Notre-dame des Landes, Bure, Haren… la répression sur les luttes dites de territoire s’est amplifiée dernièrement avec plusieurs condamnations à la prison, ferme ou avec sursis, assorties d’amendes et de frais judiciaires considérables.
deux soirées de solidarités sont prévues.

La première ce soir à Liège au Pigeon Communal. Ouverture des portes dès 18h avec au programme projections de films réalisés par des habitant·e·s de la ZAD + dernières infos de sur place ; À tantôt en vélo (chorale féministe), MAP (musique d’action paysanne) et micro ouvert. Un véhicule partira le lendemain vers la ZAD de NDDL, donc n’hésitons pas à amener tout matériel utile sur place (voir ici la liste des besoins). Nous serons dans une semaine décisive puisqu’il s’agira probablement de la seconde vague d’expulsions.

La soirée ce soir au Pigeon Communal

Le seconde demain jeudi à partir de 19H au Barlok. Les concerts commencent à 20H avec au programme: les Slugs (glyphosato-punk), les Lapins électriques (punk à flûte clignotant), la Marmite (électro-punk), Pompéi (tube dérouté) et Club Durruti (anarcho-rap).

La soirée demain au Barlok

La soirée ce soir au Pigeon Communal
La soirée demain au Barlok

Ce vendredi 11 mai, des étudiants de l’université de Nanterre se sont mobilisés et ont occupé le centre d’examen d’Arcueil, pour faire annuler leurs examens. Ces derniers avaient été délocalisé à Arcueil suite à l’occupation du campus de Nanterre. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes dans le but de disperser les manifestants, sans succès. Les examens ont finalement été annulé.

Ce lundi, à Nantes une étudiante a été gravement blessée par la police dans le cadre d’une action similaire. Les étudiants nantais avaient formé une chaîne humaine afin de bloquer l’accès aux locaux d’examen. La direction de l’université a fait appel à la police qui a délogé les étudiants à coup de matraque. L’étudiante a été hospitalisée suite à un coup de matraque sur la tête.

Les étudiants réalisent ces actions dans le cadre du mouvement contre la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » (ORE) qui vise à limiter l’accès aux études supérieures. Plusieurs autres étudiants avaient déjà été blessés lors d’action de blocage similaires (voir cet article et cet article)

France : Répression des étudiants essayant de faire annuler les examens

Jeudi 10 mai se tenait l’AG de l’occupation du mouvement étudiant de la fac Paris 8 Vincennes Saint-Denis. Au cours de l’AG, un homme seul que personne ne connaissait s’est fait remarquer par son comportement suspect (il s’est déplacé plusieurs fois dans l’amphi). Deux occupants ont demandé à lui parler à l’extérieur. Il s’est tout de suite présenté comme étant Damien Rigaud, viticulteur dans le Sud de la France, actuellement étudiant en œnologie à Bercy et habitant à Aulnay-sous-Bois. Il disait être déjà venu à l’occupation des exilés pour apporter de la nourriture, et qu’il voulait donner un coup de main etc.

La situation s’est renversée lorsqu’un fil dépassant de sa sacoche, relié à un bouton sur la sangle et qui s’avèrera être une caméra, a été remarqué. Annonce est faite qu’un policier était présent et qu’il enregistrait ce qui se passait à l’AG. Alors que le RG démasqué cherchait à fuir la fac, une réaction massive l’en a empêché. Il fut insisté collectivement pour qu’il remette son matériel et ses enregistrements : boitier d’enregistrement avec carte SD, caméra, micro, sacoche et prise de notes [voir photos]. Ce n’est qu’ensuite qu’il a pu quitter la fac. Malgré sa taille la caméra donne une image grand angle avec une très bonne qualité sonore.

Le matériel confisqué au policier


Les prises de vue faites par le policier

Le matériel confisqué au policier
Les prises de vue faites par le policier

L’université des sciences humaines Le Mirail à Toulouse, bloquée depuis le 6 mars par des étudiants opposés à la réforme gouvernementale d’accès à l’université, a été évacuée mercredi 9 mai avant l’aube par quelque 200 policiers.

Suite à l’évacuation, une seconde intervention policière a eu lieu à l’encontre des étudiant.e.s expulsé.e.s, dans le quartier Matabiau. A cette occasion, un étudiant a été interpellé lors d’une bousculade durant laquelle une grenade de désencerclement a explosé accidentellement sur la tenue d’un policier. Deux policiers ont été légèrement blessés (probablement grâce à leur tenue renforcée) et n’ont fait qu’un bref passage à l’hôpital, mais l’étudiant a dû être pris en charge par les services d’urgence de Purpan, il est actuellement sous surveillance à l’hôpital Larrey et souffrirait d’un hémopneumothorax avec plaies au thorax. Sa garde à vue a été levée à 13 heures 20 ce jour, probablement en raison de son état de santé.

La police à l’université de Mirail

La police à l'université de Mirail

Emmanuel Macron a visité, vendredi 4 mai, le quartier de Pierre Lenquette, à Nouméa. Ce quartier est le reflet de l’apartheid social et colonial : discrimination à l’emploi, difficulté à se loger, vie chère, emploi local non respecté. Macron venait y découvrir la « zone pilote de la police de sécurité ». Les militants indépendantistes se sont vu saisir leurs banderoles (on pouvaient y lire : « France, Paye ta dette coloniale ! » ou encore « Ici, c’est Kanaky », « Etat français assassin » ; « France = Voleur, restitution des 83% des terres volées »).

Une militante s’est fait violemment embarquer en sortant sa banderole qui reprends la phrase du président français lors de son discours à Alger : « La colonisation est un crime contre l’humanité ». Trois autres militants indépendantistes sont neutralisés et menottés et placés en garde à vue. Trois d’entre eux sont libérés après 22 heures et la quatrième après 42 heures de garde à vue suite à ses propos envers Macron : « État français assassin… Macron assassin… Kanaky Libre ». Elle sort avec un rappel à la loi pour outrage à l’état français et au président de la République avec suite judiciaire à condition qu’elle ne commette pas une autre infraction dans un délai de 6 ans.

Manifestants indépendantistes

Manifestants indépendantistes

Claude Mangin-Asfari entame sa quatrième semaine de grève de la faim. Interdite d’entrée sur le territoire marocain depuis 2016, elle réclame le droit de visiter son conjoint emprisonné à Kenitra. Claude Mangin et Naâma Asfari se sont rencontrés au début des années 2000 en France alors que Naâma Asfari, militant pour l’autodétermination du Sahara occidental, préparait un DEA de droit international. Claude Mangin-Asfari a entamé depuis le 18 avril dernier une grève de la faim pour protester contre son empêchement de rendre visite à son mari. Le cas de Claude Mangin n’est pas exceptionnel, en fait, les représentants des organisations humanitaires et les avocats sont aussi interdits de visite aux détenus politiques sahraouis.

Claude Mangin-Asfari

Claude Mangin-Asfari

Le secrétaire général de l’union locale de la CGT, figure de proue du syndicalisme dans le Bassin minier, Robert Wattebled, était convoqué hier mercredi en matinée au commissariat pour être entendu à la suite d’une plainte déposée contre lui pour tentative d’intimidation par un huissier de justice. Les faits reprochés remontent à la manifestation du 19 avril à Montceau. Plusieurs dizaines de syndiqués étaient venu soutenir Robert Wattebled à cette audition. C’est désormais au procureur de Chalon de décider de la suite qui sera donnée à cette plainte.

France: Huissier contre syndicaliste à Montceau

Ce lundi 7 mai, une trentaine d’étudiants, soutenus par une autre centaine, bloquaient l’accès aux amphithéâtres de l’Université Grenoble Alpes (UGA) où étaient programmés des examens.

La direction de l’UGA a fait appel à la police. Les policiers ont alors chargé les étudiants en utilisant leur bouclier et du gaz lacrymogène. Un étudiant a été conduit à l’hôpital pour des blessures sans gravité. Un autre étudiant a quant-à-lui été arrêté et placé en garde à vue pour « violences sur agent de la force publique ». Par ailleurs, des affrontements similaires avaient eu lieu sur le campus de Lettres et Sciences humaines à Nancy (voir notre article).

A Lyon, cinq étudiants ont été arrêté par la police sur le campus de Lyon 2 Bron alors qu’ils tentaient de monter des barricades. Ils sont également accusé d’avoir dégradé des serrures et du matériel.

France : Affrontements entre policiers et étudiants et arrestations

Ce lundi 7 mai, des cheminots de SUD-Rail ont lancé une opération coup de poing visant à perturber l’activité de la Gare de Montparnasse, de la Gare de l’ESt et de la Gare du Nord. L’opération a commencé à la Gare Montparnasse où les cheminots sont entrés avec des fumigènes. Les CRS, d’abord pris de cours, ont repoussé les manifestants à coup de matraque et de bouclier. Ils les ont ensuite nassé pendant plus d’une heure.

La grève à la SNCF

Les forces de l’ordre étaient intervenues jeudi sur le campus de Lettres et Sciences humaines à Nancy, où les examens avaient débuté dans la matinée. Une trentaine d’étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (Ore) s’étaient postés devant l’amphithéâtre où devait se dérouler un partiel d’anglais. Des bousculades se sont produites quand les forces de l’ordre ont essayé d’évacuer des étudiants assis par terre. Plusieurs d’entre eux avaient été menottés et emmenés à l’extérieur du campus.

Parmi les sept étudiants interpellés jeudi, cinq ont passé deux nuits en garde à vue au commissariat central de Nancy. Les deux autres sont ressortis vendredi. Six d’entre eux seront poursuivis en correctionnelle pour « violences sur policiers », « dégradations » et refus de donner leurs ADN et code de téléphone portable. Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel les 13 août, 20 août et 14 septembre.

L’intervention policière jeudi à Nancy

L'intervention policière jeudi à Nancy