Après avoir été incarcérée durant plus de dix mois, Ilham Hasnouni a été jugée et condamnée à la mi-août à 10 mois de prison pour son implication dans les événements du mouvement estudiantin dirigé par les militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) des 14 et 15 mai 2008. Ayant déjà purgé l’équivalent de sa condamnation, elle a donc été libérée. Quelques jours après sa libération, elle a accordé une interview au magazine ‘Red Flag’ du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne. Ci-dessous, la traduction de cet entretien effectuée par nos soins.

Interview d’Ilham Hasnouni – format pdf

Les prisonniers politiques palestiniens membres du FPLP ont annoncé qu’ils entamaient une grève de la faim ce 27 septembre. Ils revendiquent la fin du régime d’isolement pour le secrétaire général du FPLP Ahmad Sa’adat et pour tous les prisonniers politiques palestiniens, la fin de la politique de répression et d’humiliation des visiteurs des prisonniers (y compris le blocage des familles aux check-points), la fin de la politique d’humiliation des prisonniers et des transferts incessants d’une prison à l’autre.

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Cette nuit déjà, l’armée a attaqué le campement situé sur la ‘Place du Changement’ où campent depuis plus de huit mois des militants opposés au régime. L’offensive a fait 17 morts et 55 blessés. Cet après-midi, le corps d’élite de l’armé a bombardé les abords de la place, visant principalement le camp d’une division de l’armée qui s’est récemment alliée aux manifestants et qui s’était déployée autour de la place pour les protéger. Soixante obus ont été largués au moment où des centaines de milliers de manifestants commençaient à défiler aux abords de la place, faisant onze morts et 112 blessés.

Après les violents affrontements d’hier, des milliers de manifestants s’étaient à nouveau massés dans les rues de Sanaa, mais également dans plusieurs autres villes du pays, pour exiger un changement de régime ainsi que pour dénoncer les violences des autorités. Cette nouvelle manifestation de contestation ne les a pourtant pas empêcher de réitérer leur répression ce matin. A Taïz (sud-ouest), deux manifestants ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans des affrontements avec les forces gouvernementales. A Sanaa, le corps d’élite de l’armée s’set massivement déployé en milieu de matinée et des explosions ont été entendues à travers tout le centre-ville. Au total, ce sont vingt personnes qui ont été tuées, soit par des tirs de snipers, par ceux des forces de sécurité ou des partisans armés du régime.

Répression et blessés à Sanaa

Répression et blessés à Sanaa

Ce dimanche, des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées sur le ‘Place du changement’ à Sanaa où campent, depuis le mois de février, des manifestants qui réclament le départ du président. Les autorités ont violemment dispersé le rassemblement. Elles ont utilisé des balles réelles, du gaz lacrymogènes et des canons à eau, faisant vingt morts et plus de 500 blessés. 25 d’entre eux se trouvent dans un état très grave et plusieurs manifestants souffrent de problèmes respiratoires à cause du gaz. D’autres manifestations ont également eu lieu dans trois villes situées au sud de la capitale (Taëz, Ibb et Dhammar) ainsi qu’à Saada (nord) pour dénoncer les violences récurrentes des forces de l’ordre.

Après Sbeitla et Douz, c’est au tour de Sidi Bouzid d’être le théâtre de violents accrochages entre deux groupes de personnes. Ces affrontements se sont déroulés hier samedi. Tout aurait commencé quand un groupe de fidèles a « conseillé », à la sortie d’une mosquée, à un autre groupe de jeunes, de cesser de jouer les anarchistes et d’arrêter de créer des problèmes dans les rues de la région. Le « conseil » a été très musclé puisque le groupe de fidèles a agressé l’autre puis s’en est pris aux jeunes filles qui ne portaient pas le voile. Ces dernières ont été menacées. Par la suite, le groupe de jeunes est revenu renforcé et armé de pierres pour riposter. Le groupe des fidèles s’est réfugié dans la mosquée.

Le PJAK a annoncé mardi 6 avoir rendu les corps de douze soldats iraniens qui étaient tombés tués pendant trois jours de combats entre le 2 et le 4 septembre. Le PJAK (ou plus exactement sa branche armée, la HRK) affirme qu’au moins 107 soldats iraniens auraient été tués dans les affrontements qui ont eu lieu dans la région de Qandil, et 16 autres à Bane et à Sardasht, deux villes kurdes iraniennes. Un tank et six véhicules militaires auraient été détruits.

Le PJAK a annoncé le 5 septembre un cessez-le-feu, appelant au dialogue pour une solution pacifique, après trois jours de combats violents. Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a affirmé son soutien à la trêve du PJAK. Le régime iranien n’a pas rejeté officiellement la trêve mais il a demandé des « clarifications ». « La proposition de cessez-le feu du groupe terroriste PJAK n’est pas claire, et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan (d’Irak) qui fait office d’intermédiaire doit la clarifier le plus tôt possible », a affirmé les Gardiens de la révolution, « Dès que les conditions de ce cessez-le-feu auront été clarifiées, les Gardiens de la révolution annonceront leur décision » de l’accepter ou non. Deux civils irakiens ont encore été tués et deux autres blessées dans les bombardements iraniens, mais ceux-ci ont cessé après la trêve du PJAK.

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Selon les autorités iraniennes, leurs forces auraient tué trente combattants kurdes depuis le début de leur seconde offensive de l’été dans la région des monts Qandil, à la frontière entre l’Iran et le Kurdistan irakien. Quarante autres auraient été blessés. Toutes les victimes seraient des militants du Parti pour une vie libre du Kurdistan. Dimanche, un porte-parole du PJAK en a appelé aux forces iraniennes d’interrompre leurs attaques contre les bases de la guérilla afin de permettre l’ouverture d’un dialogue, dont le but serait de faire entendre et respecter les exigences des groupes kurdes pour que leurs droits soient respectés en Iran. Le porte-parole de l’armée iranienne a immédiatement refusé cet appel au cessez-le-feu. L’offensive pour déloger le PJAK de ses positions en Iran (tout en poursuivant également les attaques dans le Kurdistan irakien) va donc continuer. Le PJAK a répliqué en affirmant que l’Iran serait responsable de la réponse de ses combattants face à ce refus.

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Deux quartiers de la capitale algérienne ont été le théâtre d’affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre ce samedi. Les habitants étaient descendus dans la rue pour réclamer un nouveau plan de relogement. En effet, les autorités ont prévu de les installer à Draria (banlieue sud-ouest) alors qu’ils avaient demandé à être logés dans la banlieue ouest, à Messous. Les manifestants ont bloqué divers axes routiers durant une grande partie de la journée, immobilisant totalement la circulation. Des violences ont éclaté suite à l’intervention des forces de l’ordre. Deux manifestants et un policier ont été blessés.