Mardi 27 janvier à Bruxelles, devant le Parlement européen et l’ambassade indienne, des militants ont dénoncé les attaques de l’État indien contre le Parti communiste d’Inde (maoïste) dans le cadre de l’opération Kagaar, menée depuis deux ans par le gouvernement de Narendra Modi. Cette opération, mobilisant plus de 60 000 militaires et forces paramilitaires depuis janvier 2024, a entraîné des centaines de morts parmi les membres du parti et les populations locales, en particulier les adivasis, ainsi que de vastes arrestations.

Les participants à la manifestation, dont l’AVEG‑KON, l’ATİK, TSP ou encore le Secours Rouge de Belgique, ont dénoncé la complicité des États européens soutenant le régime fasciste indien. Des banderoles et slogans réclamaient l’arrêt immédiat de l’opération Kagaar et affirmaient leur soutien à la guerre populaire menée par les maoïstes. Un rassemblement similaire était également organisé à Vienne au même moment.

À l’occasion de la réunion des 26 et 27 janvier de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, deux rassemblements sont organisés à Bruxelles par la Campagne internationale d’urgence contre l’opération Kagaar, avec le soutien de l’ATIK, du TSP, du Secours Rouge et d’autres organisations, pour dénoncer l’opération de contre-insurrection Kagaar lancée par le gouvernement fasciste de Modi en janvier 2024 dans le centre de l’Inde, dans les États du Chhattisgarh, du Telangana, de l’Odisha, de l’Andhra Pradesh et du Jharkhand, visant à éradiquer la guerre populaire prolongée menée par le PCI (maoïste). En réalité, cette offensive vise largement les populations adivasis et s’inscrit dans une politique de répression systématique marquée par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations d’activistes et des attaques contre des médias progressistes et révolutionnaires. Le rassemblement exige l’arrêt immédiat de l’opération, dénonce le caractère fasciste du régime indien et affirme sa solidarité avec les luttes révolutionnaires en Inde.

Le mardi 27 janvier à Bruxelles, rassemblements dès 10H place du Luxemboug puis à 14H devant l’ambassade indienne (Chau. de Vleurgat 217, 1050 Bruxelles).

Les forces de sécurité indiennes ont mené une opération dans le district de Bijapur (Chhattisgarh), où elles ont neutralisé 16 engins explosifs improvisés dissimulés dans des bouteilles de bière le long d’un sentier forestier, et saisi un important dépôt maoïste enterré. Les équipes conjointes (DRG, police locale et CRPF) ont récupéré environ 100 kg de bâtons de gélignite, des détonateurs, du cordon détonant, de la poudre noire, des uniformes, du matériel de communication et de la propagande. Parallèlement, une autre opération anti-naxalite a conduit à l’élimination d’un haut responsable du PCI (maoïste) et de plusieurs combattants, renforçant la pression des autorités contre l’insurrection dans la région.

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Six combattants naxalites ont été tués lors d’une opération conjointe des forces de sécurité dans le district de Bijapur, au Chhattisgarh, entre samedi 17 et dimanche 18 janvier 2026. Quatre d’entre eux, identifiés comme Dilip Vedja, membre du comité divisionnaire, Madvi Kosa et Lakkhi Madkam, membres de comités de zone, ainsi que Radha Metta, ont été abattus lors d’un premier échange de tirs samedi dans une zone forestière du nord-ouest du district. Deux autres cadres maoïstes ont ensuite été tués dimanche matin dans la poursuite de la même opération, menée sur la base de renseignements faisant état d’une présence rebelle dans la région, selon la police locale.

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La police du district de Narayanpur, dans l’État indien du Chhattisgarh, a découvert le 10 janvier une importante cache d’armes et de munitions maoïstes. L’opération, menée par une équipe conjointe de la District Reserve Guard et de la police Indo-Tibétaine, s’inscrit dans le cadre d’une campagne visant à réduire l’influence des rebelles maoïstes dans la région. Parmi le matériel saisi figuraient 94 grandes et 70 petites bombes flèches, trois armes improvisées, 15 tuyaux en fer ainsi que des fournitures médicales suggérant un soutien sur le terrain pour les combats.

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En Inde, la Cour suprême a refusé la liberté sous caution à Umar Khalid et Sharjeel Imam, détenus depuis plus de cinq ans dans le cadre d’une enquête sur la « conspiration » liée aux violences survenues à Delhi en 2020, tandis qu’elle a accordé la libération sous caution à Gulfisha Fatima, Meeran Haider, Shifa Ur Rehman, Shadab Ahmed et Mohammad Saleem Khan. La Cour a souligné que Khalid et Imam occupent une position « qualitativement différente » par rapport aux autres prévenus et que leur demande de libération pourra être réexaminée après un an ou à la fin de l’examen des témoins protégés. Cette décision illustre la détention prolongée de certaines figures du mouvement étudiant et des manifestations anti-CAA. La CAA est une loi adoptée en Inde qui modifie les critères de naturalisation pour certaines minorités religieuses venant de pays voisins, ce qui a suscité un vaste mouvement de contestation étudiante et citoyenne. Umar Khalid et Sharjeel Imam sont détenus dans le cadre de l’application de la Unlawful Activities (Prevention) Act, ou UAPA, une loi antiterroriste qui permet des arrestations et des détentions préventives prolongées pour les personnes soupçonnées d’activités considérées comme illégales ou menaçant la sécurité de l’État. Cette législation est fréquemment utilisée dans les enquêtes sur les violences ou les accusations de « conspiration » liées aux manifestations.

Le 3 janvier 2026, la police indienne a annoncé avoir abattu au moins quatorze rebelles maoïstes, dont le haut dirigeant du CPI (maoist) Sachin Mangdu, lors de deux affrontements armés distincts dans l’État du Chhattisgarh, dans les districts de Sukma et de Bijapur. Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie de l’État indien visant à éradiquer la rébellion dite « naxalite », encore active dans plusieurs régions du centre du pays. Selon les autorités, des armes et des munitions ont été saisies sur les lieux.

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Un cadre du CPI (Maoist), recherché et assorti d’une prime de 50 000 roupies, a été tué et deux de ses camarades arrêtés lors d’un affrontement avec les forces de sécurité dans le district de Begusarai, dans l’État du Bihar. Selon la police, l’homme abattu, identifié comme Dayanand Malakar, occupait un poste de responsabilité au sein de l’organisation. Les forces spéciales et la police locale seraient intervenues après un renseignement. Des armes et des munitions ont été saisies sur place. Cette exécution extra-judiciaire s’inscrit dans une vaste opération de contre-insurrection contre la guerilla maoïste qui a fait de nombreux morts ces derniers mois.

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Dans l’État indien du Chhattisgarh, une opération conjointe entre la Force centrale de réserve de la police (CRPF) et les forces locales aurait permis de neutraliser un engin explosif improvisé de cinq kilos et de découvrir une cache d’armes et de matériel attribuée à des groupes maoïstes. L’intervention se serait déroulée dans une zone forestière du district de Bijapur, régulièrement décrite par les autorités comme un bastion de l’insurrection. Selon la police, l’explosif aurait été placé pour viser des patrouilles et aurait été désamorcé sans incident par une équipe spécialisée, avant qu’une fouille approfondie ne mène à la saisie de matériel destiné à des actions de guérilla.

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Près de 10 000 personnes ont assisté aux funérailles de Ganesh Uike, membre du Comité central du Parti communiste d’Inde (maoïste), inhumé dans sa ville natale de Pullemla, dans le district de Nalgonda au Telangana, après avoir été tué le 25 décembre lors d’une attaque de l’État indien ayant coûté la vie à six maoïstes (voir notre article). Des représentants de partis politiques et d’organisations démocratiques de masse ont participé au cortège et à la cérémonie, au cours desquels la foule brandissant des drapeaux rouges a porté le cercueil en scandant « Ganesh est immortel ! ». Les discours ont salué son engagement politique et son rôle dans le mouvement maoïste, tout en condamnant l’attaque, avant que sa dépouille ne soit inhumée selon les rites hindous.

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