Le mercredi 18 mars 2026, une table ronde est organisée à Forest (Bruxelles) pour discuter de la répression du mouvement antifasciste à travers le monde, avec le Comité Budapest, le Secours Rouge, l’AFA-BXL et le TSP (Tutsaklarin Sesi Platformu). L’événement abordera des épisodes historiques et récents, de la dissolution de la Ligue Communiste en 1973 à l’affaire de Budapest, en passant par les campagnes médiatiques criminalisant l’antifascisme et les appels à classer les organisations antifa comme terroristes. L’événement débutera à 18h30 au ZonneKlopper, avenue de la Verrerie 23, avec tables de presse et bar sur place (prévoir du cash).

Le 24 février 2026, le ministère de l’Intérieur a saisi la justice à la suite d’accusations de « reconstitution » de la Jeune Garde, officiellement dissoute en juin 2025, et a annoncé la dissolution de plusieurs groupes supposés liés à cette organisation (voir notre article). L’enquête, confiée à la Direction générale de la gendarmerie nationale et à la section de recherches (SR) de Paris, porte sur le délit de participation au maintien ou à la reconstitution d’une association dissoute, passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.

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Suite à la mort du militant néofasciste Quentin Deranque à Lyon, le gouvernement a saisi le parquet de Paris pour une possible « reconstitution » de la Jeune Garde Antifasciste, déjà dissoute en juin 2025 (voir notre article). Cette décision intervient après la mise en examen de onze suspects dont certains sont des anciens membres du groupe, et alors que les services de renseignement surveillaient depuis plusieurs mois d’éventuelles velléités de reconstitution. Parallèlement, le ministre de l’Intérieur a été chargé de lancer des procédures de dissolution contre cinq structures locales identifiées comme des émanations de la Jeune Garde, ainsi que deux groupes d’extrême droite.

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Le Comité Solidarité Budapest organise une grande journée de soutien aux inculpés de l’« affaire Budapest » le samedi 7 mars à La Parole Errante, à Montreuil, à partir de 14h. Cette journée solidaire propose un programme riche débutant par une prise de parole à 15h avec la famille de l’antifa Maja, suivie de discussions internationales sur la répression des mouvements antifascistes à 16h, puis d’une table ronde à 18h avec des avocats et La Quadrature du Net. L’événement intègre également une présentation de la nouvelle bande dessinée de l’auteur Zerocalcare à 17h, le tout agrémenté de concerts, d’expositions photos, d’une tombola ainsi que d’un bar et d’une cantine pour les participants.

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Le 18 février 2026, la Cour de Paris a examiné les dossiers de Zaid et Gino, deux militants antifascistes visés par des mandats d’arrêt européens émis respectivement par la Hongrie et l’Allemagne. La justice française avait déjà refusé une première demande d’extradition vers la Hongrie pour Gino en avril dernier (voir notre article). Concernant Gino, la Cour exige des compléments d’enquête auprès des autorités allemandes pour vérifier l’indépendance de la procédure vis-à-vis d’une éventuelle ingérence hongroise. Les délibérés et prochaines audiences ont été fixés au 18 mars 2026.

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Six hommes âgés de 20 à 26 ans ont été mis en examen pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs » après la mort du militant fasciste Quentin Deranque, à la suite d’un guet-apens organisé par des fascistes et d’affrontements avec des antifascistes le 12 février à Lyon (voir notre article). Une septième personne est poursuivie pour « complicité d’homicide volontaire » ainsi que pour les mêmes qualifications connexes. Six des suspects ont été placés en détention provisoire et le septième sous contrôle judiciaire, avec interdiction de manifester et de paraître à Lyon. Plusieurs reconnaissent leur présence sur les lieux et certains admettent avoir porté des coups, tout en contestant toute intention de tuer. Deux d’entre eux n’ont fait aucune déclaration. Les quatre autres personnes interpellées (3 femmes et 1 homme) ont été libérées jeudi après-midi. Elles ont été entendues pour « recel de malfaiteurs ».

Une marche d’hommage au militant néonazi est prévue le 21 février à Lyon, sous haute sécurité, le ministre de l’Intérieur n’ayant pas demandé son interdiction. Mardi 17 février, une minute de silence a également été rendue à l’Assemblée nationale, avec la validation de l’ensemble des groupes parlementaires de gauche. Depuis, plusieurs rassemblements de militants fascistes locaux ont été interdits, comme à Toulouse, où une quinzaine de nervis ont multiplié les agressions en marge de l’initiative interdite, entraînant le placement en garde à vue de quatre personnes qui dénonçaient leur présence. À Brest, des dizaines de contrôles d’identité ont eu lieu après l’interdiction d’une manifestation antifasciste par la préfecture. À Nantes, des contre-manifestants lors d’un hommage au militant ont été nassés, certains ont été arrêtés et frappés par la police.

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A l’occasion de la soirée co-organisée par le Secours Rouge Toulouse et l’AFA Tolosa le 14 janvier dernier, le militant antifasciste Zaid revient sur son parcours et le sens de son engagement révolutionnaire. Mercredi 18 février, les antifas Gino et Zaid comparaîtront devant la Cour d’Appel de Paris pour statuer sur les demandes d’extradition : la Hongrie réclame Zaid, tandis que l’Allemagne demande Gino, malgré le refus de la justice française d’appliquer le mandat d’arrêt hongrois l’an dernier (voir notre article).

À Lyon, neuf suspects ont été interpellés le 17 février 2026, et deux autres le lendemain, dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque. Ce militant fasciste de 23 ans est décédé à la suite d’affrontements survenus le 12 février entre antifascistes et plusieurs activistes antisémites, néofascistes et identitaires. Parmi les personnes arrêtées figureraient d’anciens membres de la Jeune Garde Antifasciste, organisation récemment dissoute (voir notre article). Parallèlement, des médias indépendants diffusent des images et un témoignage affirmant que les affrontements auraient débuté après qu’une embuscade a été tendue par un groupe d’extrême droite armé, version qui conteste le récit initial d’une agression unilatérale (voir ici).

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