La présence de drones israéliens de la firme Elbit a été signalées lors des manifestations contre les crimes policiers aux États-Unis. Elbit fournit une technologie de surveillance pour le mur de l’apartheid israélien qui serpente à travers la Cisjordanie. Le géant des armes a été impliqué dans les principales attaques israéliennes contre la bande de Gaza depuis plus d’une décennie. Elbit commercialise son équipement auprès des gouvernements du monde entier comme “testé au combat” (sur les civils palestiniens). Aux États-Unis, Elbit Systems America conclut un contrat avec le département américain de la Sécurité intérieure pour un mur de surveillance virtuel à la frontière américano-mexicaine. Plus d’infos ici.

Drone Elbit en Palestine occupée

Drone Elbit en Palestine occupée

Chargé de la déontologie des contenus, le nouveau conseil de surveillance du réseau social compte parmi ses vingt membres l’ancienne directrice générale du ministère de la justice israélien. Sous les ordres de la ministre Ayelet Shaked, figure de l’extrême droite, Emi Palmor avait mis en place une cyber-unité chargée de contrôler et censurer les posts de Palestiniens. Le conseil de surveillance du réseau social aura pour mandat de “prendre des décisions définitives” sur la suppression de contenus sur les pages Facebook et les comptes Instagram. Indépendant de Facebook, mais financé à 100 % par un fonds mis en place par la multinationale et doté de 130 millions de dollars (115 millions d’euros), ce conseil pourra être saisi par un internaute qui souhaiterait voir un contenu disparaître, comme par un autre dont le post aurait été supprimé par les modérateurs de Facebook, et qui en ferait en quelque sorte appel. Cette instance sera également susceptible de faire des “recommandations” sur la suppression de tel ou tel type de publication. Plus d’infos ici.

Emi Palmor

Emi Palmor

Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne procède à une vague d’arrestations contre des syndicalistes étudiants, en particulier celles et ceux membres du Front Progressiste du Travail Etudiant. On peut notamment citer le cas de Layan Kayed, jeune étudiante de 22 ans arrêtée le 08 juin, et celui de Wissam Owedat, étudiant de l’université de Bir Zeit arrêté le 7 juin. Des centaines d’étudiants palestiniens sont actuellement emprisonnés par l’occupation israélienne sous le prétexte de soutenir ou participer à des “organisations terroristes” (appellation qui désigne notamment le FPLP). Cette campagne d’arrestations s’inscrit dans le cadre des tensions croissantes en Cisjordanie occupée. Celles-ci sont liées aux annonces d’annexion de 30% du territoire par le gouvernement Gantz/Netanyahu prévue début juillet.

Layan Kayed, étudiante palestinienne.

Samedi a eu lieu le premier rassemblement depuis que les autorités ont commencé à alléger le confinement imposé à la mi-mars. Les manifestants ont rallié le centre de Beyrouth pour dénoncer la corruption et l’impuissance du gouvernement face à l’effondrement économique. Cette mobilisation sur la place des Martyrs s’est accompagnée d’escarmouches entre manifestants et forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. 48 personnes ont été blessées, dont 37 soignées sur place, selon la Croix-Rouge libanaise. Parmi les manifestants certains ont appelé au désarmement du Hezbollah. Des jets de pierre ont été échangés entre des contestataires et des partisans du Hezbollah venus d’un quartier voisin, mais l’armée s’est interposée. Des groupes divers participent aux manifestations, avançant divers griefs économiques et sociaux, et réclamant pour certains des législatives anticipées.

Les affrontements de samedi à Beyrouth

Cinq Palestiniens ont été blessés après que les forces israéliennes ont dispersé deux rassemblements rejetant la construction de colonies en Cisjordanie occupée. La répression du rassemblement hebdomadaire anti-colonisation dans la ville de Kafr Qaddum, au nord de la Cisjordanie s’est soldée par quatre manifestants, dont un photojournaliste, blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, et des dizaines de manifestants souffrant de suffocation due à l’inhalation de gaz lacrymogène. Un autre journaliste couvrant les manifestations a été blessé dans les environs de Kafr Qaddum par une balle réelle. Dans la ville de Nilin, à l’ouest de Ramallah, l’armée israélienne a utilisé des balles réelles sur des manifestants lançant des pierres sur les soldats.

Forces d'occupation en Cisjordanie

Mardi 12 mai au soir, un convoi militaire israélien revenait du village de Kobar où il avait pratiqué le “kin Punishment” sur la famille d’un prisonnier politique. Le Kin Punishment consiste à punir la famille d’un opposant politique. Sur son chemin du retour, des jeunes Palestinien.nes ont attaqué le convoi à l’aide d’engins pyrotechniques. Voir la vidéo

La jeunesse attaque un convoi militaire de l'armée d'occupation

La jeunesse attaque un convoi militaire de l’armée d’occupation

Malgré des mesures répressives accrues et une nouvelle vague d’arrestations dans diverses villes, de jeunes insurgés ont pris pour cibles plusieurs centres de répression en Iran la semaine dernière. Le 25 mai 2020, des centres répressifs de la milice du Bassidj à Kermanchah et à Goldasht de Karadj ont été incendiés. À Ispahan, le centre de la mobilisation des pasdarans, impliqué dans la répression des soulèvements, ont été pris pour cibles. À Qom, le siège des sites des pasdarans a également été visé. À Karadj, de jeunes rebelles ont brûlé le panneau à l’entrée du centre de la milice du Bassidj, responsable de la répression des étudiants.De nombreuses autres actions ont visés des institutions et des dispositifs de propagande du régime. Ce n’est pas la première fois d’une pareille vague d’attaques se produit (voir notre précédent article).

Attaques insurgées en Iran

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Mercredi 20 mai dans la matinée, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été victime d’une tentative d’enlèvement à Ramallah en Cisjordanie occupée par les forces spéciales israéliennes devant les locaux d’Addameer, une ONG de défense des prisonniers palestiniens dans laquelle il travaille.

Figure du mouvement des prisonniers palestiniens, il a été arrêté à plusieurs reprises et subit un acharnement de la part des autorités israéliennes. Le 30 septembre 2018, il était libéré après plus de 400 jours de détention administrative, sans charge ni procès (voir notre article).

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Mercredi 13 mai au matin, des affrontements ont éclaté dans le village d’al-Fawar près de Hébron en Cisjordanie occupée entre des jeunes palestiniens et l’occupation israélienne. Zaïd Qaysa, un jeune adolescent de 14 ans, a été assassiné d’une balle dans la tête pendant la riposte des soldats israéliens. L’opération militaire était organisée pour retrouver le responsable de la mort d’un soldat sioniste tué par un jet de pierre dans la nuit de lundi à mardi, lors d’un raid israélien dans le village de Yabad près de Jénine.

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Plusieurs rassemblements antigouvernementaux se sont tenus hier dans certaines villes irakiennes quelques jours seulement après l’arrivée au pouvoir du gouvernement du Premier ministre Mustafa Kadhemi. Des dizaines de personnes se sont ainsi rassemblées à l’épicentre du mouvement de protestation sur la place Tahrir de Bagdad au cris de “Le peuple veut la chute du régime!”. Les manifestant·es ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de sécurité qui utilisaien leur canon à eau ainsi que des gaz lacrymogènes. Les manifestant·es ont réussi à franchir une première barrière érigée par les forces de sécurité sur le pont Al-Jumhuriyah afin de bloquer l’accès à la zone verte de haute sécurité abritant des bureaux gouvernementaux et des ambassades étrangères. À Nasiriyah, un point chaud de protestation plus au sud, des dizaines de manifestants ont fermé des rues avec des pneus en feu et lancé des pierres sur les forces de sécurité, qui ont lancé des gaz lacrymogènes. Le nouveau Premier ministre fait, en effet, partie de la même classe politique vilipendée par le mouvement antigouvernemental qui dure depuis le mois d’octobre. Près de 550 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis le début du mouvement (voir notre article).

Manifestants à Bagdad

Irak – 31 manifestant·es tué·es et plusieurs centaines de blessé·es (archive)