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Inde-Népal 1886

Deux sections du 30e Bataillon d’infanterie se dirigeant vers la ville de Placer (dans la province du même nom) sont tombé dans une embuscade de la NPA à Sitio Subang Daan (province de Surigao del Norte). Les guérilleros ont fait exploser un IED puis ont ouvert le feu sur les véhicules des militaires. Cinq militaires ont été blessés. Dans la province voisine de Surigao del Sur, trois sections de rangers ont découvert un camp de la guérilla, composé de 12 bunkers. Les guérilleros ont livré un violent combat contre les militaires avant d’abandonner leur camp.

Un détachement du 74e Bataillon d’Infanterie de l’armée philippines s’est rendu au village Pansoy après avoir apris que la NPA y levait l’impôt révolutionnaire. Le détachement est tombé sur une dizaines de guérilleros maoïstes. Une violente fusillade s’en est suivie. Trois guérilleros encerclés ont été capturés avec leurs armes. D’autre part, Mary Jane Magkilat alias “Chinchin”, une commandante maoïste, le responsable de l’enseignement du Front du Sud-ouest (SWF,), s’est par ailleurs rendue aux militaires dans le Negros Occidental. Toujours dans le Negros Occidental, un détachement du 47e Bataillon d’Infanterie a livré un combat à une colonne de guérilleros à Mag-asawang Bukid Sitio. Aucun bilan des pertes n’a été produit.

Les internautes chinois ont mené le vendredi 16 mars une « grève du message » de deux-trois jours. En cause, l’entrée en vigueur des nouvelles règles concernant l’utilisation des réseaux sociaux dans un pays qui compte plus de 260 millions d’utilisateurs de Weibo, la version chinoise de Twitter (l’original étant censuré en Chine). 40% des utilisateurs de Weibo restaient anonymes. Désormais pour envoyer un message, il faut déclarer sa véritable identité. C’est donc la fin de la possibilité de dénoncer librement les injustices et la corruption. Les autorités affirment être confrontée à une inflation des rumeurs en ligne, la dernière en date laissait entendre que le leader nord-coréen Kim Jong-un avait été assassiné à Pékin. Outre la censure, les weibos nominatifs vont pouvoir aussi aider les portails internet à récupérer de informations sur leurs millions d’utilisateurs à des fins publicitaires.

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Un sous-inspecteur posté dans le commissariat de police Mudulipada, esorté par un membre du Groupe d’Opération Spéciale (anti-maoiste), a été abattu par un commando de quatre personnes en plein marché à Khairput. Le commando a scandé des slogans maoïstes avant de s’éclipser. Des miliciens anti-guérilla BSF jawans ont immédiatement bouclé le marché, mais sans résultat.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un détachement du 30e Bataillon d’Infanterie de l’Armée philippine circulant à bord de de trois camions militaires est tombé dans une embuscade de la NPA à Barangay Matin-ao, (Surigao del Norte). Après avoir fait exploser des IED, une quinzaine de guérilleros maoïstes ont ouvert le feu sur les militaires qui ont répliqués. La fusillade a duré un quatre d’heure, puis les guérilleros ont décroché. Cinq soldats ont été blessé.

Quatre combats ont eu lieu entre les détachement du 9e bataillon d’infanterie effectuant une opération de contrte-guérilla et les combattants de la NPA hier lundi, à Barangay Rizal, (Dimasalang, Masbate). Le premier combat a eu lieu vers 5h45, les guérilleros ont pu s’éclipser mais ils ont du abandonner du matériel. Une partie des guérilleros a été accrochée un peu plus tard par un autre détachement dans le village voisin de Cabrera, à 7h20. Les guérilleros ont une fois de plus réussi à décrocher en laissant deux armes derrières eux. Un troisième combat a eu lieu vers 9h00, à San Jose Barangay quand un détachement a rencontré par hasard un groupe de guérilleros. Encore une fois, ceux-ci ont pu s’éclipser en abandonnant une arme et quelques effets. Vers 10h20, il y a eu un quatrième combat à Barangay Cagarae qui cette fois a coûté la vie à deux guérilleros.

Plus de deux millions de personnes vivent dans des bidonvilles à Manille, soit un cinquième de la population de la capitale. La plupart viennent de la campagne. En arrivant, ils s’installent sur des terrains vides et construisent leurs cahutes. Une loi promulguée en 1992 interdit les démolitions et les évictions sauf si les habitations se trouvent dans des zones dangereuses, si le site est réclamé pour la construction d’infrastructures ou s’il y a une décision de justice.

Dans le cas de Pinaglabanan, un bidonville de huit hectares en plein coeur de Manille, l’éviction a été ordonnée au terme d’un long processus judiciaire initié par les autorités locales. Après des mois de lutte, les habitants du bidonville ont été expulsés pour laisser la place à des bâtiments administratifs. Les habitants, dont beaucoup vivaient là depuis des décennies, ont lutté pied à pied depuis janvier. Pendant que femmes et enfants se réfugiaient dans des abris, les hommes balançaient des cocktails Molotov, des pierres et des bouteilles aux 500 policiers anti-émeutes équipés de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Une vingtaine de personnes ont été blessées au total, des deux côtés.

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Ce lundi, les maoïstes ont tendu une embuscade à Lachhuram Kashyap dans le district de Bijapur, à 480 km au sud de Raipur (Chhattisgarh). Ce dernier est une des dirigeants locaux de la Salwa Judum, la milice anti-maoïste organisée et financée par le gouvernement de l’état du Chhattisgarh depuis 2006. Les guérilleros ont pris d’assaut son véhicule alors qu’il revenait du commissariat local. Habillés en civil, ils ont ouvert le feu, tuant Kashyap sur place.

T. Ramanjaneyamma, une maoïste originaire de Atchampet dans le district de Guntur (Andhra Pradesh) a été arrêtée ce lundi lors d’un contrôle routier de routine à proximité de Vinukonda (Andhra Pradesh). Elle circulait avec l’un de ses proches, Yohan, également membre du CPI(Maoïste). Les autorités l’accusent d’être responsable du meurtre de Kateswara Rao dans le village de Karampudi en 2000 ainsi que d’être impliqué dans plusieurs affaires de destruction de biens de l’état.

Un membre d’une équipe de déminage de la police d’Etat a été tué et un autre gravement blessé dans l’explosion de l’IED qu’ils essayaient de désamorcer dans le district de Koraput (Etat de l’Odisha). L’équipe avait désamorcé avec succès un autre IED peu auparavant. Par ailleurs, la guérilla maoïste a revendiqué l’enlèvement mercredi de deux touristes italiens dans l’Etat de l’Orissa et exposé leurs revendications, dont l’une porte sur l’interdiction des « touristes tribaux » dans les régions à population aborigène.

La police a découvert dans la forêts de Tetahi (district de Nawadih) deux bunkers souterrains utilisés par les maoïstes pour entreposer explosifs, armes et munitions et pour se cacher pendant les opérations de ratissage. Ces bunkers sont des installations sophistiquées. L’un d’eux, aux murs construits en dur, était placé près d’un étang. Son entrée était minuscule, difficilement accessible (il fallait s’engager dans l’eau de l’étang) et soigneusement camouflée. Mais l’intérieur était vaste et bien aménagé avec un système d’aération. Enfin, les maoïstes ont fait sauter les bureaux et entrepôts des autorités locales de Mudulipada (district de Malkangiri, Etat d’Odisha) parce qu’il servait de cantonnement aux forces de répression.

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