L’administration pénitentiaire envisage de tester des drones autonomes pour renforcer la sécurité des prisons, avec notamment Haren comme site pilote. Un projet que le SPF Justice souhaite concrétiser dans les prochains mois. Un drone capable de décoller et d’atterrir seul depuis une station fixe, et d’effectuer des rondes aériennes de surveillance autour des établissements pénitentiaires. Le contrat est prévu pour une durée initiale d’un an, avec possibilité de reconduction pour un an supplémentaire. L’administration pénitentiaire attend de ces drones qu’ils effectuent plusieurs missions quotidiennes : quatre vols pour la surveillance périphérique, trois pour le suivi des préaux et deux pour le contrôle du parking du personnel.

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Après sa sortie de l’hôpital de la gendarmerie il y a quelques jours, Mauricio Hernández Norambuena attendait d’être transféré au complexe pénitentiaire de Rancagua, où il purge sa peine (voir notre article). En arrivant pour lui rendre visite, sa famille a appris qu’il avait été transféré le 29 août à l’Établissement Pénitentiaire Spécial de Haute Sécurité (REPAS), sans aucune raison pour ce changement d’établissement. Ce lieu a une politique d’isolement stricte, où les détenus n’ont pas de visites en personne, seulement deux heures d’accès à la cour, aucune visite d’amis et aucun accès aux activités sportives ou culturelles.

Emprisonné depuis plus de 43 ans aux États-Unis, Mumia Abu Jamal souffre d’une perte de vision irréversible pouvant entraîner une cécité permanente. Sa vue est menacée par deux affections corrigibles. Le Département pénitentiaire de Pennsylvanie et son prestataire de soins de santé sous contrat, Wellpath, ont laissé sa vue se détériorer au point de le rendre fonctionnellement aveugle. En particulier, ses traitements pour sa cataracte et sa rétinopathie diabétique récemment diagnostiquée ont été retardés durant plusieurs mois. Ses partisans encouragent à contacter la prison pour exiger qu’il bénéficie de traitements appropriés (voir ici).

Ayberk Demirdöğen fait partie des prisonniers révolutionnaires qui mènent une dure grève de la faim illimitée en Turquie contre les prisons S, R et Y (dite de type « puits ») qui sont célèbres pour leurs conditions de détention et politique d’isolement particulièrement inhumaines (voir notre article). Commencée le 11 mars 2025, il a décidé de transformer sa grève en un jeûne jusqu’à la mort le 27 août 2025 au 170e jour de son combat. Dans cette lutte, il rejoint Serkan Onur Yilmaz (à droite sur la photo) dont la vie est en danger après plus de 290 jours de jeûne jusqu’à la mort.

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Après 195 jours de grève de la faim illimitée, le prisonnier révolutionnaire Mithat Öztürk a été transféré de la prison de type « puits » où il était incarcéré à la prison de type F n° 1 de Sincan. C’était sa principale revendication qu’il a arrachée grâce à sa détermination. Ce combat s’inscrivait dans la lutte toujours en cours de plusieurs prisonniers politiques en grève de la faim, mais aussi en jeûne jusqu’à la mort, comme Serkan Onur Yilmaz (voir notre article), contre les prisons de type « puits » en Turquie qui sont célèbres pour leurs conditions de détention inhumaines.

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Les forces pénitentiaires israéliennes ont mené quatre assauts violents contre les cellules des prisonnières politiques palestiniennes à la prison de Damon les 4, 8, 10 et 14 août. Les détenues ont été menottées, traînées, humiliées et battues, et des gaz lacrymogènes et des chiens policiers ont été utilisés. Selon plusieurs organisations palestiniennes de soutien, les détenues souffrent également de la faim, d’infections cutanées et d’un déni des conditions d’hygiène élémentaires, notamment en matière de santé menstruelle et reproductive. Il y a actuellement 48 femmes détenues, dont deux mineures et deux femmes enceintes. La majorité des détenues sont incarcérées pour des accusations d’« incitation » sur les réseaux sociaux, en vertu des lois militaires israéliennes.

Barış Erhan est un militant engagé depuis longtemps dans les luttes de la gauche révolutionnaire en Turquie. En raison de ses activités contre le régime fasciste d’Erdoğan, il a fait l’objet d’enquêtes et de poursuites judiciaires. Il a subi une répression sociale et politique et a été contraint de demander l’asile en Europe. Alors qu’il tentait de rejoindre la Grèce par bateau avec de nombreux autres personnes, il a été arrêté et accusé d’être un passeur de migrants. Après avoir passé plus d’un an en prison, il a été condamné en juin 2025 à 74 ans de prison alors que les documents et témoignages présentés par Barış et ses amis, prouvant qu’il n’était pas un passeur, ont été ignorés par le tribunal grec. Aujourd’hui, une campagne internationale appelle à sa libération et à se rassembler le premier samedi de chaque mois devant les représentations officielles de l’Etat grec dans les différents pays européens (voir ici).

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En soutien aux 24 activistes pro-palestiniens emprisonnés pour leur participation présumée à une action contre le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems à Filton, des rassemblements ont été organisés le 15 août dernier devant les prisons de Bronzefield et Peterborough réunissant des dizaines de personnes. Parallèlement, plusieurs prisonniers de la prison de Bronzefield ont retiré leur photo d’identité de l’extérieur de la porte de leur cellule et l’ont remplacée par le visuel de la journée de soutien. Les prisonniers de la prison de Peterborough ont écrit « Free Gaza » et « Save the Innocent Children » sur l’extérieur de leurs cellules afin de témoigner leur soutien. Initiées par le mouvement Prisoners for Palestine qui est dirigé par des prisonniers britanniques, ces actions marquent l’anniversaire de la grève de la faim des prisonniers palestiniens en 2004 et le premier anniversaire de l’incarcération des Filton 24. Par ailleurs, l’initiative était également en mémoire de deux personnes assassinées à la prison de Bronzefield la semaine du 28 juillet dernier.

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Le ministère de la Justice vient de publier le nombre de détenus en France au 1er juillet : 84.951, un chiffre supérieur à celui enregistré au 1er juin et qui constituait déjà un niveau inégalé. Parmi les personnes incarcérées, 22.822 sont dans l’attente de leur jugement définitif. Il faut également ajouter 18.548 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous bracelet électronique ou d’un placement à l’extérieur.

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12.954 personnes pour 11.040 places, dont 206 qui dorment sur des matelas par terre, c’est le nombre de personnes détenues en Belgique. La prison de Haren devait accueillir tous les détenus des prisons de Forest et de Saint-Gilles. Mais à cause de la surpopulation carcérale, Saint-Gilles est restée ouverte. Aujourd’hui, 515 détenus y sont incarcérés. Selon son directeur, l’administration pénitentiaire envisage de rouvrir une aile, l’aile D pour y accueillir 100 détenus supplémentaires. En cas de réouverture de l’aide D, des travaux de mise en conformité de l’électricité et des réparations multiples de mises en sécurité devront être effectués. Le ministère de la Justice envisage l’installation d’unités modulaires dans certaines prisons ou encore la construction de trois nouvelles prisons à Leopoldsburg, Verviers et Paifve.

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