Trois policiers, parmi lesquels un officier haut placé, ont été blessés dans une attaque maoïste dans le district de Gariaband au Chhattisgarh ce dimanche. D’après les autorités, l’incident a eu lieu lorsqu’une bombe cachée dans le sac d’un guérillero a explosé. La police a dépêché une équipe pour ratisser la zone durant la soirée mais celle-ci n’a pu obtenir aucun résultat.

Vendredi, la police de Rajnandgaon a effectué une grosse saisie de matériel appartenant à la guérilla dans les jungles de Kandhura, à la frontière entre le Chhattisgarh et le Maharashtra, à environ 80 kilomètres de son quartier général. Le commissaire local a déclaré qu’ils avaient reçu un renseignement selon lequel un commandant maoïste se trouvait dans la zone. Une équipe conjointe de la Indo-Tibetan Border Police et de la police du district a été envoyée sur les lieux où elle n’a découvert aucun guérillero. Par contre, les soldats sont tombés sur une cache renfermant une énorme quantité de matériel: douze pistolets, des balles, des détonateurs électriques, des panneaux solaires, des appareils de téléphonie mobile, des bouteilles de glucose, des lampes de poche, des rouleaux de fil électrique, des chaussures, des tentes, des sacs à dos, des couvertures, de la littérature maoïste et des drapeaux. Selon le commissaire, le matériel saisi était suffisant pour confectionner de puissantes bombes.

Pour combattra la guérilla maoïste, le gouvernement péruvien a prolongé de 60 jours l’état d’urgence dans cinq provinces du nord-ouest du pays (provinces de Marañón, Huamalíes et Leoncio Prado, dans la région de Huánuco, dans la province de Tocache dans la région et la province de San Martín Padre Abad, dans la région d’Ucayali). L’état d’urgence, en vigueur depuis septembre 2011, implique la suspension des droits à la liberté, à l’inviolabilité du domicile et à la liberté de réunion et de mouvement.

Les autorités ont lancé une énorme opération de ratissage dans la zone de Narayanpatna située dans le district de Koraput (Odisha). Celles-ci ont été informées que plusieurs dirigeants maoïstes haut placés de l’Andhra Pradesh et du Chhattisgarh seraient actuellement rassemblés dans la région. Environ 300 soldats issus entre autre de la Border Security Force et du Special Operation Group sont sur le terrain depuis mercredi. La plupart d’entre eux ont été parachutés à plusieurs endroits spécifiques pour les ratisser. D’après le gouvernement local, les leaders maoïstes Ram Krishna, Sukdav, Saya et Aruna camperaient à la frontière entre l’Odisha et l’Andhra Pradesh pour travailler à la consolidation du parti dans la région.

Une grosse cache a été mise à jour par la CRPF et une équipe de la police de l’Odisha à proximité d’un campement maoïste dans le district de Malkangiri (Odisha) ce mardi. Les guérilleros avaient installés un campement provisoire dans une zone forestière proche de Sarkubandha. Une douzaine d’entre eux se trouvaient sur place à l’arrivée des paramilitaires, mais les ayant repérés rapidement, ils ont pu battre en retraite. Les soldats ont saisi au moins huit fusils, quatre mètres de fil électrique, quatre détonateurs, une caméra, un multimètre électronique digital, des médicaments et de la littérature maoïste.

Deux présumés maoïstes ont été interpellés lundi dans le district de Rayagada (Odisha). Le commissaire de police du district a déclaré que l’arrestation s’était déroulée dans le cadre d’une opération anti-maoïste menée conjointement par la CRPF et la police locale. Les deux hommes, Shrabana Gardanaka (32 ans) et Picha Gagaranga (48 ans) ont été capturés à proximité du village de Kharikuti en possession de deux IED (de huit kilos chacun), de 50 mètres de fil électrique et de deux détonateurs. En outre, les autorités les accusent tous les deux d’avoir pris part à diverses actions de la guérilla parmi lesquelles l’attaque à l’explosif d’un avant-poste de la police à Dangasorada et d’un commissariat à Chandrapur en 2009. Tous deux seraient membres de la division de Banshadara du CPI(m).

La police a arrêté vendredi deux hommes qu’elle accuse de sympathies maoïstes. Ils ont été interpellés dans le district de Seraikela-Kharsawan de l’état du Jharkhand dans lequel le CPI(m) avait appelé à la grève générale pour la journée du 28 décembre. Identifiés comme étant Yudhistir Mahto (35 ans) et Goltu Das (19 ans), habitants du village de Ghatdulmi, tous deux sont suspectés d’être impliqués dans des activités de la guérilla. Les autorités les accusent, entre autre, de transporter des armes à feu et des céréales pour les guérilleros dans la région.

Les opérations anti-maoïstes se poursuivent dans la région de Koraput (Etat d’Odisha). Hier 24 décembre, deux camps de la guérilla ont été découverts par les forces de sécurité, qui ont récupéré des équipements et des explosifs. Les guérilleros avaient cependant eu le temps d’évacuer le camp et d’échapper à l’encerclement.

Un commandant de zone maoïste, recherché pour 16 affaires différentes dont deux ayant entrainé la mort de policiers, a été arrêté hier dimanche de district de Rohtas (Etat de Bihar). Bajrang alias JP Thakur, responsable de la guérilla maoïste pour la zone Soneganga-Vindhyachal, était armé au moment de son arrestation.

Selon certaines sources proches du gouvernement, la CRPF, la force CoBRA, la Special Task Force, les Chhattisgarh Armed Forces ainsi que les forces de police des districts de Dhamtari, du Bastar et de Kondagaon prévoient de déclencher une opération massive dans les régions des districts du Dantewada, de Sukma, du Bastar et de Bijapur, tous situés aux frontières entre l’Odisha, le Maharashtra et l’Andhra Pradesh. Au cours de l’opération, les forces de sécurité utiliseront des télescopes à longue portée, des fusils de snipers, des lance-grenades à rechargement manuel, des mortiers 81mm et d’autres armes de guerre moderne. Les forces de sécurité déployées au Chhattisgarh seront également assistées par leurs homologues de l’Andhra Pradesh, du Maharashtra et de l’Odisha dans leurs zones respectives. Le nouveau directeur général de la police du Chhattisgarh a fait une visite d’inspection dans le Bastar il y a une quinzaine de jours pour évaluer les préparatifs et rencontrer les soldats qui prendront part à l’opération et qui sont actuellement formés au maniement des armes. Cette formation est nécessaire dans la mesure où les soldats ne sont pas habitués à utiliser ces armes modernes. Un grand contingent de paramilitaires campent dans les régions du Sud et du Nord Bastar à ces fins depuis plusieurs semaines.

Un des commandants de la CRPF s’est exprimé hier, affirmant que la guérilla maoïste constituait actuellement la pire menace pour la force paramilitaire et que c’était elle qui donnait le plus de ‘travail’ à ses soldats. Il a en outre déclaré que ses hommes disposaient de toutes les armes modernes et de tous les gadgets disponibles pour endiguer le maoïsme. ‘En terme de modernisation, nous avons procuré à nos soldats un équipement du plus haut niveau, avec des armes et une technologie dernier cri. En fait, la CRPF utilise les meilleures armes. Dans ce domaine, nous sommes bien au-dessus de nos adversaires. Nous utilisons également des drones pour observer les mouvements des guérilleros au sol’. Sur un total de 207 bataillons, environ 40% des forces sont déployées dans les régions où la guérilla est active. ‘Actuellement, toute notre attention porte sur les zones touchées par les actions maoïstes’.