même titre que l’infraction de « participation à un attroupement », et qu’il ne peut, à ce titre, être jugé selon la procédure urgente de la comparution immédiate. Après une heure de délibération, le tribunal se déclara compétent. La défense a fait appel de cette décision et le procès a été renvoyé au 4 décembre. D’ici là, la cour d’appel de Paris devra se prononcer sur la question soulevée à l’audience par les avocats des inculpé.e.s.

L'intervention policière au Lycée d'Arago

L’intervention policière au Lycée d’Arago

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Le 22 mai, une centaines de personnes dont 40 mineurs ont été arrêtées et placées en garde à vue suite à l’occupation du lycée Arago (voir notre article). Le 24 mai 2018, 67 d’entre eux avaient été déférés en comparution immédiat. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire et les autres remis en liberté sous contrôles judiciaires : interdiction du XIIe arrondissement, interdiction de voir ses camarades, interdiction de manifester.

Ce vendredi 15 juin débuteront les procès de plusieurs inculpé.e.s, dont 14 mineurs. Deux qualifications sont retenues pour tous : « Intrusion non autorisée dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire commise en réunion » et « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens ».

Pour les soutenir :
Mercredi 13 juin, concert de soutien à la Brèche (EHESS, 96 boulevard Raspail, Paris). Plus d’info ici

Vendredi 15 juin à 12h, rassemblement devant le tribunal de grande instance de Paris (Cité judiciaire de Paris, 29-45 avenue de la Porte-de-Clichy, métro, RER C Porte-de-Clichy)

Rassemblement de soutien pour les inculpé.e. du Lycée Arago

Rassemblement de soutien pour les inculpé.e. du Lycée Arago

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Irrités par un « reportage » de l’émission Capital diffusé par M6 le 10 juin au soir, vantant la privatisation des transports publics en Europe et la réforme de Macron allant en ce sens, les cheminots ont tenté de prendre d’assaut le siège de M6 à Neuilly-sur-Seine, près de Paris. Les cheminots dénoncent des manipulations et des mensonges de la rédaction sur le temps de travail, l’âge de la retraite et le statut. Les CRS postés en défense du bâtiment ont violemment repoussés les manifestants qui ont répliqué avec des projectiles et des fumigènes. M6 a pour sa part déposé plainte pour « vandalisme » (une porte a été brisée dans l’affrontement).

Les incidents à Neuilly-sur-Seine

Les incidents à Neuilly-sur-Seine

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La menace planait depuis quelques jours (voir notre article) : les grévistes de Vélib ont reçu hier dimanche leur lettre de licenciement de l’opérateur Smovengo. Ils contesteront cette décision devant les prudhommes.

En grève depuis la mi-avril contre leurs conditions de travail, les salariés se sont heurtés depuis le début a un refus de toute négociation. La société avait assigné les salariés grévistes au tribunal sur la légalité de la grève. Le tribunal a rendu son jugement, que les deux camps ont interprété différemment : pour les salariés, le tribunal avait reconnu la grève mais ne l’interdisait pas, rien ne leur étant notifié ; pour Smovengo, elle était illégale car les salariés n’avaient pas déposé de préavis cinq jours avant, comme l’exige le service public (et ce même si Smovengo, délégataire d’un service public, est une entreprise privée), cela signifiait donc que le travail devait être repris. Les salariés dénonçaient leurs conditions de travail, pointant des bugs techniques et des manquements au niveau du matériel ou de l’organisation.

Des grévistes de Vélib'

Des grévistes de Vélib’

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En 2015, la maire du XXème Arrondissement de Paris Frédérique Calandra a porté plainte pour diffamation contre le Collectif 8 Mars Pour TouTEs ! qui avait dénoncé la décision de la maire du XXème de censurer une soirée intitulée « Violences sexistes : pas de ça chez nous ? ».
Le 19 juin prochain, quatre militantes féministes passeront en procès suite à cette plainte. Elles appellent à un rassemblement de soutien devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris (Nouveau Tribunal de Grande Instance – 29-45 avenue de Clichy – Métro Porte de Clichy) dès 13H30. Parallèlement, une collecte en ligne est organisée pour assurer le soutien financier.

Cortège du collectif 8 Mars Pour TouTEs (archives)

Cortège du collectif 8 Mars Pour TouTEs (archives)

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La quarantaine de salariés de Smovengo, l’opérateur de Vélib’, sont en grève depuis six semaines. Leur employeur, jugeant le mouvement illicite, les a convoqués aujourd’hui lundi et demain mardi pour un entretien préalable à « une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement ». Vendredi, les grévistes se sont rassemblés avec leurs soutiens devant le dépôt Vélib’ d’Alfortville (Val-de-Marne). La caisse de solidarité des syndicats a permis de récolter 15.000 € pour aider les grévistes, sans salaire depuis six semaines.

Les grévistes réclament, notamment, un meilleur paiement des heures de nuit et une hausse de leur panier-repas. En réponse, ils n’ont obtenu qu’une convocation au tribunal. A l’issue de l’audience le 14 mai dernier, Smovengo a déclaré considérer que la grève est illicite, car Vélib’ est un service public et qu’à ce titre il y aurait dû avoir un préavis de déposé. Les grévistes et leurs avocats, de leur côté, estiment qu’il ne leur est pas interdit de poursuivre la grève tant qu’ils ne bloquent pas les dépôts.

Rassemblement des grévistes vendredi à Alfortville

Rassemblement des grévistes vendredi à Alfortville

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