Vendredi, la police de l’Odisha a été informée de la présence d’un camp d’entraînement maoïste dans les collines de Ghandhamarhan. Selon les autorités locales, les guérilleros planifiaient d’attaquer des camps de la CRPF ainsi que des bâtiments officiels. Vendredi matin à la première heure, une opération fut déclenchée afin de prendre le campement d’assaut. L’équipe envoyée était composée de membres de la Bargarh District Police et de la CRPF. Au cours de l’opération, à l’approche du lieu présumé du camp, ils ont essuyés des coups de feu auxquels ils ont immédiatement répliqué. La fusillade a duré une vingtaine de minutes, après quoi les forces de sécurité ont encerclé le site. Durant leur fouille, les soldats ont découvert le corps d’un homme tué durant les échanges de tirs, ainsi qu’une arme, des explosifs, de la littérature maoïste, un uniforme, de la nourriture, du polyéthylène et du matériel de camping.

Mardi, la Border Security Force a annoncé que ses hommes avaient découvert 20 kilos d’explosifs dans le district de Koraput (Odisha) la veille. Sur base d’informations spécifiques de la BSF, le 28ème bataillon a été déployé à travers tout dans le cadre d’une Anti Naxal Operation. Utilisant un détecteur de métaux, les soldats ont découvert 20 kilos d’IED et du fil électrique enterré dans le bas-côté d’une route. Avec l’aide de la police de l’Odisha, ils ont détruit les explosifs.

Mercredi, dans le district de Bijapur (Chhattisgarh), un violent affrontement a opposé des hommes de la CRPF et de la police locale à un groupe de guérilleros alors que les forces de sécurité menaient une opération de ratissage. A l’issue de la fusillade, qui n’a fait aucun blessé, les soldats ont mis au jour un campement de transit de la guérilla. Ils y ont découvert des armes et des munitions ainsi que des objets de la vie courante.

Enfin, après le combat au cours duquel un soldat avait été abattu mardi dans le district de West Singhbhum (Jharkhand), les forces de sécurité ont mené de multiples opérations dans la région. Elles ont, entre autre, découvert sept puissantes mines terrestres et ont détruit un camp d’entraînement de la guérilla.

Un soldat de la CRPF a été tué hier dans le district de Chaibasa (Jharkhand). Selon les autorités, une brigade conjointe de la CRPF et de la police locale avait lancé une opération de ratissage lundi soir afin de tenter de capturer des commandants maoïstes. C’est durant cette opération qu’une fusillade a éclaté entre la brigade et un groupe de guérilleros. Un commando, membre de la force CoBRA de la CRPF a été abattu durant le combat.

Les combattants de la NPA ont fait exploser lundi un IED au passage d’un détachement du 28e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale dans le village de Napnapan, dans la province de Compostela Valley (Sud des Philippines). Des hélicoptères militaires ont rapidement évacués les militaires blessés.

Toujours dans sa lutte de contre-guérilla, le ministre de l’Intérieur indien a affirmé vouloir le déploiement de davantage de soldats de l’Indo-Tibetan Border Police (ITBP) dans les états où est active la guérilla maoïste. Des sources internes à l’ITBP ont déclaré que le ministre faisait actuellement pression sur la force paramilitaire pour qu’elle déploie des hommes pour combattre la guérilla. Mais l’ITBP ne serait pour l’instant pas en mesure de le faire en raison d’un manque d’effectif. Rappelons qu’à l’origine, cette force paramilitaire a été créée pour sécuriser les 3500 kilomètres de la frontière sino-chinoises. Pour l’instant, trois de ses bataillons se trouvent au Chhattisgarh. L’ITBP n’aura la possibilité de répondre à la demande du ministre que quand elle aura formé de nouveaux bataillons, ce qui est planifié et budgétisé. Elle va mettre en place neuf bataillons (9000 hommes) dans les deux prochaines années. Une partie d’entre eux sera affecté à la contre-insurrection.

L’armée colombienne a annoncé avoir arrêté six présumés guérilleros appartenant à l’ELN. Tous sont accusés d’avoir pris part à une embuscade menée le 24 août dernier et au cours de laquelle quatorze soldats avaient été tués. Initialement attribuée aux seuls FARC, cette attaque serait, selon les autorités, une action planifiée conjointe des FARC et de l’ELN. Quatre des six présumés guérilleros arrêtés ont entre 14 et 16 ans.

L’Anti-Terrorist Squad (ATS) de l’Uttar Pradesh Police a arrêté, durant le week-end, un homme qu’elle accuse de revente d’armes à la guérilla maoïste. Anil Kumar Jain possède un magasin à Sirsa, dans l’état d’Haryana. Initialement arrêté dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes, il aurait avoué commercer avec les maoïstes. Il est accusé d’importer en Inde des armes mises au rebut en provenance du Canada et de Singapour pour les démonter et ensuite les réassembler. Les pièces manquantes sont fabriquées sur place grâce à des machines modernes de haute précision. Selon les autorités, au fil de l’enquête, il est apparu qu’Anil Kumar Jain serait en fait un élément clé dans la revente d’armes dernier cri à différentes groupes naxalites dans plusieurs états.

Vendredi, les forces de sécurité ont mené une vaste opération de ratissage dans le district de Bolangir, dans l’Odisha. Ce week-end, elles ont annoncé la mort d’un maoïste présumé au cours de cette opération dont l’objectif principal et avoué était la capture de guérilleros. L’homme aurait été abattu lors d’une fusillade vendredi soir à proximité de Turekela. Il avait sur lui deux armes .303, que les soldats ont saisi.

Une colonne d’une trentaine de combattants de la NPA ont soutenu un combat pendant deux jours contre les forces de sécurité près de la station balnéaire de Sagada. Deux policiers ont été blessés. La contre-guérilla a dû faire appel à deux avions d’attaque au sol pour progresser.

Ailleurs dans la Cordillère , deux soldats ont été tués et trois autres blessés dans une fusillade distincte à la périphérie de la ville de Tabuk. La fusillade a eu lieu lorsque les forces de sécurité héliportées ont pris d’assaut une base de la guérilla dans une forêt près du village de Aguid , à quatre heures de marche du centre-ville Sagada. Les guéruilleros ont pu échapper à l’opération, laissant sur place des armes, des munitions et des documents.