Un rassemblement de solidarité avec les quatre inculpés de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre la colonisation et l’apartheid en Palestine) aura lieu ce jeudi 30 juin à 13h devant le tribunal de Toulouse.
L’exécutif français a interdit aujourd’hui la manifestation contre la loi Travail que voulaient organiser jeudi à Paris des syndicats opposés à ce projet, par crainte de violences. Cette décision a été prise après le refus des syndicats d’organiser un rassemblement statique jugé plus facile à contrôler par les autorités. C’est la première fois depuis 1958 qu’un gouvernement, un Premier ministre, interdit une manifestation organisée par les grandes organisations syndicales.
EDIT
Les syndicats ont finalement obtenu le droit de manifester jeudi à Paris, mais sur un parcours proposé par le ministre de l’Intérieur (depuis la place de la Bastille jusqu’au bassin de l’Arsenal), a annoncé cet après-midi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui parlait au nom des sept syndicats opposés à la loi travail.
Mobilisation réussie, ce dimanche à Paris, où 300 manifestants ont descendu la rue de Belleville, de la place des Fêtes à la République, en scandant des slogans réclamant la liberté pour Georges Abdallah et pour tous les prisonniers politiques. Pendant ce temps-là, le collectif Coup Pour Coup 31 rendait visite à Georges Abdallah. Celui-ci a salué la manifestation à Paris comme faisant partie du mouvement global anti-impérialiste, anti-capitaliste. Il a tenu à affirmer son soutien au mouvement contre la Loi Travail. Il s’est réjoui de la libération de Khalida Jarrar et a affirmé que la lutte pour la libération de tous les prisonniers palestiniens doit se poursuivre et s’amplifier.
Au terme de la manifestation, des camarades ont rappelé qui était Georges Abdallah, le lien à établir avec les luttes sociales actuelles, la campagne BDS et la répression de ses militants, notre solidarité à exprimer à Bilal Kayed, l’un des 7.000 prisonniers palestiniens. Une quarantaine de manifestants appartenant aux diverses sections de notre Secours Rouge International ont participé à cette manifestation (une quinzaine venus de Belgique, des délégations suisse et italienne, des militants turcs de Paris).
Une délégation de la commission d’enquête parlementaire belge chargée d’examiner les circonstances qui ont conduit aux attentats terroristes du 22 mars s’est rendue lundi à Paris. Elle a rencontré les membres de la commission française d’enquête relative aux moyens mis en oeuvre par l’État français pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015. Plusieurs députés français ont insisté sur la nécessité pour la Belgique d’allonger la durée de la garde à vue dans les dossiers de terrorisme, comme l’envisage le gouvernement Michel, qui souhaite la porter de de 24 à 72 heures afin de faciliter la coopération entre les services français et belges. Cette mesure exige une modification de la Constitution – et donc une majorité des deux tiers à la Chambre.
Deux jours après la manifestation nationale contre la loi Travail à Paris, un jeune docker du Havre (Seine-Maritime), âgé de 26 ans, était jugé en comparution immédiate, jeudi devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il lui est reproché d’avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, et d’avoir résisté lors de son interpellation. Son interpellation a eu lieu pendant que le groupe de manifestants, où il se trouvait, était chargé et gazé par les forces de l’ordre. Ces derniers rejoignaient alors les bus. Il a été malmené à son arrestation (T-shirt déchiré, éraflures, plaies, hématomes) et placé 48 heures de garde à vue. L’audience a finalement été reportée au mercredi 27 juillet 2016, le mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre à Paris et de quitter le territoire national. Le parquet avait demandé une détention provisoire dans l’attente de son procès !
Rappel: n’oubliez pas de nous prévenir le plus vite possible (avant samedi midi) si vous voulez être sûrs d’avoir une place dans une voiture ou si vous avez un véhicule à prêter pour la manifestation!
Une manifestation nationale unitaire pour exiger la libération de Georges Abdallah aura lieu dimanche 19 juin, à Paris. Cette manifestation partira à 14 heures de la Place des Fêtes pour aller à République où après des interventions brèves se déroulera un concert de soutien.
Le Secours Rouge International enverra plusieurs délégations à cette manifestation, et notre section belge organise un co-voiturage à partir de Bruxelles. Rendez-vous 9H30 place Van Meenen à Saint-Gilles (sur le parking devant l’hôtel de ville) pour un départ à 10H00. Merci de nous communiquer dès que possible le nombre de places que vous voulez réserver, et le nombre de places que vous pouvez offrir. Merci aussi de nous informer si vous ne pouvez pas partir dimanche mais si vous pouvez prêter votre véhicule pour la journée.
Le président Hollande a annoncé, mercredi, que les manifestations pourraient être interdites dans les prochains jours en France si la préservation des «biens et des personnes» ne peut être «garantie». Cette mise en garde intervient au lendemain d’une nouvelle manifestation violente contre la loi travail, à Paris, dans laquelle 40 personnes, dont 28 policiers, ont été blessées et 44 placées en garde à vue. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, maintient les prochaines mobilisations contre la loi travail qui sont prévues les jeudi 23 et mardi 28 juin.
Une offensive médiatique a été lancé contre la CGT, sur base de vidéo montrant des manifestants CGT, desceller des pavés ou jeter des projectiles. Selon le délégué général de l’observatoire du dialogue et de l’intelligence sociale (sic), «si la CGT ne sait pas contenir ses troupes, si elle génère en son sein des pratiques illégales, l’Etat doit être capable de la condamner voire de la dissoudre». «Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et au cas par cas, car vous savez qu’on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités», a aussi prévenu le Premier ministre Valls. Même son de cloche à droite: Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, a réclamé le 15 juin, que la «responsabilité civile et financière de la CGT soit engagée» pour les dégâts, et Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, a préconisé l’interdiction des «manifestations qui constituent une menace évidente à l’ordre public».
Lors de la très violente manifestation d’hier à Paris, les CRS ont attaqué un groupe de manifestants qui tentaient de prêter assistance à un homme inconscient après s’être pris une grenade en tir tendu dans la nuque. Les CRS commencent par tenter de gazer les manifestants avant d’intervenir à coups de matraques. Un deuxième homme tombe lui aussi inconscient après s’être pris un coup de télescopique sur la tête. Au vu de ces images hallucinantes, c’est pratiquement un miracle que la police n’ait pas encore tué de manifestant contre la loi travail tant elle s’applique à « ne pas carresser » les manifestants, comme un CRS l’ordonne dans la vidéo.
Suite aux récentes attaques islamistes en France -dont l’une a visé un policier et sa femme à leur domicile- et aux « menaces imminentes » qui viseraient la Belgique, les policiers français sont autorisés depuis hier à ramener leur arme de service à la maison, ceux de la région bruxelloise le sont depuis aujourd’hui au motif que les attaques islamistes viseraient plutôt les policiers que les civils. Les policiers bruxellois qui choisiront de rentrer armés devront garder leurs munitions dans une armoire fermée séparées de l’arme.
Si le niveau OCAM (analyse de la menace) est maintenu au troisième niveau d’une échelle qui en compte 4, il n’est pas exclu que ce niveau soit remonté sous peu.
À Paris, des centaines de milliers de personnes, sans doute un million (et 1,3 millions pour toute la France), ont marché contre la loi travail. La manifestation a quitté la place d’Italie vers 13h30 pour rejoindre les Invalides, et après quelques centaines de mètres seulement, la manifestation a tourné à l’affrontement. En début de soirée, on dénombrait officiellement 40 blessés, dont 29 issus des forces de l’ordre. Parmi les manifestants blessés (bien plus que les 11 annoncés par la police), 4 grièvement: boulevard de Montparnasse, la police a chargé le cortège de biais, puis a tiré des grenades, dont une s’est coincée en haut du dos du manifestant. Evacué par le Samu avec un autre participant, il était toujours, en fin de journée, dans un état grave.
Manifestant blessé cet après-midi à Paris
73 personnes ont été interpellées. Sur le parcours, les dégâts matériels sont impressionnants: nombreuses vitrines fracassées, Abribus incendiés, poubelles en feu. Les forces de l’ordre ont usage de tout leur arsenal anti-émeute y compris, pour la première fois depuis le début des mobilisations contre la loi travail, des canons à eau. Dans les cortèges, des mots d’ordre comme «Paris, debout, soulève-toi!» ou encore «tout le monde déteste la police» retentissaient. Après le grand cortège syndical, une manifestation sauvage de plusieurs centaines de personnes s’est dirigée vers le Sénat. De nouveaux affrontements ont eu lieu entre dockers et policiers à proximité du point de départ de leur bus (la CGT a affrété 600 bus!).