Chili: Toujours de violents affrontements
Les affrontements durent Chili depuis trois jours, et le gouvernement a étendu l’état d’exception à cinq régions.
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Les affrontements durent Chili depuis trois jours, et le gouvernement a étendu l’état d’exception à cinq régions.
Le président chilien Sebastian Pinera a décrété vendredi soir l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports.
Mercredi 16 octobre, Un soldat de l’armée colombienne a fait défection avec son fusil de dotation et du matériel de guerre dans le département d’Arauca, à la frontière avec le Venezuela, et a rejoint l’ELN. Dans une vidéo, il déclare que pendant son temps à l’armée des supérieurs lui avait parlé de soutenir les groupes paramilitaires pour « défendre la patrie » mais qu’en réalité la patrie qu’il défendait était « la patrie des riches ».
Tamara Sol, une anarchiste chilienne, condamnée en 2014 à plus de 7 ans de prison, a été libérée.
Lundi 14 octobre, le gouvernement équatorien a accepté, au cour de négociations avec le mouvement indigène, de retirer le décret supprimant les subventions au carburant (faisant monter son prix de 123%) qui avaient déclenché une insurrection dans le pays (voir notre article).
Le mouvement insurrectionnel continue en Équateur (voir notre article). Après une semaine de mobilisation, on comptait en date du jeudi 10 octobre : 5 morts, entre 554 et 2000 blessé·e·s (selon les sources) ainsi que 929 arrestations. Le gouvernement affirme, quant à lui, qu’il a eu 133 blessés parmi les policiers. Par ailleurs le même jour, les militant·e·s ont capturé et retenu 10 policiers qui ont été présentés sur une estrade lors d’un rassemblement des manifestants dans le nord de la capitale. Ils ont finalement été libérés dans la nuit. Enfin, la Conaie, principale organisation du mouvement a mis fin aux contacts noués avec la gouvernement, sous la médiation de l’ONU et de l’Église catholique, et appelé à « radicaliser » les actions de protestation.
Les affrontements violents entre policiers et manifestants se sont poursuivis en Haïti vendredi, au lendemain de la mort du journaliste Néhémie Joseph, abattu à Mirebalais.
Hier jeudi 10 octobre, des étudiants des universités publiques et privées de Bogotá sont descendus dans les rues pour exiger du gouvernement qu’il respecte les accords économiques négociés en 2018.
Mardi 8 octobre, le tribunal a décidé la libération de Daniel Ruiz. Il était en détention provisoire depuis septembre 2018 pour avoir participé à des manifestations contre la réforme des retraites de Macri en 2017 et s’était vu refuser tous les appels par les tribunaux et ce sans même qu’une date ne soit fixée pour le procès.
Mardi 8 septembre, le président équatorien Lenin Moreno a ordonné un couvre-feu nocturne autour des lieux de pouvoir suite à des émeutes massives à Quito. Ces émeutes visent à protester contre la hausse massive du prix de l’essence décidée par le président en échange d’un prêt financier du FMI.