Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

80 Palestiniens blessés dans des manifestations de protestation après que les policiers israéliens aient tué un jeune homme de 20 ans qui leur avait lancé un feu d’artifice dans le quartier d’Issawiya (voir notre article).

Au cours des dernières semaines, la police israélienne pénétrait quotidiennement à Issawiya afin de retrouver la trace des membres d’une cellule clandestine du FPLP présumée être dans le quartier. Ces opérations de police ont conduit à des affrontements réguliers avec les résidents locaux, dont celui qui s’est soldé jeudi par la mort du jeune Mohammad Samir Obeid. Les manifestations de protestations ont été très violentes. Un centre communautaire du quartier qui sert souvent à la coordination avec les autorités israéliennes a été incendié. Un tribunal de Jérusalem a refusé vendredi à la famille d’Obeid le corps du jeune homme pour l’inhumation. La police a recommandé cette décision au tribunal car des funérailles publiques pourraient déclencher d’autres affrontements.

Affrontements hier vendredi à Issawiya

Affrontements hier vendredi à Issawiya

Alireza Shir-Mohammad-Ali était originaire du quartier de Naziabad, situé dans le sud de Téhéran. Il avait été arrêté et emprisonné en juillet 2018 suite aux manifestations contre le régime. Il avait été condamné à 8 ans de prison pour avoir insulté Khomeiny et Khamenei, et pour propagande contre le régime. Deux condamnés à mort, un assassin et un trafiquant de drogue, l’ont poignardé à 40 reprises le 10 juin alors qu’il menait une grève de la faim avec un autre prisonnier politique, Barzan Mohammadi. Ce dernier a également été poignardé par les deux criminels. Cette attaque a été commanditée par les autorités : aucun garde n’était dans la section lors du meurtre et les téléphones de ce quartier de la prison avaient été débranchés à ce moment.

Utiliser des prisonniers sociaux contre les prisonniers est une vieille pratique des autorités carcérales iraniennes. C’est ce qui explique qu’une des premières revendications des prisonniers politiques est la détention dans un quartier séparé. Le prisonnier politique anarchiste Soheil Arabi, actuellement en grève de la faim (voir notre article), détenu dans cette même prison, a lui aussi été violemment battu par des prisonniers sociaux à plusieurs reprises.

Alireza Shir-Mohammad-Ali

Alireza Shir-Mohammad-Ali

Un Palestinien de 20 ans a été tué au cours d’affrontements qui ont éclaté jeudi soir dans le quartier d’Issawiya, à Jérusalem-Est. Les gardes frontières israéliens ont tiré à balles de guerre contre Mohammed Obeid, 20 ans, qui aurait utilisé contre eux des feux d’artifices alors qu’ils menaient une opération répressive à Issawiya, provoquant la colère des jeunes du quartier.

Manifestant à Issawiya (archive)

Manifestant à Issawiya (archive)

Lundi 24 juin, plusieurs habitant·e·s de la ville d’Hébron ont manifesté devant un checkpoint de l’armée d’occupation pour protester contre la conférence de Bahreïn (une conférence organisée par les États-Unis qui met fin au projet d’un état palestinien indépendant). L’armée d’occupation a tiré des balles en caoutchouc ainsi que du gaz lacrymogène sur les manifestant·e·s. On compte au moins 4 personnes blessées.

Manifestation contre la conférence de Barheïn

Manifestation contre la conférence de Barheïn

Le prisonnier anarchiste Soheil Arabi a été arrêté en 2013 pour avoir rendu publics les textes anti-gouvernementaux et avoir critiqué la religion. Il a d’abord été condamné à mort, puis en appel, à 11 ans de prison qu’il passe dans la prison de Bozorg de Téhéran. Samedi 15 juin, Soheil Arabi a entamé une grève de la faim pour protester contre la surpopulation de la prison et le comportement violent des responsables de la prison. Une semaine après le début de cette grève, il a été transféré dans un établissement de santé pénitentiaire en raison de la détérioration de son état de santé.

Plus d’infos ici

Tag de solidarité avec Soheil Arabi

Tag de solidarité avec Soheil Arabi

Au moins 81 Palestiniens ont été blessés vendredi après-midi lors d’affrontements entre des manifestants et des soldats israéliens dans l’est de la bande de Gaza, près de la frontière. Ce sont ainsi 79 manifestantset deux ambulanciers qui ont été blessés alors que les manifestants s’étaient rassemblés près de la frontière, avaient agité des drapeaux palestiniens, scandé des slogans contre Israël et jeté des pierres sur les soldats israéliens stationnés à la frontière.

Les soldats ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc et des belles de guerre pour tenir les manifestants à l’écart de la barrière de la frontière. Les manifestations faisaient partie des manifestations et rassemblements anti-israéliens hebdomadaires, mieux connus sous le nom de “Grande Marche du Retour”, qui ont débuté fin mars de l’année dernière.

Manifestant blessé et emporté à Gaza

Manifestant blessé et emporté à Gaza

Un groupe d’activistes s’est fait arrêter à Marivan (Kurdistan iranien) le 16 mai dernier lors d’une manifestation contre les violences faites aux femmes. Alors que les féminicides se multiplient dans la région, les activistes s’étaient rassemblé-e-s à la tombe d’une femme récemment assassinée. Parmi les activistes arrêtées, il y avait trois femmes kurdes. Deux d’entre elles sont accusées d’avoir “perturbé l’ordre public”.

Marivan rassemblement

Marivan rassemblement

Le ministère palestinien de la Santé a annoncé que 34 manifestants, dont deux urgentistes, ont été blessés par les forces de l’armée israélienne à l’est de la Bande de Gaza vendredi au cours de leur participation à la marche pacifique du Retour. Un des urgentistes a été blessé par les balles en caoutchouc des forces de l’occupation. Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Palestiniens se rassemblent à proximité de la barrière de sécurité séparant la Bande de Gaza d’Israël, dans le cadre de la “Grande marche du Retour”. Cette initiative pacifique vise à rompre le siège imposé à Gaza depuis plus de 10 ans. Les manifestants réclament également le droit des Palestiniens au retour.

Manifestant à Gaza

Manifestant à Gaza

Les autorités israéliennes viennent de renouveler la détention administrative de Ghassan Zawahreh pour une durée de 6 mois renouvelable parce qu’il “constitue une menace pour la sécurité de la région dans laquelle il vit et qu’il est un responsable du Front populaire de libération de la Palestine”. Ghassan Zawahreh, 34 ans, est un résident du camp de réfugiés de Dheisheh à Bethléem, il a passé près de dix ans en détention à la suite d’arrestations multiples. Sa main droite est handicapée après avoir été battu lors d’une précédente arrestation par les forces d’occupation israéliennes. Il a également été blessé à la jambe et au genou gauche après avoir été battu lors de sa première arrestation en 2002, pour laquelle il s’est vu refuser un traitement pendant trois ans.

Arrêté le 4 août 2014, il a été envoyé en détention administrative, qui a été renouvelée trois fois. Après 40 jours de grève de la faim, ses camarades et lui-même ont mis fin à leur grève avec un accord de libération le 30 novembre 2015. Pendant son séjour en prison, son frère Moataz a été abattu par les forces d’occupation israéliennes alors qu’il participait à une manifestation dans le camp de Dheisheh. Ghassan Zawahreh a de nouveau été arrêté le 19 juillet 2016.

Ghassan Zawahreh

Ghassan Zawahreh

Édit 05/06 : Le bilan depuis lundi s’élève désormais à 60 morts selon un bilan d’un comité de médecins.

Depuis le 6 avril, plusieurs dizaines de milliers de manifestant·e·s menaient un sit-in devant le quartier général de l’armée à Khartoum. Initialement mis en place dans le cadre du mouvement de plusieurs mois pour réclamer le départ du président président Omar el-Béchir, destitué cinq jours plus tard par l’armée (voir notre article), le mouvement s’est poursuivi exiger le transfert du pouvoir aux civils. Un conseil militaire a effectivement pris le pouvoir au Soudan prétendant assurer une période de transition.

Lundi 3 juin, l’armée est intervenue contre les manifestant·e·s. L’attaque a fait au moins 35 morts et 116 blessés. L’assaut des militaires était coordonné : des barrages routiers ont été installés par l’armée, qui s’est déployée dans toute la capitale. Au même moment, les sit-in des villes de Damazin, Port-Soudan et Al-Qadarif étaient également dispersés. A Khartoum, des arrestations, des flagellations, des bastonnades ont été filmées dans plusieurs quartiers.

Barricade au Soudan