Mardi 16 décembre, le Front d’Action Revolutionnaire organise une conférence avec Gwenola Ricordeau sur l’abolitionnisme pénal et ses portées révolutionnaires. La conférence aura lieu au Mona (avenue de Jette 225, Jette) et débutera à 20h. Avant la conférence, un bar sera ouvert et différents collectifs auront des tables pour pouvoir s’y rencontrer dès 19H, dont le Secours Rouge.

Le conseil des ministres a approuvé l’achat de nouveaux drones de reconnaissance et de surveillance destinés à soutenir les troupes belges déployées en Roumanie et en Lituanie, un équipement jugé « indispensable » par le ministre de la Défense Theo Francken pour fournir des informations en temps réel, améliorer la protection des soldats et renforcer l’avantage opérationnel. L’acquisition, réalisée via l’Agence de soutien et d’acquisition de l’OTAN (NSPA), inclut la livraison, la maintenance et la formation, pour un coût total estimé à 140,8 millions d’euros entre 2025 et 2028, dont 53,7 millions engagés dès cette année.

Une enquête « Corespo Corruption DGJ » (pour « Corporate Responsability of Police ») a été réalisée par le service Intégrité, lui-même intégré au sein du commissariat général de la police fédérale. L’enquête s’est faite en deux parties. Il y a d’abord des rencontres avec une soixantaine de cadres de la PJF qui ont évoqué 78 cas de corruptions, tentatives de corruption, ingérences ou tentatives d’ingérence (transmission d’informations aux milieux criminels contre rémunération, vols lors de perquisitions, manipulation de marchés publics, PV effectués sur ordre des bourgmestres sans contestation effective, complicité avec trafic de drogue, etc.). Le seconde partie de l’enquête a constitué en une enquête en ligne auprès de 3670 membres de la PJF. Près de 1244 ont répondus. 83% ont signalé des cas de corruption et d’ingérence.Près de la moitié des enquêteurs s’inquiètent des influences, des pressions et des mensonges visant à orienter une enquête dans une certaine direction. Il est ainsi question  d’un enquêteur concernant la demande d’un homme politique, lié à une équipe de football locale, de mettre fin à une enquête.  Les conclusions de l’enquête ont été remises à la direction du département dans le courant de l’été, ainsi qu’au commissaire général de la police fédérale, Eric Snoeck. Interrogé à la Chambre récemment, le ministre de l’intérieur Bernard Quintin a indiqué avoir des doutes quant à la méthodologie, à la qualité et à la représentativité du rapport… C’est également la teneur de la réaction de la Police fédérale.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a rappelé que les bourgmestres disposent de plusieurs outils (dont l’assignation à résidence, le couvre-feu et l’interdiction des feux d’artifice) pour les fêtes de fin d’année. Malgré un avis récent du Conseil d’État concernant un cas anversois, ces mesures restent légalement mobilisables. Des plans opérationnels sont en préparation en concertation avec le Centre de crise, la police, les pompiers et les gouverneurs. Le ministre appelle à la responsabilité de chacun et prévient que les troubles à l’ordre public feront l’objet de sanctions particulièrement sévères, notamment en cas d’agressions contre les forces de l’ordre ou les services d’urgence.

Le gouvernement belge s’apprête à examiner un projet de loi présenté par la ministre Verlinden visant à élargir les motifs de déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme, criminalité organisée, homicide ou délits de mœurs passibles de plus de cinq ans de prison, une mesure soutenue par toute la majorité mais vivement critiquée. Ces opposants dénoncent une logique discriminatoire ciblant les binationaux et une radicalisation idéologique dans le sillage de l’extrême droite.

La bourgmestre d’Anvers, Els van Doesburg, maintiendra cette année encore les assignations à résidence préventives visant une cinquantaine de jeunes considérés comme fauteurs de troubles potentiels durant la nuit du Nouvel An, une mesure déjà contestée mais validée l’an dernier par le Conseil d’État. Le nombre de jeunes concernés, souvent connus pour des faits tels que incendies volontaires, vandalisme ou vols, est en hausse, tandis que la controverse persiste : l’auditeur du Conseil d’État souligne que la ville n’a pas démontré qu’une simple interdiction de zones sensibles ne permettrait pas d’atteindre le même objectif de sécurité.

Le gouvernement belge veut faire adopter une loi autorisant des « visites domiciliaires », c’est-à-dire des intrusions policières dans les logements de personnes sans papiers ou de leurs hébergeurs, afin de procéder à des arrestations, détentions et expulsions. La police pourrait forcer l’entrée entre 5H et 21H avec une simple autorisation d’un juge d’instruction, tandis que les recours des personnes arrêtées ne seraient pas suspensifs. Le Premier ministre Bart De Wever présente la mesure comme ciblant des individus qui menaceraient l’ordre public, cependant les critères retenus touchent une grande partie des personnes sans papiers.

La Cour de cassation a annulé un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles qui jugeait légale la détention administrative d’un manifestant palestinien retenu depuis le 6 octobre au centre fermé de Merksplas, estimant que les juges n’avaient pas répondu à deux arguments essentiels de la défense concernant l’absence de preuve d’une menace à l’ordre public et une possible violation de l’article 5 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Malgré cette décision, l’Office des étrangers refuse de libérer l’intéressé, dont la demande d’asile est toujours en cours d’examen, et sollicite même une prolongation de détention.

La Belgique va acquérir 92 blindés Griffon et 123 véhicules Serval pour un total de 1,15 milliard d’euros auprès de sociétés françaises. Ces véhicules serviront au transport de troupes, mais aussi comme engins de commandement, de soutien et ambulances, avec un budget de 495,6 millions pour les Griffon et 656,4 millions pour les Serval. Cette commande a été présentée aux parlementaires lors d’une réunion à huis clos et s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique CaMo (Capacité motorisée) conclu en 2019 entre la France et la Belgique. Ce partenariat vise à assurer l’interopérabilité des forces terrestres des deux pays grâce au système de combat Scorpion, permettant l’échange en temps réel de données sur le champ de bataille et renforçant la coopération militaire franco-belge.