Un manifestant est mort hier vendredi lors d’un nouvel affrontement entre manifestants et forces de l’ordre. Il s’agit du quatrième mort depuis le début, il y a deux mois, des manifestations contre le projet minier de Tia Maria. Les habitants s’opposent à Tia Maria depuis 2009, date du lancement du projet de 1,4 milliard de dollars, estimant qu’il nuira à l’agriculture locale et à l’environnement. La population observe une grève générale depuis le 23 mars, et les manifestations se sont multipliées.

Le gouvernement péruvien a pris la décision de décréter l’état d’urgence dans tous les districts de la province d’Islay et de Mollendo [sa capitale] pour une durée de soixante jours a annoncé le premier ministre, au cours d’une conférence de presse à Lima. L’état d’urgence entre en vigueur samedi 23 mai, et ce sont les forces armées qui seront chargées de maintenir l’ordre public. Cette décision suspend des libertés individuelles telles que l’inviolabilité du domicile, la liberté de circulation et la liberté de réunion.

Affrontements à Islay

Affrontements à Islay

Flumencio Albujar Jayo, 54 ans, activement recherché par la Cour pénale nationale, a été arrêté par les services de renseignements de la 2e Brigade d’infanterie de l’armée. Il a immédiatement été emmené au siège de la police à Ayacucho et mis à la disposition de la police anti-terroriste. Flumencio Albujar Jayo, qui utilisait plusieurs fausses identité, est accusé d’appartenir au comité régional du PCP-SL pour la région VRAEM.

Flumencio Albujar Jayo

Flumencio Albujar Jayo

Un commando du PCP-SL a abattu une informateur des forces armées qui travaillait sous la couverture d’un enseignant dans le centre-ville de San Antonio de Carrizal, en Acobamba, Huancayo. Percy Escobar Perez était un informateur des forces armées avec le grade de sergent depuis le début de 2014. Vendredi 16 mai, 7 ou 8 maoïstes sont entrés dans l’école et l’ont enlevé devant des élèves et des parents. Le corps de l’informateur a été retrouvé lundi sur les rives de la rivière Carrizales avec des signes de torture et 20 balles dans le corps.

Le cadavre du sergent Percy Pérez

Le cadavre du sergent Percy Pérez

Les FARC ont a annoncé ce vendredi 22 mai, que le cessez-le-feu en place depuis décembre ne pouvait plus durer, suite au raison du raid de l’armée qui a tué hier jeudi 26 guérilleros dans le département du Cauca. Ce raid mené par une force conjointe de la 3e division de l’armée, par des avions et hélicopètes de la force aérienne, et par des embarcations de la marine remontant le Rio Guapi, intervient un peu plus d’un mois après la levée par le président colombien Juan Manuel Santos du moratoire sur les bombardements militaires à l’encontre de la guérilla. L’attaque dans le Cauca avait pour cible une unité du Front 39 des FARC accusée d’avoir mené en novembre dernier une attaque sur l’île colombienne de Gorgona dans le Pacifique au cours de laquelle un officier avait été tué. Le campement des rebelles se trouvait dans la région de Guapi, à 480 km de Bogota.

Quelques un des guérilleros tués dans le Guapi

Quelques un des guérilleros tués dans le Guapi

Plus de cent ordres d’arrestation contre le dirigeant des FARC, Timoleon Jimenez dit «Timochenko», ont été suspendus pour faciliter les pourparlers de paix avec le gouvernement colombien à Cuba, a annoncé vendredi dernier le procureur général de Colombie. Timochenko a été reconnu comme négociateur.

 Timoleon «Timochenko» Jimenez

Timoleon «Timochenko» Jimenez

Il y a quelques jours, alors que des centaines de milliers de personnes manifestaient à nouveau à travers le Chili contre la réforme de l’enseignement, deux manifestants de 18 et 24 ans ont été abattus par le fils d’un propriétaire à Valparaiso. Les deux étudiants ont à présent été enterrés et des affrontements ont éclaté à Valparaiso entre la police et les émeutiers qui manifestaient en mémoire des deux morts.

Affrontements à Valparaiso.

Affrontements à Valparaiso.

Deux manifestants du mouvement des étudiants ont été tués par balle ce 14 mai à Valparaiso. Ils avaient 18 et 24 ans. Les manifestants étaient en train de coller des affiches sur la maison d’un homme qui serait sorti avec une arme et aurait fait feu sur la foule. Des rassemblements ont rapidement eu lieu partout au Chili en hommage aux deux morts.

Un des manifestants abattu à Valparaiso.

Un des manifestants abattu à Valparaiso.

Deux militaires colombiens ont été tués samedi par des guérilleros de l’ELN près de la ville de Cubara, au nord-est du pays, près de la frontière du Venezuela. Les militaires participaient à une opération de contre-guérilla ; la semaine passée, le président colopmbien Santos avait ordonné une offensive militaire contre l’ELN.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN

Le coup de filet, qui a mobilisé plus de 600 militaires, policiers et magistrats, s’est déroulé la semaine dernière dans plusieurs régions du sud et de l’est de la Colombie, des zones frontalières avec le Brésil et le Venezuela. Il a porté un coup au financement des FARC. Les autorités sont intervenues dans 63 sites d’exploitation illégale d’or, de tungstène ou encore de cobalt. Parmi les personnes interpellées figurent 12 guérilleros présumés des FARC ainsi que cinq étrangers, quatre Brésiliens et un Vénézuélien.

Une exploitation minière clandestine des FARC

Une exploitation minière clandestine des FARC