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Inde-Népal 1890

Le prisonnier politique plus ancien des Philippines, Gerardo Dela Peña âgé de 85 ans, a retrouvé sa liberté cet été. Dela Peña était un syndicaliste paysan à Bicol. Dans ses jeunes années d’activiste, il a été détenu et torturé par la police et l’armée sous la dictature de Marcos en 1982. Après sa libération, il a présidé la section SELDA (un groupe de défense qui promeut la justice pour les anciens prisonniers politiques voir ici leur FB) de Camarines Norte. Il a continué à militer, travaillant avec diverses autres organisations populaires dans la région, malgré les menaces.

Des militaires l’ont arrêté le 21 mars 2013 et l’ont condamné à l’âge de 75 ans pour de fausses accusations de meurtre. L’armée a accusé d’avoir tué Dela Peña son propre neveu, alors que la NPA avait revendiqué cette exécution. Il a purgé plus de 12 ans de prison. Déjà atteint de surdité, Tatay Gerry souffre également de troubles de la vision, de diabète et d’hypertension. Pendant son incarcération, il a également fait un accident vasculaire cérébral.

Deux membres de la police des frontières indo-tibétaine (ITBP) ont été tués et deux policiers ont été blessés après le déclenchement de l’explosion d’un IED par des guérilleros maoïstes au Chhattisgarh. C’est vers midi samedi, des équipes du 53e bataillon de l’ITBP, de la Force de sécurité des frontières (BSF) et de la Garde de réserve du district retournaient à Narayanpur après avoir mené une opération anti-guérilla à Dhurbeda lorsqu’ils sont tombé dans une embuscade près du village de Kodliyar dans la région d’Abujhmad.

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G.N. Saibaba, ancien professeur de l’université de Delhi, est décédé ce samedi 12 octobre dans la soirée. Il avait passé 10 ans en prison pour des liens présumés avec les maoïstes avant d’être acquitté en mars de cette année. Saibaba avait été admis il y a dix jours à l’Institut des sciences médicales de Nizam à Hyderabad en raison de problèmes de santé. Âgé de 57 ans, il est décédé des suites de complications post-opératoires après avoir subi une intervention chirurgicale (voir nos articles).

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L’attaque s’est produite dimanche soir, un camion citerne a explosé sur la route menant à l’aéroport de Karachi. La BLA (Armée de Libération du Baloutchistan) a déclaré avoir ciblé un convoi d’ingénieurs et d’investisseurs chinois arrivant de l’aéroport. La Chine, partenaire économique du Pakistan, investi notamment dans la région du Baloutchistan, riche en ressources naturelles. En août, des attaques coordonnées de la BLA ont fait des dizaines de victimes. Le mois suivant, cinq ingénieurs chinois ont été tués dans un attentat au nord-ouest du Pakistan. En 2020, les révolutionnaires baloutches ont pris pour cible la Bourse du Pakistan à Karachi, et en 2019, ils ont attaqué un hôtel de luxe à Gwadar, port stratégique financé par Pékin.

Vendredi, dans l’une des plus grandes opérations contre les maoïstes à Chhattisgarh, les forces de sécurité composés de la Garde de réserve de district (DRG), de la Force de travail spéciale (STF) et de la police de l’état ont tué 36 Naxalites ( mouvement composé de plusieurs groupes révolutionnaires en activité dans 15 états de l’Inde ) dans la région de Bastar.

La fusillade a éclaté vers 13 heures dans la forêt entre les villages de Thulthuli et de Nendur à Abhujmaad, à la frontière interdistricts de Narayanpur-Dantewada, faisant dans un premier temps 28 morts dans les forces révolutionnaires, 8 corps dispersés dans la forêt ont été retrouvés samedi matin. L’identité des maoïstes n’a pas encore été établie, mais à première vue, il semble qu’ils appartenaient à la PLGA (People’s Liberation Guerilla Army). En plus des 36 corps, une cache d’armes, un fusil AK-47 et un SLR (fusil automatique), ont été récupérés. 185 maoïstes ont été tués depuis le début de l’année.

Mi-juin, l’Union pour la liberté des prisonniers politiques d’Azerbaïdjan dressait une liste de 303 prisonniers politiques. Tout ce que le gouvernement considère comme critique provoque une persécution, qui va de la menace à une longue peine d’emprisonnement, décrétées sans que le condamné ai eu accès à un avocat, et sur base de preuves obtenues par les mauvais traitements et la tortures.  C’est toute campagne d’intimidation qui a visé la société civile à l’approche de la COP-29. Les personnes ciblées sont des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes enquêtant sur la corruption, les universitaires qui écrivent des articles scientifiques – notament des études ethnographiques ne correspondant pas à la propagande nationaliste officielle… et des militants éconlogistes.

Ceux qui enquêtent sur la version officielle de la mine d’or de Gedabek sont ainsi visés. Une commission d’enquête, mise en place, à la demande du président Ilham Aliyev, avec à sa tête : Moukhtar Babaïev, ministre de l’Écologie, et désormais président de la COP29, avait affrimé que les analyses ne révèlaient aucune présence de cyanure dans le nouveau lac artificiel de stockage des déchets de la mine. C’est en prélevant des échantillons sur le site de Gedabek que Kanan Khalilzade, 27 ans, ingénieur en énergies renouvelables et membre de l’ONG Ecofront, a été appréhendé et emprisonné.

Mercredi à Tchita en Sibérie, douze personnes ont été condamnées à de lourdes peines de prison par un tribunal militaire pour des actes de sabotage sur des chemins de fer. Les douze hommes ont écopé de peines allant de 8 ans et demi à 20 ans de prison, une 13e personne accusée de complicité a été condamnée à 4 ans de prison. Tous faisaient partie d’un groupe organisé visant à « saper la stabilité économique et les capacités défensives de Russie » et forcer les autorités russes à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Entre décembre 2022 et janvier 2023, les 12 personnes ont participé à des actes de sabotage à Moscou et dans la région de Krasnoïarsk (Sibérie Orientale) en visant une locomotive et des infrastructures électriques liées au transport par train. Avant leur arrestation, ils avaient comme projet, le sabotage par incendie d’un avion de chasse sur une base militaire de la région de Primorié dans l’Extrême-Orient.

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L’Agence nationale d’investigation (NIA) a effectué mardi des perquisitions dans 12 localités du Bengale occidental, dont une à Kolkata, dans le cadre d’une enquête sur des liens présumés avec le financement du Parti Communistes Maoïste (clandestin). Les perquisitions ont eu lieu à Netaji Nagar (Kolkata), à Panihati (district de North 24 Parganas), à Barrackpore, à Sodepur, à Asansol et dans plusieurs autres localités. C’est la NIA et la Special Task Force (STF) du Bengale occidental ont mené les perquisitions. Deux femmes, qui ont travaillé avec une ONG dans le passé, ont été interrogées par la NIA dans le cadre de cette affaire. Plusieurs documents ont été saisis au cours des perquisitions. La NIA a également effectué des perquisitions dans le quartier Dishergarh d’Asansol, au domicile de Sudipta Paul, qui ont duré plus de trois heures.

Agents de la NIA (archives)

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La condamnation à 21 mois de prison pour sédition de Chung Pui-kuen, ancien rédacteur en chef de Stand News, un média favorable au mouvement pour la démocratie, est la dernière mesure répressive en date prise contre la liberté d’expression dans l’ex-colonie britannique, qui a vu des personnes critiques des autorités chinoises emprisonnées ou contraintes à l’exil à la suite des vastes manifestations en faveur de la démocratie en 2019. Le collègue de M. Chung, Patrick Lam, également rédacteur en chef, a bénéficié d’une réduction de peine, le renvoyer en prison pourrait mettre sa vie en danger en raison de problèmes de santé.

Les deux accusés étaient à la tête de Stand News, un site internet en langue chinoise qui a gagné une audience massive pendant les événements de 2019 avant sa fermeture en décembre 2021. Au mois d’août, le juge Kwok Wai-kin les avait reconnus coupables de « complot visant à diffuser et reproduire des publications séditieuses« Jeudi, le magistrat a affirmé que Chung Pui-kuen et Patrick Lam, ainsi que Stand News, participaient à la « résistance ».

Les maoïstes ont attaqué lundi un camp anti-guérilla  à Pusuguppa, un village en bordure de forêt dans le Charla mandal (état du Telangana), mercredi soir. Les forces de sécurité occupant le camp ont riposté et la fusillade a été intense. Les maoïstes ont employé des grenades à fusil artisanales dont certaines n’ont pas explosé (photo). Après cette attaque, la police a intensifié les opérations de ratissage conjointes avec les paramilitaires antiguérilla de la CRPF dans les forêts chevauchant la frontière entre Telangana et Chhattisgarh. En outre, un indicateur de police nommé Soyam Pandu, du village de Bhandarpadar, district de Sukmas (état du Bastar) a été exécuté mercredi par les maoïstes.

Lundi encore, trois guérilleros ont été tués dans les forêts d’Abujhmarh du district de Narayanpur, à la frontière entre le Chhattisgarh et le Maharashtra. Abujhmarh est connue sous le nom de « colline inconnue », car cette jungle dense de 6 000 km² n’a pas été étudiée depuis l’époque britannique. La jungle est l’épicentre des activités maoïstes dans la région. Un des maoïstes tués lors de la rencontre a été identifié comme étant Rupesh, un membre du comité spécial de zone de Dandakaranya (DKSZC). Il était le commandant de la sous-zone ouest du DKZSC, qui opérait principalement dans le district de Gadchiroli, dans l’État du Maharashtra. Sa tête était mise à prix pour un montant de 25 millions d’euros. Le second maoïste a été identifié comme étant Jagdish, dont l’arrestation valait une récompense de 16 millions d’euros.

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