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Inde-Népal 1886

Huit maoïstes et un paramilitaire anti-guérilla de la STF (Special Task Force) ont été tués lors d’un affrontement dans le district de Narayanpur, dans l’état Chhattisgarh, samedi. Deux autres membres des forces de sécurité ont été blessés au cours de l’échange de coups de feu et ont été transportés à l’hôpital Ramakrishna de Raipur (photo). La fusillade  a commencé vers 7 heures du matin dans la forêt d’Abhujmad, où une équipe conjointe de personnel de sécurité de quatre districts (Narayanpur, Kanker, Dantewada et Kondagaon) participait à une opération anti-maoïste.

 

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Dimanche 9 juin, des affrontements ont éclatés à Dumbéa entre le GIGN et des militants indépendantistes qui bloquaient des bureaux de vote prévus pour le scrutin européen. Les forces de sécurité sont parvenus à dégager les manifestants à l’aide de bombes à dispersion mais, permettant une ouverture tardive des bureaux de vote. À Nouméa, des feux ont été ravivés dans certains quartiers et des barrages ont perturbé la circulation. Enfin, deux communes, Kouaoua et Ouvéa, n’ont pas pu ouvrir leur bureau de vote. Dans cette dernière, de jeunes militants de la CCAT avaient bloqué la mairie, empêchant les équipes municipales d’accéder au matériel électoral. Ces militants se seraient également mobilisés en réaction à l’annonce du décès, ce samedi, d’un huitième tués par les forces de sécurité dans le cadre d’affrontements. La participation était de 8,81% à la mi-journée, un score extrêmement faible (contre 14% en 2019 lors du précédent scrutin). Un dispositif de sécurité exceptionnel avait pourtant été instauré pour assurer le déroulement de ces élections, avec la présence de forces de sécurité, des horaires aménagés pour tenir compte du couvre-feu à 18h, et un regroupement des quelque 272 bureaux de vote en 76 lieux.

Affrontement à l'occasion des élections européennes en Kanaky

Au moins sept maoïstes ont été tués et trois paramilitaires ont été blessés lors d’un affrontement dans le district de Narayanpur, au Chhattisgarh, vendredi. La fusillade a eu lieu vers 15 heures alors qu’une équipe conjointe des forces de sécurité menait une opération anti-naxal dans les villages de Gobel et Thulthuli, dans la région d’Orchha. L’opération impliquait du personnel de la District Reserve Guard de la police provenant des districts de Narayanpur, Kondagaon, Dantewada et Bastar, ainsi que des membres du 45e bataillon de la Indo-Tibetan Border Police (ITBP). Après l’arrêt des tirs, les corps de sept Naxalites en uniformes ont été retrouvés, tandis qu’une importante cache d’armes a également été découverte sur place.

 

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Le 31 mai, le haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a ainsi assuré que la totalité de la ville de Nouméa était désormais sous le contrôle de l’État français, après que 400 policiers et gendarmes (sur 3500 déployés dans l’archipel) ont démantelé 26 barrages à Rivière-Salée, le dernier quartier de la commune alors encore bloqué. L’opération a été menée par le RAID et le GIGN notamment et elle a conduit à l’interpellation de 12 personnes. En outre, l’état d’urgence a été levé (mais il ne pouvait pas être prolongé sans une loi votée par le Parlement), de même que l’interdiction de l’application Tik Tok. En revanche, le couvre-feu est maintenu et l’aéroport de Nouméa restera fermé aux vols commerciaux au moins jusqu’au 2 juin.

Les renforts français continuent cependant d’arriver en Kanaky: 480 gendarmes mobiles supplémentaires ainsi que les militaires du Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique – Nouvelle-Calédonie, étoffé par des éléments venus de métropole (des parachutistes du 2e REP et du 8e RPIMa). En outre, la Gendarmerie a envoyé des blindés Centaure: six d’entre eux arriveront dès la semaine prochaine, et les autres seront envoyés progressivement dans les semaines qui suivent. Le Centaure (voir notre article) a été engagé pour la première fois lors des émeutes urbaines de juillet 2023. Pseant 14,4 tonnes, ce 4X4 possède des capacités de dégagement, grâce à des lames montées sur des vérins pneumatiques, installées à l’avant du véhicule. Ils disposent d’équipements optroniques modernes et de capacités téléopérées, en matière de tir et de lancement de grenades.

Un combattant de la Nouvelle Armée Populaire (NPA) a été tué et un autre blessé lors d’un affrontement avec les forces gouvernementales dans un village des hautes terres de Samar. La fusilla a eu lieu ce jeudi un village de Basey. Les troupes du 63e bataillon d’infanterie ont récupéré un fusil M16 et d’autres matériels de guerre après l’affrontement avec 10 combattants du comité sous-régional de la NPA. Un autre maoïste, blessé, a été capturé par les forces gouvernementales.

Cinq guérilleros communistes présumés ont été tués au cours de deux affrontements distincts avec les troupes gouvernementales dans le centre et le sud des Philippines cette semaine. Parmi eux Zaldy Galamiton (également connu sous les noms de Shaggy et Poldo), le était secrétaire du comité sous-régional 1 de la Nouvelle armée du peuple (NPA) et Jhonjhon Ayuma Ramos (également connu sous le nom d’Erbing) était le commandant des Aigles du SRSDG (Sub-Regional Sentro De Gravida) du groupe rebelle, selon l’armée. Les deux hommes ont été tués par des troupes du 29e bataillon d’infanterie près de la ville de Gingoog, dans la province méridionale de Misamis Oriental. Un troisième rebelle de la NPA, Berto Dayong, est mort dans un échange de coups de feu avec les troupes du 29e bataillon d’infanterie lundi. Deux autres maoïstes ont été tués dans des fusillades à Negros Occidental mardi et mercredi par des militaires du 79e bataillon d’infanterie.

Guérilleros maoïstes de la NPA

Six personnes ont été arrêtées à Melbourne, où des militants se sont heurtés à la police qui séparait deux manifestations rivales. Une manifestation pro-israélienne (naturellement sous l’étiquette « contre l’antisémitisme ») organisée par le groupe chrétien sioniste « International Christian Embassy Jerusalem », faisait face à une manifestation pro-palestinienne . Un cordon de la police de  l’État de Victoria séparait les milliers de manifestants. Des heurts ont néanmoins eu lieu et six manifestants pro-palestiniens ont été arrêtés.

Un homme est mort et deux autres ont été blessés samedi 18 mai en Kanaky/Nouvelle-Calédonie dans un échange de coups de feu sur un barrage érigé par des Kanaks dans le nord de la grande île. Les tirs ont été échangés quand deux Caldoches (Calédoniens d’origine européenne) ont voulu passer un barrage érigé par des indépendantistes. L’un d’eux est mort, l’autre a été blessé, ainsi qu’un Kanak. Ce décès porte à six le nombre de morts depuis le début, lundi, du soulèvement provoqué par le vote d’une réforme électorale à Paris – deux gendarmes et quatre civils, trois Kanaks et un Caldoche.

Vendredi, 1 000 renforts sont arrivés, en plus des 1 700 déjà déployés et le dégagement de la route, d’une soixantaine de kilomètres, entre Nouméa et son aéroport international a débuté dimanche matin. Sur cet axe stratégique, l’Etat a lancé une vaste opération de 600 gendarmes, dont une centaine de membres du GIGN. La soixantaine de barrages érigés par des indépendantistes ont été percés, mais l’axe est loin d’être accessible car les épaves de voitures, le bois et la ferraille brûlés restent en place et la voirie est abîmée à plusieurs endroits.

Les mesures exceptionnelles de l’état d’urgence sont maintenues, à savoir le couvre-feu entre 18 heures et 6 heures, l’interdiction des rassemblements, du transport d’armes et de la vente d’alcool, et le bannissement de l’application TikTok. La réforme constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres vise à élargir le corps électoral lors des scrutins provinciaux, au risque de marginaliser encore plus le peuple autochtone kanak. Adopté mercredi par les députés, après les sénateurs, le texte doit encore être voté par les parlementaires réunis en Congrès, à une date non déterminée.

Le projet de réviser la Constitution afin d’élargir le corps électoral à 25 000 natifs et résidents depuis 10 ans recueille l’opposition des indépendantistes. Ce qui a donc donné lieu à deux nuits d’affrontements dans l’archipel, marquées par des tirs à balles réelles, alors que l’Assemblée nationale examinait le projet de loi relatif à cette révision constitutionnelle. Le 14 mai, après une nuit d’affrontements, le Haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a décrété un couvre-feu à Nouméa. Mais les affrontements se sont encore étendus et durcis.

Les forces de l’ordre sont les principales visées par les manifestants et deux gendarmes ont été tués par balle.  Des colons se sont organisés en milices et ont tués plusieurs personnes. Le président Macron a décrété l’état d’urgence à l’issue d’un Conseil de défense tenu ce 15 mai. Le Premier ministre français Gabriel Attal a annoncé mercredi le déploiement de militaires pour sécuriser les ports et l’aéroport de Nouvelle-Calédonie, confrontée à une vague de violences, ainsi que l’interdiction du réseau social TikTok. Le ministre de l’Intérieur a également annoncé l’envoi de renfort du GIGN, du RAID, des CRS, de la gendarmerie mobile.

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Des manifestations massives ont secoué le Cachemire pakistanais, en particulier la capitale Muzaffarabad, lorsque les habitants sont descendus dans la rue pour protester contre la lourdeur des impôts, l’inflation élevée et les pénuries d’électricité, et se sont heurtés aux forces de sécurité, entraînant la mort d’un policier et des dizaines de blessés. Des slogans « Azadi » (liberté) ont été entendus alors que des personnes en colère défilaient dans les rues.

Des dizaines de protestataires ont été arrêtés lors des affrontements avec les forces de sécurité qui ont également eu recours à des tirs de gaz lacrymogènes et à des tirs de balles en l’air pour mettre fin aux manifestations. Des affrontements auraient éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants dans de nombreuses régions du Cachemire pakistanais, en plus de Muzaffarabad, telles celles de Samahni, Sehansa, Mirpur, Rawalakot, Khuiratta, Tattapani et Hattian Bala., L’administration a déployé les paramilitaires des  Pakistan Rangers et du Frontier Corps pour réprimer les manifestations.