Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Le 3 janvier, la Digos (police politique) de Turin ont notifié une surveillance spéciale d’une durée de deux ans, avec une interdiction de rester à Turin, contre Paolo, Davide, Jak, Eddy et Jacopo, cinq internationalistes qui ont soutenu la révolution au Rojava dans le cadre des YPG. Ces internationalistes sont actifs dans le mouvement No-TAV et le centre occupé Askatasuna.

Une des cinq personnes visées, Paolo, faisait déjà l’objet d’une assignation à domicile. Il avait quitté Turin pour aller au Rojava en mars 2018 alors qu’il était sous une procédure suite à des affrontements avec la police. Une audience a été fixée le 23 janvier à 10 heures à la demande faite par le procureur de Turin.

Internationalistes au Rojava, Paolo est au centre

Internationalistes au Rojava, Paolo est au centre

Le procès concernant la dénommée « opération Panico » à Florence, pour laquelle trois anarchistes sont détenus et plusieurs d’autres poursuivis (voir notre article) est arrivé à sa troisième audience. Un des trois prisonniers, Paska, acvait été transféré à la prison de La Spezia, une prison punitive connue pour sa dureté. PaskaIl s’est mis en grève de la faim le 5 novembre pour protester contre ses conditions de détention. Le 8 novembre, il a été passé à tabac par les gardiens avant le transfert à florence pour l’audience inaugurale du procès. Il a tenté de dénoncer ce passage à tabac au tribunal, mais le juge l’a empêché de le faire et a ordonné de le faire sortir par les gardes. Il a été placé en isolement pour une période de 15 jours. Un rassemblement solidaire se tiendra devant la prison de La Spezia ce dimanche 18 à 18h00.

Affiche solidaire de Paska

Affiche solidaire de Paska

La Cour de Turin a prononcé ce matin les lourdes peines envers 16 militants No Tav accusés d’avoir participé à la journée de lutte du 28 juin 2015. Ce jour là, une des innombrables manifestations en direction du chantier avait été, comme à chaque fois, bloquée et attaquée par la police. Des affrontements s’en étaient suivi.

Il n’y a eu que 3 acquittements, les 13 autres accusés se partagent 33 ans de prison. Ces condamnations s’ajoutent à celles, déjà très nombreuses, prononcées par la Cour de Turin contre les militants du mouvement. Le procureur Rinaudo avait demandé des peines doubles… L’audience s’est déroulée en état de siège avec point de contrôle des carabiniers et une vingtaine de membres de la DIGOS (police politique) dans la salle. Des listes de proscriptions ont interdit l’accès de certains militants à l’audience. Selon les carabiniers, ces ordres et cette liste provenaient du procureur.

28 juin 2015: le Valsusa noyé de gaz lacrymogènes

28 juin 2015: le Valsusa noyé de gaz lacrymogènes

Nadia Lioce, militante des BR-PCC (Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant), a été acquitté ce vendredi dans son procès pour une action de protestation menée en 2017 contre les restrictions supplémentaires mis en place dans le cadre de son isolement total (voir notre article précédent)

Des représentants du Secours rouge ont participé aux deux rassemblements de soutien organisés ce vendredi devant la prison où elle est détenue et devant le tribunal. En raison de son régime d’isolement, Nadia Lioce comparait via une vidéoconférence depuis la prison de l’Aquila.

Des violentes échauffourées entre gendarmes et manifestants ont éclaté samedi après-midi sans faire de blessé à la frontière franco-italienne, au col de Montgenèvre. Ces affrontements se sont déroulés durant deux heures, en marge d’un rassemblement pro-migrants de cinq jours en Italie. Baptisé “Passamontagna”, l’évènement basé sur la commune de Clavière en Italie, a regroupé près de 500 personnes parmi lesquelles une majorité d’Italiens, mais aussi des Français, des Espagnols, des Allemands, des Hollandais et des Autrichiens. Environ 100 à 150 manifestants, visage masqué pour la plupart d’entre-eux, ont lancé des projectiles sur les gendarmes qui ont usé de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le face à face à Montgenèvre

Le face à face à Montgenèvre

Le 28 septembre, le procès de Nadia Lioce, militante des BR-PCC (Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant), reprendra à l’Aquila. Ce procès vise à réprimer la résistance de Nadia contre les conditions inhumaines de détention qui lui sont imposées dans le cadre du régime d’isolation spéciale 41bis. Ce régime est également appliqué contre d’autres membres des BR-PCC : Roberto Morandi et Marco Mezzasalma. Nadia est emprisonnée depuis 2003 et en isolement 41bis depuis 2005. Une manifestation aura lieu devant le tribunal à Turin le jour de l’audience, à l’appel de la section turinoise du Secours Rouge International. En solidarité avec Nadia Lioce, le Consulat Général d’Italie, situé Rue de Livourne à Bruxelles, a été tagué hier.

Le Consulat général d'Italie à Bruxelles

Le Consulat général d’Italie à Bruxelles

Pierluigi “Luisi” Caria, militant de la gauche indépendantiste sarde, a été perquisitionné hier par la Digos (police politique) de Nuoro, sur ordre du Procureur de Cagliari, parce qu’il fait l’objet d’une lourde accusation d’association avec le terrorisme. Les enquêteurs sont la cible de ses voyages l’an dernier au Moyen-Orient pour participer à la lutte du Rojava contre le califat de Daesh. Son passeport a été saisi ainsi que de ses cartes SIM, et il apparait qu’il a fait l’objet d’écoutes téléphoniques.

Solidarité Sardaigne-Kurdistan

Solidarité Sardaigne-Kurdistan

Vendredi 13 juillet, une opération de police massive a eut lieux à Turin, contre des militants actifs dans les mouvements étudiants ; dans les actions anti-expulsion de logement et No-TAV Neuf militants ont été assigné à résidences et des mesures préventives ont été prises contre 15 autres militants. Par ailleurs, le centre social Askatasuna et l’espace populaire Neruda ont été pris d’assaut par la police.

Cette opération est en lien avec des affrontements entre policiers et militants, ayant eut lieux à l’occasion de la manifestation du premier mai 2017 (voir notre article). Le procureur Rinaudo a cité des preuves de nature explicitement politiques pour justifier ces arrestations. Ainsi, il est notamment reproché aux militants d’avoir formé à cette manifestation un bloc séparé de celui du bloc des syndicats traditionnels et du parti démocrate. Plus d’information ici

Les incidents de Turin

Les incidents de Turin

Nicolo, militant antifasciste de Turin était emprisonné depuis mars dernier à la prison de la Vallette (Turin) pour avoir participé à une manifestation contre Casapound le 22 février. Il avait été libéré sous bracelet électronique mais restait incarcéré car il n’y avait pas de bracelet disponible. Il vient finalement d’être libéré. En Italie, 30% des prisonniers sont sans condamnation finale, desquels 20% n’ont même pas un procès entamé.

Nicolo est à la maison, merci pour la solidarité, liberté pour tou.te.s

Nicolo est à la maison, merci pour la solidarité, liberté pour tou.te.s

Nicolo, militant antifasciste de Turin est emprisonné depuis mars dernier à la prison de la Vallette (Turin) pour avoir participé à une manifestation contre Casapound le 22 février. Après plusieurs demandes de mise en liberté, le juge d’instruction l’a assigné à résidence avec bracelet électronique, mais comme il n’y en a pas de disponible, il est toujours emprisonné. L’accusation principale est “association criminelle”, mais il n’y a pas d’accusation plus spécifique que la participation à la manifestation. D’autres antifas turinois sont dans la même situation avec des obligations de pointage au commissariat, assignation à résidence ou à domicile, etc. La mère de Nicolo a commencé une grève de la faim pour demander la libération de son fils.

Voir le communiqué d’Antifascisti Bruxelles.

Liberté pour Nicolo

Liberté pour Nicolo