Air France a été condamnée le 4 décembre par le tribunal de grande instance de Bobigny à verser 10.000 euros au Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) pour non-respect de la loi Diard, qui régit le droit de grève. La justice reprochant à la compagnie aérienne sa gestion des plannings après la levée d’un préavis de grève. Le 2 mai, le SNPL avait, en effet, levé un préavis de grève, la veille d’une mobilisation prévue, estimant que ses revendications avaient été satisfaites. Mais la direction avait alors refusé de rétablir immédiatement les plannings initiaux des pilotes ayant manifesté leur intention de faire grève. Il s’agissait d’une mesure discriminatoire, ce refus revenant à favoriser les pilotes non grévistes au détriment des pilotes ayant suivi l’appel à la grève, avec des pertes de salaire à la clé. Et ce alors même que les pilotes avaient informée de leur intention de ne pas participer à la grève.

Mais si le refus d’Air France de rétablir, vingt-quatre heures au plus tard l’ensemble des plannings de vols était illégal, les juges ont reconnu à la compagnie aérienne le pouvoir d’« exiger des pilotes ayant annoncé leur intention de participer à la grève une déclaration individuelle de renonciation à y participer dès lors que le préavis de grève avait été levé et que la grève n’avait pas eu lieu ». Le SNPL a annoncé qu’il ferait appel sur ce point.

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La CGT a saisi la justice pour dénoncer la mise en place d’un système visant à infiltrer le syndicat et surveiller le personnel d’un groupe de maisons de retraite. Contrats de travail en poche, les faux salariés recrutés notamment comme brancardier ou agent d’entretien ont été envoyés en observation à Lyon et dans d’autres sites. Ces acteurs de métier ont été embauchés en 2010 au sein de l’exploitant de maisons de retraite et cliniques privées Orpea-Clinea, n°2 du secteur en Europe. «Sous couvert de gestion préventive du risque social, le but était de prendre le pouls social, repérer les hostilités à la direction et ensuite approcher le syndicat qui semblait le plus dangereux», rapporte l’avocat de la CGT.

Première étape pour l’ »implant »: se fondre dans la masse, puis «copiner avec les collègues», et enfin «prendre la défense de leurs intérêts jusqu’à se faire élire aux élections professionnelles», détaille l’avocat. Un contrat avait été passé en 2010 entre le groupe et la société de renseignements privée GSG, spécialisée dans le «conseil en gestion de risque social». Facturé 12.500 euros HT par mois au groupe, chaque espion rendait compte de ses observations par des rapports. Dans l’un d’eux, pour «favoriser la confiance de ces collègues», un espion fait savoir qu’il va «les convier à déjeuner chez lui la semaine prochaine, sorte de pendaison de crémaillère». Pauses cafés, tractage, mécontentement, jeux de pouvoir…. Les espions relevaient de manière quotidienne les faits et gestes des salariés en prenant un soin particulier à noter les activités syndicales, ou relevant des faits comme la consommation de cannabis par un salarié.

Orpea-Clinea prétend qu’il ne s’agissait que d’ »une étude sur les risques psycho-sociaux» et le climat social dans le cadre d’accords sur les conditions de travail, étude basée sur «l’observation in situ», en «immersion totale», et dont «la pertinence reposait en grande partie sur le caractère anonyme des intervenants». L’espionnage de salariés n’est pas une pratique nouvelle, mais faire appel à des comédiens apparaît comme une méthode assez inédite, les informations étant plutôt glanées sur les réseaux sociaux.

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Avant la visite de Manuel Valls, plus de 200 manifestants hostiles au Premier ministre se sont rassemblés jeudi soir devant l’hôtel de ville de Rennes, bouclée par un important déploiement de police (hélicoptère, CRS, canon à eau…). Huit personnes ont été interpellées.
Empêchés de remonter vers le haut de la place, les manifestants ont pris la direction des quais, pour rejoindre la place de Bretagne. Dans le cortège, environ 200 personnes, scandant des slogans hostiles au Premier ministre et dénonçant les violences policières.
Rennes. Ne pouvant pas accéder à la place des Lices, les manifestants sont repartis vers le mail François-Mitterrand. Les forces de l’ordre ont fait en sorte de les empêcher de retourner vers le centre-ville. Les manifestants ont été bloqués rue Vanneau entre CRS et Bac, les policiers faisant usage de lacrymogènes. Huit personnes ont été interpellées, cinq personnes sont en garde à vue.


Etonnante manifestation anti Valls à Rennes par OuestFranceFR

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Thomas Roseres avait été arrêté le 1er novembre lors d’une manifestation contre le Barrage de Sivens à Toulouse. Il a été condamné à 1 an de prison dont 6 mois de sursis, à 700€ de dédommagements pour les 6 policiers blessés et à plus de 45.000€ de dédommagements pour la vitrine brisée du Crédit Mutuel. Il est condamné pour avoir blessé 6 policiers et participé aux dégats contre le Crédit Mutuel.

Pour lui écrire :
Thomas Roseres
Ecrou 27107
Maison d’arrêt Toulouse-Seysses
Rue Danièle Casanova. BP 85. 31603 Muret Cedex.

L'agence du Crédit Mutuel.

L’agence du Crédit Mutuel.

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Lors du conflit de 173 jours de grève sur 5 communes des Hauts-de-Seine, la direction de La Poste a tout fait pour empêcher les facteurs et les factrices de revendiquer et d’obtenir gain de cause. Le bilan répressif dans le cadre de cette grève est sans précédent :
– Olivier Rosay, représentant départemental SUD 75, sanctionné de deux ans de mise à pied,
– Stéphanie Le Guen, représentante départementale SUD 75, licenciement prononcé par La Poste et annulé par l’Inspection du Travail, La Poste fait appel au Ministère du travail de cette décision,
– Bruno Bernadin, représentant départemental SUD 75, 3 mois de mise à pied,
– Mohamed Ziani, représentant CT 92 et CHSCT, licenciement prononcé par La Poste et annulé par l’Inspection du Travail, La Poste fait appel au Ministère du travail de cette décision,
– Gaël Quirante, secrétaire départemental SUD 92, licenciement prononcé par La Poste et annulé par l’Inspection du Travail, La Poste fait appel au Ministère du travail de cette décision,
– Diego Ceccon, représentant SUD Rueil-Malmaison, deux ans de suspension de fonction demandés,
– Yann Le Merrer, secrétaire départemental adjoint SUD 92, La Poste demande sa révocation,
– Xavier Chiarelli, secrétaire départemental adjoint SUD 92, trois mois de mise à pied,
– Patricia Avice, représentante SUD La Garenne-Colombes, trois mois de mise à pied,
– Brahim Ibrahimi, représentant départemental adjoint SUD 92, trois mois de mise à pied,
– Thibault Chevalier, représentant SUD Bois-Colombes, licenciement prononcé par La Poste, annulé par le Tribunal des Prud’hommes qui ordonne sa réintégration.

Rassemblement le 17 décembre devant le Ministère de l’Economie (métro L. 6 ou L. 14 Bercy) à 18h30

08/12/2014

Site piraté

Bonjour,

Comme vous l’avez probablement remarqué, notre site a été piraté par une paire de hackers qui paralysent actuellement des dizaines (et peut-être davantage) de sites francophones (belges, français, canadiens et même gabonais). L’opération se prétend non malveillante mais le résultat est tout de même un blocage complet. Elle est en tout cas apolitique considérant l’extrême éventail des sites touchés (jusqu’à celui du MR…).
Il s’agit visiblement d’une opération d’auto-promotion de savoir-faire en la matière. Nous espérons réparer les dégâts au plus vite.

A bientôt,

Le Secours Rouge

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Les locaux du Parti socialiste à Carhaix ont subi des dégradations dans la nuit de dimanche à lundi. Outre des vitres brisées et les traces d’un engin inflammable de type cocktail Molotov, les murs portaient l’inscription “vengeance pour Rémi”, en référence au jeune homme tué lors d’une manifestation sur le site du barrage de Sivens. Le sigle ARB, également tagué sur les murs du local, qui renvoie à un groupe baptisé Argad Résitance Bretonne, Argad signifiant “à l’attaque” en breton. Argad a revendiqué des actions sur des bâtiments publics ces dernières années.

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Aux cris, en langue corse, d’« Etat français, assassin », « Notre terre n’est pas à vendre » et « Indépendance », quelque 400 jeunes avaient participé ce mercredi d’après-midi à la mobilisation organisée par la Ghjuventu Indipendentista (GI, Jeunesse indépendantiste). Après l’appel à la dispersion du cortège, vers 16 heures, une centaine de militants cagoulés et gantés ont commencé à lancer des pierres et des cocktails Molotov sur un barrage de gendarmes proche de l’hôtel de ville et de la sous-préfecture, sur l’artère centrale de la ville, le cours Paoli.

Les gendarmes en tenue antiémeute et protégés par des boucliers en Plexiglas ont riposté par des tirs nourris de grenades lacrymogènes. Deux camions militaires positionnés sur le barrage et atteints par des bouteilles incendiaires ont pris feu. Les militaires ont alors chargé les manifestants mais sans parvenir à procéder à des interpellations. Intervenant par petits groupes très mobiles, les jeunes nationalistes ont ensuite provoqué les gendarmes en les insultant durant près de deux heures. Toujours sur le cours Paoli, ils ont également brûlé un amas de pneus, puis dressé une barricade de palettes de bois et de bennes à ordures à laquelle ils ont mis le feu. Les vitres blindées d’une agence bancaire ont également été brisées par les manifestants.

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