Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

32 Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens vendredi dans de nouveaux affrontements le long de la frontière de la bande de Gaza, mais aucun d’entre eux n’est en danger de mort. Des milliers de manifestants se sont rassemblés en différents endroits le long de la barrière, ils ont fait rouler des pneus enflammés et jeté des pierres vers les troupes israéliennes.

Evacuation d'un des manifestants blessés hier à Gaza

Evacuation d’un des manifestants blessés hier à Gaza

Le procès de sept journalistes et défenseurs des droits humains au Maroc poursuivis pour “atteinte à la sécurité de l’État”, a été ajourné hier mercredi. Il s’agit du 14e report. Depuis l’ouverture en novembre 2015 du procès, pour lequel les accusés comparaissent libres, chaque audience dure quelques secondes avant d’être aussitôt reportée. La dernière nouvelle audience s’est tenue hier devant le tribunal de première instance de Rabat. Elle a été immédiatement reportée au 24 avril.

Maâti Monjib, Hicham Mansouri, Hisham Almiraat, Mohamed Essabr et Abdessamad Ait Aicha, sont poursuivis pour “atteinte à la sécurité de l’État” en raison de leurs activités dans l’Association marocaine des droits numériques, dans l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI) ou encore dans l’Association marocaine pour l’éducation de la jeunesse. Ils risquent entre un et cinq ans d’emprisonnement. Rachid Tarik et Maria Moukrim sont accusés d’avoir reçu un financement de l’étranger pour le compte de l’AMJI, sans en avoir notifié la réception aux autorités. Ils sont visés en leur qualité de président et d’ancienne présidente respectivement de l’AMJI.

Manifestation de soutien aux inculpés, dont l'historien Maâti Monjib

Manifestation de soutien aux inculpés, dont l’historien Maâti Monjib

Un manifestant palestinien de 45 ans a succombé hier à ses blessures, suite à des affrontements avec l’armée israélienne le long de la frontière qui isole la bande de Gaza. Il participait à une manifestation au cours de laquelle des Palestiniens ont jeté des pierres et brûlé des pneus devant la barrière dans le nord de la bande de Gaza. 15 autres manifestants ont été blessés. Par ailleurs, des centaines de Palestiniens ont manifesté à bord d’une vingtaine de bateaux se dirigeant vers les limites de la zone de pêche autorisée. Ils ont été repoussés par les navires de la marine israélienne.

La manifestation

La manifestation

Arrêté le 29 novembre 2018, l’ancien président du syndicat des ouvriers d’Haft Tappeh, Ali Nejati, a obtenu un congé médical temporaire le temps de suivre un traitement médical à l’hôpital. Ali Nejati souffre de problèmes cardiaques et rénaux. Il avait été arrêté dans le cadre des manifestations et grèves de l’usine sucrière d’Haft Tappeh.

Ali Nejati

Ali Nejati

Deux manifestants palestiniens ont été abattus par des soldats israéliens lors d’affrontements dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sous occupation israélienne, hier vendredi. Les forces israéliennes ont abattu un Palestinien, et blessé de nombreux autres, lors de manifestations hebdomadaires vendredi à la frontière de Gaza. Plus de 10.000 Palestiniens s’étaient amassés le long de la frontière avec Gaza et que certains d’entre eux ont lancé des projectiles en direction des soldats se trouvant en face.

Un autre Palestinien a été tué vendredi par des soldats israéliens lors d’un incident séparé en Cisjordanie. L’armée israélienne a déclaré que ses troupes avaient ouvert le feu sur trois adolescents palestiniens qui avaient jeté des pierres sur des véhicules israéliens circulant le long de la grande route route 60 de la Cisjordanie et qu’après avoir été soignés, l’un des blessé, âgé de 16 ans, est décédé des suite de ses blessures.

Maniestants à la frontière de Gaza

Maniestants à la frontière de Gaza

Depuis la fin 2018 et début 2019, dix militants écologistes kurdes ont été arrêtés à Kamyaran et à Sanandaj (Sinê), au Rojhilat (région kurde iranienne) (voir notre article). Certains d’entre eux sont des membres actuels ou anciens de la branche kurde du Parti de l’unité nationale, un parti légalement enregistré en Iran, deux des détenus sont des civils et deux autres sont des militants politiques. Les militants écologistes arrêtés à Kamyaran avaient organisé des activités pendant de nombreuses années et participé à de nombreuses campagnes, entre autre pour la lutte contre les incendies causés en partie par des exercices militaires des forces iraniennes.

Les militants sont Amanj Ghorbani, Bakhtiar Kamangar, Hossein Kamangar, Rashed Montazeri, Reza Asadi, Zanyar Zamiran, Isa Feizi, Fazel Qeitasi, Farhad Mohammadi, Hadi Kamangar. Tous sont en isolement à la prison à Sanandaj. Les familles n’ont aucun contact avec les détenues et ils soupçonnent qu’ils soient soumis à de la torture. À Kamyaran, un imam de haut niveau et le président du conseil municipal ont appelé à l’exécution des détenus lors des prières du vendredi dans les mosquées locales.

10 militants kurdes emprisonnés

10 militants kurdes emprisonnés

Le dimanche soir 20 janvier, Esmail Bakhshi et Sepideh Gholian ont été arrêtés à nouveau. Les forces de sécurité ont perquisitionné les logements des deux militants avant de les arrêtés. Le frère de Sepideh Gholian a également été arrêté pour s’être interposé à l’arrestation de sa sœur.

Esmail Bakhshi, représentant des travailleurs de Haft Tapeh Sugarcane, a été incarcéré et torturé pendant près d’un mois (du 18 novembre au 10 décembre 2018) pour avoir mené un mouvement de grève à l’usine Sugarcane (voir nos articles ici et ici ). Sepideh Gholian, une étudiante, journaliste et militante des droits sociaux avait également été arrêtée le 18 novembre pour son soutien aux grévistes. Elle sera libérée le 18 décembre et dénoncera les tortures subites durant son incarcération. À sa libération, Esmail Bakhshi avait publié un communiqué invitant le ministre des Renseignements à participer à un débat télévisé en direct au sujet de la torture qu’il avait subie pendant son incarcération. Le 19 janvier, à la veille de l’arrestation des deux militants, la télévision d’état diffusait des vidéos dans lesquelles on voit Esmail Bakhshi et Sepideh Gholian “avouer” leurs liens avec des groupes marxistes et communistes en dehors de l’Iran dans le but de renverser le système politique en organisant des grèves et des manifestations de travailleurs. Ni le lieu, ni la date, ni les conditions dans lesquelles ces images ont été tournées, n’ont été communiqués. Les “aveux” auraient été obtenus sous la torture.

La semaine dernière, le procureur général iranien Jafar Montazéri avait qualifié les accusations de torture de “mensonges éhontés” et faites “pour servir un but politique”. Il avait précisé que des institutions gouvernementales avaient engagé des poursuites contre l’ouvrier de la sucrerie pour diffamation présumée des autorités. Des enquêtes menées par le Parlement, le parquet et le ministère des Renseignements ont conclu qu’Esmail Bakhshi n’avait pas été victime de torture. Ces derniers mois, de nombreux mouvements de grève ou de protestation se sont organisés en Iran, essentiellement en dehors de Téhéran. Le chef de l’Autorité judiciaire a mis en garde en novembre les travailleurs contre la tentation de “créer du désordre dans le pays”.

Sepideh Gholian et Esmail Bakhshi

Sepideh Gholian et Esmail Bakhshi

A l’initiative de Samidoun, une Semaine internationale d’actions pour la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, a eu lieu du 15 au 22 janvier dans 14 pays (liste non exhaustive). Par ailleurs, le prisonnier communiste libanais Georges Abdallah a fait une déclaration de soutien (voir ici) tout comme de nombreuses organisations, partis et collectifs.

– Berlin (Allemagne), dimanche 13 janvier : cortège dans la manifestation d’hommage à Rosa Luxemburg et Karl Liebneckt puis meeting de soutien
– Göteborg (Suède), mardi 15 janvier : rassemblement de soutien
– New-York City (USA), mardi 15 janvier : rassemblement de soutien
– Baltimore (USA), mardi 15 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat et Mumia Abu Jamal
– Tunis (Tunisie), jeudi 17 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat et Georges Abdallah
– Athènes (Grèce), jeudi 17 janvier : meeting pour la libération d’Ahmad Sa’adat
– Dublin (Irlande), vendredi 18 janvier : veillée de solidarité
– Buenos Aires (Argentine), vendredi 18 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens
– Manchester (Royaume-Uni), samedi 19 janvier : stand d’info pour la libération d’Ahmad Sa’adat et de la Palestine
– Nottingham (Royaume-Uni), samedi 19 janvier : stand d’info pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens
– Berlin (Allemagne), samedi 19 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens
– Copenhague (Danemark), lundi 21 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens
– Bruxelles (Belgique), lundi 21 janvier : action de solidarité pour Ahmad Sa’adat, Mustapha Awad et Georges Abdallah
– Toulouse (France), mardi 22 janvier : stand d’info pour la libération d’Ahmad Sa’adat et de la Palestine
– Athènes (Grèce), mardi 22 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens
– Sao Paulo (Brésil), mardi 22 janvier : meeting pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens
– Alicante (Etat espagnol), mardi 22 janvier : rassemblement pour la libération d’Ahmad Sa’adat
– Columbia DC (USA), mercredi 23 janvier : initiative de solidarité pour la libération d’Ahmad Sa’adat
– New-York City (USA), jeudi 24 janvier : forum pour la libération d’Ahmad Sa’adat
– Milan (Italie), samedi 27 janvier : initiative de solidarité avec la Résistance palestinienne

Rassemblement à Berlin pour la libération d'Ahmad Sa'adat et tous les prisonniers palestiniens

Rassemblement à Berlin pour la libération d’Ahmad Sa’adat et tous les prisonniers palestiniens

Les unités spéciales israéliennes ont attaqué les prisonniers palestiniens dans la section 17 de la prison d’Ofer le 20 janvier, suivie de la section 15 et d’autres sections le 21 janvier. La répression s’est poursuivie alors que la section 2 de la prison de Megiddo avait également subie une attaque par ces forces répressives. Ces raids violents ont impliqué l’utilisation de chiens, de matraques et de pistolets-mitrailleurs, des dégâts considérables et la confiscation des biens des prisonniers.

Ces unités armées ont tiré des bombes lacrymogènes et des balles en métal recouvert de caoutchouc dans des locaux de prison fermés. Environ 150 prisonniers palestiniens ont été blessés lors de ces attaques. Certains ont souffert des effets des gaz lacrymogènes, d’autres de fractures à la mâchoire, au nez ou à la tête. Les forces israéliennes ont complètement fermé la prison, annulant les visites légales et les comparutions devant le tribunal. Les prisonniers ont continué leurs protestations; ils repas et promenade. Mercredi 23, plusieurs prisonniers ont annoncé une grève de la faim, exigeant le rétablissement des conditions qui prévalaient avant le raid.

Pour en savoir plus et pour lire la déclaration des prisonniers d’Ofer

Le raid à la prison d'Ofer

Le raid à la prison d’Ofer

Trente Palestiniens ont été blessés hier vendredi par des tirs de soldats israéliens lors de nouveaux affrontements à la frontière de la bande de Gaza. Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis ce vendredi à plusieurs endroits de la frontière mais les heurts avec les soldats israéliens ont été moins intenses que lors des dernières semaines. Parmi les blessés, figurent deux secouristes. Selon le ministère palestinien de la santé, la vie d’aucun des blessés n’est en danger.

A  la frontière de Gaza hier vendredi

A la frontière de Gaza hier vendredi