Un des anarchistes antifascistes de Brest, Dzmitry Zvan’ko, a été mis en liberté conditionnelle. Il avait été condamné avec trois autres antifa (voir notre article) à 5 ans pour une bagarre avec neonazis à Brest. Il aura passé au total trois ans en prison. Il y a deux autres condamnés encore détenu dans cette affaire, Roman Bogdan et Dzmitry Stsyashenka.

Roman Bogdan
213010 Shklov
p. Molodezhnyj, IK-17, otryad 12
obl Mogilevskaya.

Dzmitry Stsyashenka
213800 Bobruisk,
ul. Sikorskogo 1a, IK-2, otryad 14
obl Mogilevskaya.

Les trois antifas de Brest

Les trois antifas de Brest

Quelques dizaines de cyclistes s’étaient rassemblés le 29 avril dans le centre de Minsk pour une « masse critique », un circuit en vélo dans la ville pour revendiquer les droits des cyclistes sur la route. Des policiers en civil et anti-émeute étaient présents dès le début de la manifestation. À un certain moment la route des cyclistes à la fin de la colonne a été coupée par un véhicule de police. Les policiers anti-émeute ont sauté de la camionnette et arrêté six personnes. Ceux-ci ont été jetés dans le bus, frappé, et les policiers ont jeté leurs vélos sur eux. Les détenus ont été amenés au département de police du district. Deux d’entre eux, Stanislau Kanavalau et Dzmitry Paliyenka (toujours en détention préventive) sont poursuivis pour « résistance aux autorité », passible de 6 ans de prison, les autres pour des délits de roulage. Le procès de ces derniers était prévu pour les 12 et 16 mai.

Une campagne de solidarité a été lancée par l’ABC: belarus_abc@riseup.net.

Policiers en civil lors de la Masse critique de Minsk

Policiers en civil lors de la Masse critique de Minsk

Un verdict a été prononcé jeudi 8 octobre par un tribunal de Brest contre des antifascistes accusés d’avoir rossé des néo-nazis le 8 mai 2013. Les antifas étaient poursuivis en fonction des articles 339.3 (hooliganisme) et 147.2 (coups et blessures). Dzmitry Tsimashenka a été condamné à 5 ans de colonie pénitentiaire à régime renforcé et 500€ de dommages et intérêts à verser aux nazis blessés. Roman Bogdan a été condamné à 8 ans de colonie pénitentiaire à régime renforcé et à 3500€ de dommages et intérêts. Un autre antifasciste a écopé de 5 ans de colonie pénitentiaire à régime renforcé et 500€ de dommages et intérêts.

Les antifas biélorusses condamnés jeudi à Brest

Les antifas biélorusses condamnés jeudi à Brest

Vlad Lenko, a été arrêté le 27 décembre 2014 pour une bagarre qui avait eu lieu le 23 décembre avec des néo-nazis. Il est inculpé de hooliganisme et de coups et blessures graves. Il a été condamné à 6 ans d’emprisonnement dans une colonie de sécurité maximale. Les soutiens récoltent des fonds pour financer l’appel. La peine de Vlad pourra être réduite s’il paye 1000€ de dommages et intérêts au nazi blessé.

Vlad Lenko

Vlad Lenko

Ce 22 août, la grâce présidentielle a été accordée aux prisonniers ayant le statut politique. Ceci inclut les trois prisonniers anarchistes Ihar Alinevich, Mikalai Dziadok et Artsiom Prakapenko.

Action de solidarité avec les prisonniers anarchistes le 29 janvier 2015.

Action de solidarité avec les prisonniers anarchistes le 29 janvier 2015.

Jeudi 26 février le procès pénal de l’anarchiste biélorusse Mikalai Dzyadok a eu lieu à la prison de Mahilyou. Dzyadok était accusé de 16 violations des règles de la prison, comme le port de vêtements de sport au lieu de l’uniforme de la prison, de dormir après que le signal de réveil, ne pas dormir après la fermeture, de parler aux prisonniers des autres cellules, etc. Le procureur a demandé au tribunal de sanctionner Mikalai Dzyadok par une années dans une colonie pénitentiaire à sécurité maximale, une mesure extrêmement rare. La tribunal a finalement condamné Mikalai Dzyadok à un an supplémentaire en prison.

Mikalai Dziadok a reconnu les faits, mais que ces faits mineurs débouchent sur un tel procès ne peut s’expliquer que par la volonté des services de sécurité de faire pression sur lui pour lui faire signer un document de repentir. Mikalai Dziadok avait été reconnu coupable le 27 mai 2011 d’attaques contre une casino, contre le siège de la Fédération des syndicats et d’avoir participé à une manifestation anti-militariste près de l’état-major général. Il avait été condamné à 4,5 années de détention. il devait être libéré le 3 mars prochain.

Mikalai Dzyadok

Mikalai Dzyadok

Plusieurs initiatives ont été organisées le 29 janvier en soutien aux anarchistes arrêtés à Minsk pour résistance présumée à la police, il y a une semaine. Ils ont été soupçonnés de participation à des actions de solidarité avec d’autres militants, qui avaient eux-mêmes été arrêtés lors d’un concert punk et accusés de distribution de « littérature extrémiste ». Le 29 janvier à Minsk, donc, des affiches ont été placardées au domicile juge qui a autorité sur le cas des anarchistes. Des affiches ont aussi été collées en ville et sur le commissariat de police. Enfin, une banderole indiquant « Liberté aux prisonniers politiques » a été accrochée à un pont routier.

Action de solidarité avec les prisonniers anarchistes le 29 janvier 2015.

Il y a 87 ans jour pour jour, Sacco et Vanzetti étaient exécutés par l’appareil répressif américain. C’est pour commémorer cette date que plusieurs sections de l’Anarchist Black Cross, notamment en Europe de l’Est, au Royaume-Uni et au Mexique lancent cette année la ‘Semaine Mondiale de Solidarité avec les Prisonniers Anarchistes’ du 23 au 30 août.
Les organisateurs appellent à répandre l’info et à « organiser des événements allant de la soirée d’information, de la projection, de concerts benefiets à la solidarité et à l’action directe. »

Monde : Première édition de la ‘Semaine Mondiale de Solidarité avec les Prisonniers Anarchistes’

En mars 2014 deux antifascistes de Brest en Biélorussie ont été reconnus coupables d’agressions contre des néo-nazis locaux. Dzmitry Stsyashenka a été accusé de hooliganisme aggravé pour avoir menacé d’attaquer un néonazi avec un couteau l’été dernier. Il a été condamné à 4 ans de ‘restrictions de liberté’. Il s’agit d’une forme de contrôle judiciaire : le condamné fait face à plusieurs restrictions de liberté, telles que l’interdiction de quitter son domicile à certaines heures, de se rendre dans certains lieux, d’assister à des manifestations de masse ou encore de s’installer dans une nouvelle résidence sans l’autorisation d’un organe de surveillance de l’Etat. Dzmitry Zvan’ko a été accusé d’avoir blessés des néo-nazis, qui avait provoqué les antifascistes le 8 mai 2013. Il a été condamné à 5 ans de ‘colonie avec régime renforcé’ (en fait de camp de travail).

Biélorussie: Deux antifascistes condamnés