Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

En 2011, au moment de la révolution qui a fait chuter Ben Ali, Sonia Jebali monte un syndicat UGTT soutenu par l’ensemble des ouvriers et ouvrières de l’usine Latelec, une filiale de Latécoère cliente de Airbus et de Dassault Aviation. Le syndicat stoppe les multiples violations commises à l’encontre des travailleurs, mais la répression patronale s’abat contre les ouvrières et les syndicalistes les plus combatives qui sont licenciées. Elles mènent la lutte qui a un écho international et se mettent en grève de la faim. Finalement, les ouvrières sont réintégrées, mais pas les syndicalistes (voir notre article).

Depuis, Sonia Jebali s’acharne à retrouver du travail, mais elle est blacklistée dans toutes les entreprises privées du pays. Atteinte d’une maladie grave et onéreuse, non prise en charge par la sécurité sociale tunisienne, elle demande à être embauchée dans la fonction publique. Sonia Jebali en grève de la faim depuis le 17 juin à la Ligue tunisienne des droits de l’homme, avec Besma Mahmoudi une autre tunisienne privée d’emploi qui a également entamé une grève de la faim dans les mêmes locaux.

Sonia Jebali

Sonia Jebali

Les Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté après les funérailles d’un jeune homme de la communauté, tué par un policier dimanche 30 juin, dénonçant le racisme de la police. En 2015, deux policiers avaient alors frappé à mort un Israélien d’origine éthiopienne, provoquant déjà des émeutes. Pendant deux jours les manifestants ont bloqué d’importants axes de circulation, créant d’immenses embouteillages. Des pneus ont été brûlés, quelques voitures incendiées et des projectiles lancés en direction des policiers. 136 personnes ont été arrêtées et 83 blessées. Le mouvement a pris de l’ampleur : des milliers de personnes ont participé à ces protestations, dans le Nord où l’incident mortel a eu lieu, mais aussi autour de Tel Aviv, Jérusalem et jusque dans le Sud près d’Ashdod.

Empoignades entre manifestants et policiers à  Kiryat Ata

Empoignades entre manifestants et policiers à Kiryat Ata

Suhaib Nasrallah, Malik al-Jaizawi et Mohammed Ajaj ont tous été arrêtés par les forces de sécurité jordaniennes sous l’accusation de « perturbation des relations avec un pays frère ». Ces trois jeunes hommes ont été arrêtés parce qu’ils faisaient partie des manifestations massives dénonçant la Conférence économique de Bahreïn organisée à la demande des États-Unis et de leurs alliés les plus réactionnaires du monde arabe. Toutes ces attaques s’inscrivent dans le prolongement d’une série de mesures répressives prises en Jordanie à l’encontre des militants palestiniens et de jordaniens anti-impérialistes et anti-sionistes.

Les manifestants arrêtés

Les manifestants arrêtés

80 Palestiniens blessés dans des manifestations de protestation après que les policiers israéliens aient tué un jeune homme de 20 ans qui leur avait lancé un feu d’artifice dans le quartier d’Issawiya (voir notre article).

Au cours des dernières semaines, la police israélienne pénétrait quotidiennement à Issawiya afin de retrouver la trace des membres d’une cellule clandestine du FPLP présumée être dans le quartier. Ces opérations de police ont conduit à des affrontements réguliers avec les résidents locaux, dont celui qui s’est soldé jeudi par la mort du jeune Mohammad Samir Obeid. Les manifestations de protestations ont été très violentes. Un centre communautaire du quartier qui sert souvent à la coordination avec les autorités israéliennes a été incendié. Un tribunal de Jérusalem a refusé vendredi à la famille d’Obeid le corps du jeune homme pour l’inhumation. La police a recommandé cette décision au tribunal car des funérailles publiques pourraient déclencher d’autres affrontements.

Affrontements hier vendredi à Issawiya

Affrontements hier vendredi à Issawiya

Alireza Shir-Mohammad-Ali était originaire du quartier de Naziabad, situé dans le sud de Téhéran. Il avait été arrêté et emprisonné en juillet 2018 suite aux manifestations contre le régime. Il avait été condamné à 8 ans de prison pour avoir insulté Khomeiny et Khamenei, et pour propagande contre le régime. Deux condamnés à mort, un assassin et un trafiquant de drogue, l’ont poignardé à 40 reprises le 10 juin alors qu’il menait une grève de la faim avec un autre prisonnier politique, Barzan Mohammadi. Ce dernier a également été poignardé par les deux criminels. Cette attaque a été commanditée par les autorités : aucun garde n’était dans la section lors du meurtre et les téléphones de ce quartier de la prison avaient été débranchés à ce moment.

Utiliser des prisonniers sociaux contre les prisonniers est une vieille pratique des autorités carcérales iraniennes. C’est ce qui explique qu’une des premières revendications des prisonniers politiques est la détention dans un quartier séparé. Le prisonnier politique anarchiste Soheil Arabi, actuellement en grève de la faim (voir notre article), détenu dans cette même prison, a lui aussi été violemment battu par des prisonniers sociaux à plusieurs reprises.

Alireza Shir-Mohammad-Ali

Alireza Shir-Mohammad-Ali

Un Palestinien de 20 ans a été tué au cours d’affrontements qui ont éclaté jeudi soir dans le quartier d’Issawiya, à Jérusalem-Est. Les gardes frontières israéliens ont tiré à balles de guerre contre Mohammed Obeid, 20 ans, qui aurait utilisé contre eux des feux d’artifices alors qu’ils menaient une opération répressive à Issawiya, provoquant la colère des jeunes du quartier.

Manifestant à Issawiya (archive)

Manifestant à Issawiya (archive)

Lundi 24 juin, plusieurs habitant·e·s de la ville d’Hébron ont manifesté devant un checkpoint de l’armée d’occupation pour protester contre la conférence de Bahreïn (une conférence organisée par les États-Unis qui met fin au projet d’un état palestinien indépendant). L’armée d’occupation a tiré des balles en caoutchouc ainsi que du gaz lacrymogène sur les manifestant·e·s. On compte au moins 4 personnes blessées.

Manifestation contre la conférence de Barheïn

Manifestation contre la conférence de Barheïn

Le prisonnier anarchiste Soheil Arabi a été arrêté en 2013 pour avoir rendu publics les textes anti-gouvernementaux et avoir critiqué la religion. Il a d’abord été condamné à mort, puis en appel, à 11 ans de prison qu’il passe dans la prison de Bozorg de Téhéran. Samedi 15 juin, Soheil Arabi a entamé une grève de la faim pour protester contre la surpopulation de la prison et le comportement violent des responsables de la prison. Une semaine après le début de cette grève, il a été transféré dans un établissement de santé pénitentiaire en raison de la détérioration de son état de santé.

Plus d’infos ici

Tag de solidarité avec Soheil Arabi

Tag de solidarité avec Soheil Arabi

Au moins 81 Palestiniens ont été blessés vendredi après-midi lors d’affrontements entre des manifestants et des soldats israéliens dans l’est de la bande de Gaza, près de la frontière. Ce sont ainsi 79 manifestantset deux ambulanciers qui ont été blessés alors que les manifestants s’étaient rassemblés près de la frontière, avaient agité des drapeaux palestiniens, scandé des slogans contre Israël et jeté des pierres sur les soldats israéliens stationnés à la frontière.

Les soldats ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc et des belles de guerre pour tenir les manifestants à l’écart de la barrière de la frontière. Les manifestations faisaient partie des manifestations et rassemblements anti-israéliens hebdomadaires, mieux connus sous le nom de “Grande Marche du Retour”, qui ont débuté fin mars de l’année dernière.

Manifestant blessé et emporté à Gaza

Manifestant blessé et emporté à Gaza

Un groupe d’activistes s’est fait arrêter à Marivan (Kurdistan iranien) le 16 mai dernier lors d’une manifestation contre les violences faites aux femmes. Alors que les féminicides se multiplient dans la région, les activistes s’étaient rassemblé-e-s à la tombe d’une femme récemment assassinée. Parmi les activistes arrêtées, il y avait trois femmes kurdes. Deux d’entre elles sont accusées d’avoir “perturbé l’ordre public”.

Marivan rassemblement

Marivan rassemblement