La police a réprimé à coups de matraque une marche étudiante et a procédé à plus de 120 interpellations, mardi 10 mars. Les policiers anti-émeute sont entrés dans un monastère bouddhiste où une partie des manifestants contre la réforme de l’éducation avait trouvé refuge, à Letpadan, dans le centre du pays. La tension était montée d’un cran lorsque les quelque cent cinquante opposants bloqués par la police depuis une semaine ont tenté mardi matin de briser le cordon qui les encerclait. Les étudiants estiment que les autorités n’ont pas respecté un accord conclu entre les deux parties, qui devait permettre la poursuite de la marche vers Rangoun.

Les étudiants jugent antidémocratique la réforme de l’éducation et réclament des changements, dont la décentralisation du système éducatif, la possibilité de créer des syndicats et un enseignement dans les langues des nombreuses minorités ethniques du pays.

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La NPA de Mindanao a libéré jeudi trois membres de la police capturés à la fin de l’année dernière. Les policiers ont été remis au maire de Davao City, dans Surigao del Norte. Deux de ces policiers avaient été capturés dans l’attaque d’un poste de police à Surigao del Norte le 16 novembre. Le troisième avait été capturé par les guérilleros maoïstes quatre jours plus tôt.

Tsutomu Shirosaki a été arrêté en 1971 à Tokyo pour avoir participé à des hold up pour financer les groupes révolutionnaires. Le 28 septembre 1977, cinq membres de l’Armée rouge japonaise ont détourné un boeing de la Japan Airlines vers le Bangladesh et obtenu 6 millions de dollars et la libération de six prisonniers politiques dont Tsutomu Shirosaki. Les membres du commandos et les prisonniers libérés, se sont rendus en Algérie, puis au Liban. Shirosaki, n’a pas intégré l’Armée rouge japonaise. Il a préféré devenir un combattant de la révolution palestinienne dans le FPLP.

Le 14 mai 1986, deux roquettes ont été tirés dans l’enceinte de l’ambassade américaine à Jakarta, en Indonésie. Deux autres roquettes ont été tirées à partir vers l’ambassade du Japon et une voiture piégée a explosé devant l’ambassade du Canada. La Brigade Internationale Anti-impérialiste a revendiqué ces actions comme réponse au sommet du G7 à Tokyo. Peu après, le gouvernement japonais a annoncé qu’une empreinte digitale de Tsutomu Shirosaki avait été trouvée dans la chambre d’hôtel où les roquettes ont été lancées à l’ambassade du Japon. Au moment de ces actions, Tsutomu Shirosaki était au Liban. Après les accords d’Oslo, la situation est devenue difficile pour les révolutionnaires au Liban et Shirosaki a du quitter le pays. En décembre 1987, les autorités italiennes ont annoncé une mandats d’arrêt internationaux pour Tsutomo Shirosaki et un autre membre présumé de l’Armée rouge japonaise, Junzo Okudaira, pour une attaque contre l’ambassade américaine à Rome six mois plus tôt.

Le 21 septembre 1996, la police locale de Katmandou, au Népal arrête Tsutomu Shirosaki et le remet au FBI. Extradé aux États-Unis. Au procès Tsutomu Shirosaki a dit qu’il n’avait eu aucun rôle dans les attentats de Jakarta et dénonce un montage policier. Il est condamné à plusieurs peines pour une durée totale d’emprisonnement de 30 ans. qu’il purge dans la prison de haute sécurité de Terre Haute. Agé de 67 ans, qui a gardé ses convictions politiques, a été libéré le 16 janvier dernier, mais le ministère américain de la Justice l’a expulsé vers le Japon. La police de Tokyo a arrêté Shirosaki dès son arrivée à l’aéroport de Narita. L’Etat japonais veut se venger de l’héritage de l’Armée rouge japonaise et punir Shirosaki pour sa revendication de responsabilité de rejoindre le FPLP quand il était au Liban.

C’est au total huit guérilleros maoïstes et quatre militaires qui ont été tués dans des affrontements distincts dans le sud des Philippines. Une femme et six hommes, membres de la NPA, ont été tués dans des accrochages lundi près aLabel sur la côte sud de l’île de Mindanao.

L’attaque d’un poste de police dans la ville méridionale de Mati par une cinquantaine de guérilleros portant des uniformes de l’armée, s’est soldée par la mort d’un assaillant. Un policier a aussi été blessé dans l’assaut qui a été interrompu par l’arrivée de renforts de l’armée. Un IED déclenché à cde moment par les guérilleros a tué trois soldats et en a blessé quatre autres. Un soldat qui passait par un des barrage de sécurité mis en place par la guérilla pour couvrir l’attaque du commissariat a également été tué.

Cinq combattants de la NPA, dont un commandant, ont été tué ce lundi matin dans un combat à Label (Sarangani, Mindanao). Le commandant était connu sous l’alias de « Ka Lucas », il était secrétaire du Front 75 de la région de Far South Mindanao. C’est un détachement de la 1002e brigade de l’armée qui a repéré puis poursuivi le groupe de guérilleros jusqu’à le rattraper. Les militaires ont récupéré sur le terrain six armes automatiques.

Le bilan s’est par contre alourdi pour l’armée lors de l’engagement d’hier. Ce sont finalement trois militaires qui ont été tués par l’explosion d’un IED tandis qu’ils se portaient au secours d’un commissariat de police attaqué par la guérilla.

Au moins deux militaires et un guérillero maoïste ont été tués lorsqu’une unité de la NPA a attaqué un commissariat de police à Mati City, Davao Oriental, ce dimanche soir. Un policier a également été blessé. Les guérilleros étaient entré dans la ville à bord d’un camion et d’un van. Les militaires appartenaient à 701e Brigade de l’armée qui s’était porté au secours du commissariat attaqué. La guérilla a d’ailleurs fait exploser deux IED près des casernements de la 701e Brigade, à Barangay Don Martin Marundan.

Les troupes de la 3e Division d’infanterie de l’armée philippines ont découvert deux camps de la guérilla maoïste à Iloilo. Le premier était localisé à Sitio Tig-atay, Barangay Igpaho. Découvert le 6 février, il abritait 70 personnes et était composé de 12 bunkers, 15 postes, deux salles de bain, une salle de cours et une cuisine. Deux jours plus tard un autre camp de la NPA était découvert à Sitio Tigmarabas, Barangay Ongyod. Conçu pour 50 personnes, il comprenait 20 bunkers, 5 postes de guet, deux salles de bain et un bâtiment administratif. A chaque fois, les guérilleros avaient évacués le camp avec armes et bagages.

Une opération militaire et policière conjointe a abouti à la capture de Raunil Nudalo Mortejo et Jasmin Castor Badilla à Matanao (Davao del Sur). Ils ont été appréhendés dans une maison louée à Barangay Sinaragan. Membres du Comité régional sud de Mindanao, ils étaient recherchés pour enlèvement, détention illégale grave et le vol avec violence ou d’intimidation selon un mandat délivré par un tribunal de Compostela Valley. Mortejo, également connu sous les pseudonymes « Nestor » et « Angkol, » commandait une unité de la NPA qui a mené plusieurs opérations contre l’armée à Compostela Valley et dans le Davao Oriental. Badilla dirigerait le service médical de la NPA pour le Comité régional sud de Mindanao.

Un autre dirigeant de la NPA a été arrêté par la police et les forces militaires à Barangay Lumintao, dans Quezon. Reboy Gandinao était recherché comme commandant d’une unité de guérilla.

Des unités dépendant du Commandement de Mindanao de l’Est (Eastmincom) ont lancé dimanche une grande opération de poursuite des combattants de la NPA qu’ils ont affrontés à Barangay Dagohoy, (Talaingod, Davao del Norte). Un détachement du 68e bataillon d’infanterie de l’armée philippine effectuait une patrouille à Barangay Dagohoy quand ils ont croisé un groupe de guérilleros samedi après-midi. La fusillade a duré environ 20 minutes avant que les guérilleros se retirent, abandonnant derrière eux quelques bagages, des mines terrestres, des kits médicaux et des documents politiques. Dans un incident distinct, un détachement du 60e bataillon d’infanterie a accroché un groupe de guérillero à Barangay Andap, (Laak, Compostela Valley) vendredi matin. La fusillade a duré environ 30 minutes.

Reynaldo Hugo, alias «Adel», «Bitoy», «Yulo » et « Julian », qui serait membre du comité exécutif et commandant en second de la NPA à Bicol, a été arrêté par la police à Cabuyao (Laguna) mardi soir. Il était recherché pour des opérations de la guérilla ayant entraîné la mort de plusieurs policiers et militaires en 2011 et 2012 en Camarines Sur et en Camarines Norte.