Samedi soir, le président Lasso a mis fin à l’état d’urgence déclaré il y a huit jours dans six des 24 provinces du pays, les plus touchées par les manifestations. Ce couvre-feu prévoyait la mobilisation de l’armée et un couvre-feu nocturne de sept heures pour trois provinces, notamment Pichincha, dont la capitale est Quito. Près de 14 000 manifestants indigènes sont mobilisés dans tout le pays pour protester contre la hausse du coût de la vie et exiger notamment une baisse des prix des carburants. Les affrontements ont fait six morts et des dizaines de blessés. Quito est en grande partie paralysée et ses accès bloqués par de nombreux barrages routiers. Les manifestants ont tenté à deux reprises, jeudi et vendredi, de pénétrer dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, d’où ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.

Dossier(s): Amérique Latine

Avant même le début du rassemblement, la police antiémeute a effectué une descente musclée dans les cafés et les rues du quartier de Cihangir, autour de l’emblématique place Taksim, arrêtant les personnes qui s’y trouvaient. Selon le comptage des organisateurs de la marche, quelque 200 personnes ont au total été appréhendées en plusieurs vagues. Certaines, dont le photographe de l’AFP Bülent Kilic, ont été relâchées peu avant 23 h, plus de six heures après leur interpellation. Mais la plupart des personnes interpellées étaient toujours aux mains de la police. Douze personnes ont été également arrêtées dans la ville d’Izmir (ouest). Comme chaque année désormais, la Marche des Fiertés avait été interdite par le gouverneur de la ville, mais des centaines de manifestants brandissant des drapeaux arc-en-ciel se sont rassemblés dans les rues adjacentes à la place Taksim, entièrement fermée au public. Depuis un spectaculaire défilé en 2014 de plus de 100 000 personnes à Istanbul, les autorités turques ont progressivement interdit la Marche des Fiertés, avançant des raisons de sécurité.

Dossier(s): Turquie-Kurdistan

Au moins 130 manifestants palestiniens ont été blessés vendredi lors d’affrontements avec des soldats israéliens dans plusieurs villages de Cisjordanie. Parmi les blessés, trois ont été touchés par des balles réelles et neuf par des balles en caoutchouc, tandis que les autres ont inhalé de doses massives de gaz lacrymogènes. De violents affrontements ont éclaté entre des manifestants anti-colonisation et des soldats israéliens dans les villages de Beita et Beit Dajan, respectivement au sud et à l’est de la ville de Naplouse, et dans le village de Kafr Qaddum, à l’est de la ville de Qaqilya. Les manifestants ont brûlé des pneus et jeté des pierres sur les soldats israéliens stationnés dans les périmètres des villages. Beita, Beit Dajan et Kafr Qaddum sont le théâtre de manifestations hebdomadaires de Palestiniens contre l’expansion des colonies israéliennes.

 

Dossier(s): Monde arabe et Iran

Mercredi 21 juin, les étudiants de la faculté d’agronomie a bloqué la route Roosevelt pour exprimer leur rejet de l’élection d’un magistrat permanent à la Cour constitutionnelle par le Conseil supérieur de l’université. Pendant que la séance se déroulait et que les conseillers élisaient le magistrat, la police nationale a réprimé la manifestation. Elle a arrêté un militant du syndicat étudiant, Michael Alexander Castillo. Celui-ci a été remis en liberté mais il sera poursuivi pour « atteinte à l’ordre public », et dans une cadre d’une plainte pour « détention illégale et de coercition » liée au fait qu’un bus a été détourné par un groupe de manifestants cagoulés sur la route Roosevelt.

Dossier(s): Amérique Latine

Le monopole d’État Nepal Oil Corporation (NOC) a augmenté lundi le prix d’un litre d’essence et de diesel de 12% et 16% respectivement, faisant craindre des hausses de prix plus importantes. Les tarifs des transports publics et des véhicules de transport de marchandises ont été augmentés jusqu’à 7,7 % à la suite de la hausse du prix du carburant. Des manifestants de la branche étudiante du principal parti d’opposition, le Parti communiste népalais (marxiste-léniniste unifié), ont affronté la police qui les avait empêchés de se rassembler à Katmandou en tirant des lacrymogènes et chargeant à la matraque. Les manifestants ont jeté des pierres et endommagé un véhicule de police. Les 29 millions d’habitants du Népal sont confrontés à une flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie.

La « Manifestation pour l’Anarchie » a eu lieu pour la deuxième année consécutive hier samedi dans la banlieue nord d’Amsterdam (d’un squat à un autre à travers les quartiers populaires). Un groupe de policiers est intervenu très violemment à l’intersection de la Schoorlstraat avec Werengouw. Un manifestant a été blessé et plusieurs autres ont essuyé des coups de matraques. Les policiers ont essayé de s’emparer d’une banderole « ACAB » . La police s’est justifiée en évoquant des tags et des stickers collés sur le parcours… Aucune arrestation n’a eu lieu et la manifestation a poursuivi un parcours décidé au fur et à mesure…

Dossier(s): Reste de l'Europe

Une émeute s’est déclenchée ce dimanche dans une ville du nord du pays lorsqu’une station-service n’a plus été en mesure de fournir de l’essence. La colère de la population s’est alors retournée contre des militaires présents sur place. Les soldats ont fait feu dimanche, faisant quatre blessés parmi les manifestants. Les faits se sont produits à Vusuvamadu, à 365 kilomètres au nord de la capitale Colombo, dans la nuit de samedi à dimanche, lorsqu’un poste militaire a été la cible de jets de pierres. Le Sri Lanka est frappé par la pire crise économique de son histoire et une grave pénurie de devises étrangères ne lui permet pas d’importer suffisamment de nourriture, de carburant et autres produits essentiels. L’île  vit depuis de nombreux mois au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de longues files d’attente devant les stations de carburant, des rationnements des denrées et d’une inflation record. Des manifestations pacifiques réclament depuis des semaines la démission du président Gotabaya Rajapaksa qu’ils accusent de mauvaise gestion. Des policiers et des soldats armés ont été déployés devant les stations-service.

La police équatorienne a arrêté Leonidas Iza à Pastocalle, à une vingtaine de kilomètres au sud de Quito, un des points chauds des protestations du mouvement indigène. L’arrestation a eu lie mardi, au deuxième jour consécutif de manifestations, pour l’essentiel des barrages et barricades de fortune sur les routes, dans au moins onze des 24 provinces du pays. Quatre policiers à Quito et un procureur dans la province de Cotopaxi ont été temporairement détenus par les manifestants. Leonidas Iza, un ingénieur agronome de 39 ans, est le président de la très puissante Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur (Conaie), la plus grande organisation de peuples indigènes, à l’origine de protestations populaires depuis plusieurs semaines. La Conaie proteste contre la hausse des prix des carburants mais aussi contre le manque d’emplois, pour un contrôle des prix des produits agricoles, et contre l’octroi de concessions minières dans les territoires autochtones. Elle exige une renégociation des dettes des paysans auprès des banques et un moratoire d’un an sur leur remboursement. L’arrestation a provoqué un regain d’activité des manifestants.

Ecevit Piroğlu est un révolutionnaire de Turquie qui a participé au mouvement de résistance de Gezi, à Istambul, en 2013, et à la lutte contre le Daesh au Rojava. Il a été arrêté en Serbie en juin 2021, sur base d’un mandat d’arrêt international lancé par la Turquie, entre autres, pour son rôle dans le soulèvement de Gezi. Rien que pour cela, il risque 30 ans de prison. En outre, son engagement au Rojava lmui vaut des poursuites supplémentaires pour « appartenance à une organisation terroriste armée. » C’est après-demain, le 17 juin, qu’un tribunal serbe décidera de la demande d’extradition de la Turquie. Contre cette extradition, des manifestations sont organisées devant les représentations serbes dans plusieurs pays européens. De tels rassemblement ont eu lieu en autre à Paris, Athènes, Zurich et La Haye.

Rassemblement à Bruxelles demain jeudi, à 16H, devant le consulat de Serbie, 53 boulevard du Régent (métro Madou)

De nombreux enseignants s’étaient réunis lundi 13 juin devant le Palais du gouvernement, siège de plusieurs ministères sur la route de l’aéroport à Bissau. Le rassemblement a été organisé par deux centrales de syndicats d’enseignants parmi les plus représentatives du pays. « L’Etat doit à des enseignants du primaire et de secondaire recrutés en 2021 et 2022 neuf mois d’arriérés de salaires », a déclaré un porte-parole des manifestants. La police est intervenue et a dispersé à coups de matraques les manifestants, faisant une dizaine de de blessés.

Dossier(s): Afrique