Au cours d’un violent affrontement entre les forces de sécurité et les guérilleros maoïstes le 29 août dans le Bihar, ces derniers avaient enlevé quatre policiers. Sept autres membres des forces de sécurité avaient été tuées. Deux jours plus tard, les maoïstes posaient un ultimatum au gouvernement affirmant qu’ils tueraient les quatre otages si huit prisonniers maoïstes n’étaient pas libérés avant le jeudi 2 septembre à 16h. Leur demande n’ayant pas été entendue, leur porte-parole a déclaré jeudi soir qu’un des otages avait été exécuté. Vendredi, la police a effectivement retrouvé son corps le long d’une route à 165 km de la capitale du district de Lakhisarai. Samedi soir, le porte-parole des guérilleros a annoncé que les trois derniers otages allaient être libérés dimanche matin. Ils l’ont finalement été ce lundi, vraisemblablement pour des motifs humanitaires.

La police du district de Paschim Medinipur dans le Bengale occidental a finalement admis avoir arrêté Manoj Mahato, secrétaire général du Comité populaire contre les atrocités policières. Sa famille avait affirmé vendredi qu’il avait été arrêté à proximité de son domicile tôt dans la matinée. Au cours d’une conférence de presse ce samedi, la police a déclaré que Mahato, ainsi qu’un autre homme soupçonné d’être maoïste, avaient été capturés dans la région de Lalghar. Les forces de sécurité accusent le Comité de soutenir la guérilla maoïste, et selon elles, Mahato serait impliqué dans au moins quinze affaires de séditions, de meurtres et de violations du Code de Procédure Criminelle. La police prétend avoir saisi un pistolet 9mm au moment de l’arrestation. Manoj Mahato comparaîtra ce dimanche au tribunal.

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Deux cadres maoïstes, accusés par la police d’être responsables de l’enlèvement de policiers dans l’Etat de Bihar, ont été arrêtés aujourd’hui. Il s’agit du « camarade Pintu », et de Bahadur Yadav. Ils ont été arrêtés dans la forêt de Gurmaha (district de Jamui) lors d’une opération de ratissage. Le « camarade Pintu » serait le responsable du PCI(m) pour la région de Luxmipur-Simultala.

Les autorités indiennes ont trouvé le cadavre d’un des quatre policiers qui avaient disparu suite à la grande embuscade dans la jungle de Lakhisarai (Etat de Bihar) lundi, quand 150 guérilleros avaient mis en déroute un détachement policier, tuant sept policiers. Les autorités affirment que le policier a été exécuté suite à leur refus d’un échange de prisonniers (les quatre policiers contre huit maoïstes).

Le ministère de l’Intérieur de l’Etat fédéral a envoyé un hélicoptère et des effectifs paramilitaires supplémentaires dans le Bihar pour aider les opérations de ratissage en cours. Le gouvernement du Bihar a lui engagé 4.000 paramilitaires en plus des 2.400 paramilitaire épaulant déjà la police de l’Etat.

Le gouvernement indien vient de prendre une décision radicale en ce qui concerne le trafic des informations sur Internet. Après y avoir contraint Blackberry, il vient en effet d’adopter une notification obligeant entre autres, Google, Skype et le fournisseur d’accès Virtual Private Network, de laisser l’accès à leurs services aux agences de mise en application de la loi. Jusqu’à hier, les données circulant à travers ces réseaux restaient inaccessibles aux agences gouvernementales. Au nom de la sécurité du pays, chacun de ces réseaux sans distinction, sera obligé de fournir toutes les informations qui y transitent (chats, e-mails, réseaux sociaux,…)

La guérilla maoïste a attaqué des forces de sécurités (Police Militaire de l’Etat de Bihar et paramilitaires de la JUS et de la CRPF) qui quadrillaient les environs du village Poona-Dih, dans la région de Lakhisarai, dans l’Etat de Bihar. Le combat a duré 14 heures. Huit policiers ont été tués, 10 blessés et 11 restent disparus. Les blessés été emmenés à l’Hôpital Sadar dans Lakhisarai (photo).

Paramilitaires blessés par la guérilla maoïste en Inde

Paramilitaires blessés par la guérilla maoïste en Inde

Umakanta Mahato, un dirigeant du Comité Populaire contre des Atrocités Policières (PCPA, une organisation anti-répression proche du mouvement maoïste), a été tué par la police dans la jungle Lodhashuli dans l’ouest du Bengale. Le police affirme que Mahato est mort dans une fusillade entre les forces de sécurité et les guérilleros maoïstes, mais c’est d’ordinaire ainsi qu’elle rend « présentable » ses exécutions extra-judiciaires.
Mahato était recherché par les autorités suite au déraillement de l’Express de Calcutta-Mumbai près de Jhargram le 28 mai, qui avait fait 150 victimes et que le gouvernement impute au PCPA, malgré le clair démenti de celui-ci.

Mort d'Umakanta Mahato

Mort d’Umakanta Mahato

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Les guérilleros maoïstes ont déclenché plusieurs offensives tôt ce jeudi matin en représailles de l’arrestation de deux de leurs dirigeants dans la journée de mercredi. Avant l’aube, un groupe de guérilleros armés a pris d’assaut un commissariat du district de Giridih dans le Jharkhand. Les forces de sécurité ont répliqué par des tirs. Cette confrontation n’a fait aucun blessé. Dans le même temps, deux explosions ont détruit un bâtiment du gouvernement à proximité du commissariat. Enfin, plus tard, les guérilleros ont incendié plusieurs camions à la frontière du district.

Les forces de sécurité ont attaqué de nuit un camp de la guérilla maoïste dans la jungle du district du Midnapore occidental. Les guérilleros ont résistés et la fusillade a duré plus de deux heures. Quand les forces gouvernementales ont pu pénétrer dans le camp, elles y ont retrouvé le corps d’un maoïste décédé durant les échanges de tir. Elles ont également saisi des armes, des détonateurs et des fils électriques.

Dans le même temps, un violent combat a eu lieu entre les forces de sécurité et les maoïstes dans le Jharkhand. Aucun détail n’a encore été communiqué quant aux conséquences de cet affrontement, qui a résulté d’une vaste opération de ratissage anti-guérilla menée dans le district du Singhbhum oriental.

Un dirigeant du CPI (maoïste) a été arrêté ce samedi par une équipe formée de policiers du Bihar et des membres de la Special Task Force de Kolkata. Musafi Sahani, également connu sous les pseudonymes de Anand, Alokda et Manik est un membre des comités du CPI(m) des états du Bihar et de l’Uttar Pradesh. Il est notamment accusé par l’Etat du Bihar de « meurtres, incendies volontaires et séditions ». Cette arrestation intervient alors que les maoïstes mènent durant le week-end une grève générale dans trois districts de la région pour protester contre les opérations gouvernementales de sécurité qui y sont menées.

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