L’Egypte a procédé à la libérations de quelques détenus, suivant les recommandations du Comité du pardon présidentiel qui a suggéré de réexaminer une liste de plus de 1.000 prisonniers politiques. La justice égyptienne a ainsi libéré Abdel Rahman Tarek, Kholoud Saeed et 9 autres détenus qui avaient été arrêtés arbitrairement depuis 2018. Ces libérations au compte-goutte et selon des critères qui restent à la discrétion de l’appareil sécuritaire, semblent liée au « dialogue national » promis par le président Abdel Fattah Al-Sissi. Elles semblent servir surtout à coopter certains opposants accommodants, pour mieux en exclure d’autres.

Le 9 mai, Tarek al Kholi, membre de la Commission des grâces présidentielles et député, avait déclaré que les «membres de groupes terroristes» ou les personnes impliquées dans des faits de violence ne pourraient pas bénéficier d’une grâce. Or, des milliers de personnes sont maintenues en détention provisoire de manière prolongée en Égypte après avoir fait l’objet d’accusations infondées d’«appartenance à un groupe terroriste». Youssef Mansour, par exemple, est un avocat spécialisé dans la défense des droits humains, détenu depuis le 24 mars sous cette accusation, uniquement en raison de propos critiques sur les réseaux sociaux. Des milliers d’autres personnes accusées de violences ont été emprisonnées à l’issue de procès de masse devant des tribunaux d’exception ou des tribunaux militaires.

Arrestation en Egypte (archive)

 

Dossier(s): Monde arabe et Iran

Trois jeunes Palestiniens ont été blessés par balles réelles, et des dizaines d’autres ont été asphyxiés lors des affrontements qui ont éclaté le 1er juin dans le camp de réfugiés d’al-Arroub, au nord d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée. De violents affrontements avaient éclaté pendant la nuit entre les soldats de l’armée israélienne et les jeunes du camp dans tout le camp, au cours desquels les forces ont tiré des balles de calibre 22, (connues sous le nom de munitions Toto), et des bombes lacrymogènes en direction des résidents du camp et de leurs maisons.

Le camp d’al-Arroub

Dossier(s): Monde arabe et Iran

Vendredi 27 mai, au cinquième jour du soulèvement d’Abadan, les habitants de plusieurs villes, dont Ahwaz, Khorramchahr (photo), Omidiyeh, Chiraz, Behbahan, Chahinchahr, Ispahan, Yazd, Bouchehr, Bandar Abbas, Mahshahr, Sar-Bandar et Baghmalek sont descendus dans la rue en solidarité avec les habitants d’Abadan, en scandant des slogans contre le régime clérical. A Abadan, des habitants se sont à nouveau rassemblés devant la municipalité. Les forces répressives sont intervenues en ouvrant le feu, blessant plusieurs manifestants.

 

Dossier(s): Monde arabe et Iran

Trois personnes ont été arrêtées lors d’affrontements entre la police et des militants de gauche rassemblés avant une manifestation prévue à la colonie sioniste de Homesh. Homesh est devenu un symbole aussi bien pour les sionistes que pour les Palestiniens de Cisjordanie. Toutes les colonies sont illégales aux yeux de la loi internationale, mais celle-ci a ceci de particulier qu’elle est illégale aux yeux de la loi israélienne. C’est fort de cet argument que centaines de militants du groupe israélien « La Paix maintenant » avaient déclaré qu’ils iraient Homesh samedi avec des bulldozers et de détruire l’implantation.

La police et l’armée ont bloqué la route pour empêcher les manifestants de se mettre en route, et les conducteurs d’engins ont été arretés. Des incidents ont opposés manifestants et policiers. L’argument des forces de l’ordre était que la manifestation était illégale, mais ces meme forces ont non seulement toléré mais protégé au meme endroit une manifestion illégale de 20 000 activistes de la droite sioniste. Cet incident  de samedi est survenue un jour après que des centaines de colons sionistes ont attaqué le village palestinien de Burqa, voisin d’Homesh, ont jeté des pierres sur les maisons, ont fait usage d’armes à feu et ont mis le feu aux champs.

Dossier(s): Monde arabe et Iran

Un enfant palestinien de 15 ans a été abattu par les militaires israéliens vendredi soir dans le village d’Al-Khader, au sud de Bethléem en Cisjordanie occupée. Ghuneim revenait d’une fete familiale lorsqu’il a été surpris par la présence de soldats d’occupation israéliens dans le village. Alors qu’il essayait de se cacher dans un parking, il a été pris pour cible par les soldats israéliens qui ont tiré sur lui à balles réelles et l’ont tué de sang-froid. Les magasins et les entreprises sont restés fermés le lendemain à Bethléem, en signe deuil. L’armée israélienne a tué cinq mineurs palestiniens rien que ce mois-ci et 13 au total depuis le début de l’année.

Zaid Ghuneim

Dossier(s): Monde arabe et Iran

En décembre, Alaa Abdel Fattah, 40 ans, avait écopé de cinq ans de prison pour « diffusion de fausses informations » et son ancien avocat Mohamed al-Baqer et le blogueur Mohamed Ibrahim, alias Oxygen, de quatre ans. Condamnés par un tribunal d’exception, ils n’ont pas le droit d’interjeter appel. Après avoir publié « You Have Not Yet Been Defeated », en octobre 2021, avec la complicité des siens, le militant de gauche âgé de 40 ans, qui a passé depuis 2013 l’essentiel de son temps en prison, a mené, lundi 23 mai, son cinquante-deuxième jour de grève de la faim. Transféré mercredi 18 mai depuis la prison de haute sécurité de Tora, au Caire, il conduit désormais cette lutte dans le nouveau centre de détention de Wadi Natroun, présenté comme un modèle par les autorités.

Dossier(s): Monde arabe et Iran

Les soldats israéliens ont tiré à balles réelles lors de violentes confrontations avec des jeunes dans la rue Haifa, à Jénine, samedi à l’aube, tandis que des véhicules de l’armée avaient tenté d’avancer vers la périphérie du camp. Amjad Al-Fayed, e de 17 ans a été tué et un autre adolescent a été grièvement blessé. Le jeune homme qui ne portait pas d’arme mais était actif sur les médias sociaux et dans le groupe ‘Wasp’s Nest’, qui transmet des nouvelles de Jénine.

Une marche a été lancée devant l’hôpital Ibn Sina de Jénine dès l’annonce de l’assassinat d’Al-Fayed. Des personnes en deuil ont porté son corps et ont parcouru les rues de la ville et son camp. Ils ont scandé des slogans condamnant les crimes de l’occupation israélienne. Plus tard, de grandes foules à Jénine ont assisté aux funérailles de l’adolescent. Une grève générale a également été observée à Jénine pour exprimer la colère suscitée par le meurtre d’Al-Fayed. Avec cette, le nombre de victimes palestiniennes de l’occupation à Jénine et dans son camp s’élève à 20 depuis le début de l’année.

Dossier(s): Monde arabe et Iran

La police de Berlin a interdit toute commémoration publique du 74e anniversaire de la Nakba. Les événements interdits par la police comprennaient deux marches, deux stands de sensibilisation et un rassemblement culturel, prévus les 13, 14 et 15 mai. Samidoun Deutschland était l’organisateur de l’une des marches annulées, Palestine Speaks l’organisateur d’une autre, et l’événement culturel était organisé par un groupe d’organisations communautaires palestiniennes. Après l’interdiction, une demande de veillée commémorative pour la journaliste palestinienne Shireen Abu Aqleh – abattue par les forces d’occupation israéliennes – a également été interdite en tant que « remplacement des événements interdits ». Hier, le 15 mai, jour de la Nakba, de nombreuses organisations ont défié l’interdiction.

 

Le Croissant-Rouge palestinien a traité 16 blessures survenues lors de confrontations avec l’armée israélienne à l’entrée des villes de Ramallah et d’Al-Bireh (centre). Il s’agissait de 7 blessés par balles réelles qui ont été transférés au complexe médical palestinien de Ramallah, de 3 blessures par balles métalliques recouvertes de caoutchouc, d’une brûlure, d’une chute et de 4 cas d’asphyxie due au gaz lacrymogène. Des dizaines de Palestiniens ont lancé des pierres contre des unités de l’armée israélienne à l’entrée des deux villes, en marge des marches marquant le 74e anniversaire de la Nakba.

Des affrontements similaires ont éclaté à l’ouest de la ville de Tulkarm (nord) et à proximité de l’université Al-Quds dans la ville d’Abu Dis, à l’est de la ville. Des dizaines d’étudiants des universités de « Khadouri » à Tulkarm et « Al-Quds » à Abu Dis ont souffert d’asphyxie après avoir inhalé du gaz lacrymogène, et qu’ils ont été soignés sur place. Le 15 mai de chaque année, les Palestiniens organisent des marches et des veillées pour commémorer la Nakba, l’expulsion des Palestiniens de leurs terres par les groupes armés sionistes en 1948. Environ 800 000 Palestiniens ont été contraints de quitter leur foyer sous la menace au cours de cette année qui a vu la fondation d’Israël.

Dossier(s): Monde arabe et Iran