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Inde-Népal 1886

Une centaine de soldats du 190ème bataillon CRPF sont tombés par hasard, au cours d’une opération de ratissage, sur une manufacture d’armes dans les forêts du Jharkhand et y ont découvert un grand nombre de copies de Kalachnikov ‘deuxième génération’. La CRPF a également saisi 59 types d’outils différents utilisés pour la fabrication et l’assemblage de ces fusils et de différents types de pistolets. L’examen préliminaire des armes saisies dans l’unité de fabrication montre que la qualité des fusils était aussi bonne que celle des originaux. Cinq charges explosives de 15 kilos chacune ont également été saisies. Bien que les forces de sécurité aient démantelé d’autres ateliers maoïstes de fabrication d’armes dans le Chhattisgarh, le Maharashtra, le Madhya Pradesh et l’Andhra Pradesh dans le passé, c’est la première fois qu’ils se retrouvent face à une production d’une telle qualité. La première grosse manufacture d’armes des maoïstes avait été démantelée en 2006 dans l’Andhra Pradesh. La police y avait récupéré un énorme stock d’obus de roquette et de lanceurs conçus parle service technique des maoïstes.

La compagnie ferroviaire indienne va proposer sa propre unité de commandos pour monter la garde autour des trains importants et des gares principales dans le cadre de sa stratégie pour contrecarrer toute attaque. Les douze bataillons (1.200 hommes) des Special Railway Protection Force – qui seront positionnés dans les trains de Rajdhanis et Shatabdis – suivent actuellement un entraînement intensif pour pouvoir gérer toute tentative des guérilléros de viser la compagnie. Cette mesure a été récemment adoptée par son conseil d’administration. Selon le directeur général de la Force de Protection, les commandos suivent leur formation dans les forces paramilitaires et armées et seront prêts à agir comme une unité frappante face à une attaque. Les autorités prévoient également la création de ‘centres de commandos’ dans les gares importantes du pays. Toujours selon le directeur général, ces commandos seront opérationnels d’ici 3-4 mois et c’est alors que sera défini leur rôle et leur responsabilité.

Cette nouvelle apparaît alors qu’une cinquantaine de maoïstes ont fait sauté les rails de chemin de fer près de la gare de Nadaul tôt ce lundi matin. Ils ont surgi dans la cabine de la gare et ont demandé aux employés de l’évacuer avant de couper tous les téléphones et de dynamiter les lignes. Ils ont laissé sur place des tracts exigeant la comparution immédiate de leur leader Divendu Kumar Singh, arrêté par les forces spéciales le 15 janvier, qui ont en outre saisi une énorme somme d’argent lui appartenant. Des raids policiers ont été lancé mais aucun guérillero n’a pu être appréhendé.

Le mystère entourant l’assassinat de neuf adivasis dans le village de Gompad (Dantewada) en octobre dernier devient de plus en plus profond, avec la police qui détient trois témoins de plus de l’incident et qui restreint tout accès à la région sous prétexte de l’Opération Green Hunt. Comme nous l’avons déjà évoqué, la police a pris le contrôle total des mouvements de Sodi Sambho, l’une des témoins dans une requête faite à la Cour Suprême qui affirme que les neuf civils ont été assassinés par les forces de sécurité.

Ce vendredi, des policiers armés et des officiers de la police spéciale ont bordé toute la route depuis la ville de Dantewada jusque Konta, arrêtant les véhicules et interrogeant les navetteurs. Un correspondant de la presse nationale, voyageant avec deux journalistes locaux, a été arrêté de maintes fois le long de la route. On lui a signifié que le village de Gompad étai inaccessible car une grosse opération anti-naxale était en cours, alors qu’il a pu constater que les non-journalistes pouvaient passer. Craignant qu’ils ne puissent entrer dans le village depuis l’Andhra Pradesh, ils ont été retenus 45 minutes à la frontière du Chhattisgarh et on les a seulement autorisé à continuer leur route après l’intervention du Député Inspecteur Général. Jusqu’à présent, la police a refusé de se prononcer sur la véracité des revendications faites dans la requête à la Cour Suprême par Sodi Dambho et d’autres. Un inspecteur de police a simplement affirmé qu’une enquête allait être menée sur cet incident.

Cependant, tous les témoins ont insisté, notamment dans des interviews à la presse, que la police était impliquée dans cette ‘opération d’assainissement’ matinale et avait tué neuf villageois (sept de Gompad et deux de villages voisins), dont trois femmes et une fillette de douze ans. Un témoin a déclaré, sous le couvert de l’anonymat par crainte des châtiments policiers, que la police avait aussi coupé les doigts d’un enfant de deux ans. Un autre a affirmé que la police avait poignardé un homme avant de le tuer d’un coup de fusil. Tous ces villageois innocents n’avaient rien à voir avec les maoïstes. Tous ces témoins ont parlé aux journalistes dans un marché de Adralpalli, du côté Andhra Pradesh de la frontière entre les deux états. A cause du cordon de police autour du village de Gompad, les journalistes n’ont pu confronter ces témoignages. Mais les villageois affirment que la police détient trois personnes dont le témoignage pourrait s’avérer crucial si l’affaire devait être entendue par la Cour Suprême. Les trois hommes sont détenus au commissariat depuis une semaine. Les adivasis ont été attrapé par la police durant la première semaine de janvier alors qu’ils se rendaient à la ville de Dantewada pour une diffusion publique de leurs griefs. La police, de son côté, nie détenir ces trois hommes en préventive. Cependant, certaines sources anonymes de la police ont confirmé que les trois hommes avaient été détenus au commissariat de Konta pour interrogatoire jusqu’au 14 janvier mais n’ont pu dire où ils se trouvaient actuellement. Aujourd’hui, on ne sait pas où ils sont.

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Il semblerait qu’une responsable maoïste, qui est aussi l’épouse du leader maoïste le plus recherché d’Orissa, Sabyasachi Panda, ai été arrêtée ce vendredi lors d’une offensive policière de grande envergure. Subhashree Panda, alias Mili serait chargée de la récolte des fonds pour le Parti dans le dalam de Vamsadhara dirigé par son mari. Elle aurait été arrêtée par une équipe du Special Operation Group, force de police spécialement créée dans l’Orissa pour mener des opérations anti-maoïstes. Immédiatement, Mili aurait été emmenée au commissariat de Mahila, puis sous haute escorte, conduite vers un lieu inconnu pour interrogatoire.

Gérard Jodar, le leader du syndicat indépendantiste néo-calédonien USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités) a été remis en liberté ce jeudi matin. L’homme avait été condamné à neuf mois de prison ferme après des heurts opposant le syndicat et les forces de l’ordre à l’aérodrome de Magenta-Nouméa.

La cour d’appel de Nouméa a accédé à la demande de remise en liberté de Gérard Jodar, ce jeudi matin. Le président du syndicat indépendantiste néo-calédonien USTKE était incarcéré depuis le 29 juin dernier, de même que cinq autres militants, pour entrave à la circulation d’un avion de la compagnie Aircal à l’aérodrome de Magenta-Nouméa. Une manifestation syndicale s’était achevée par l’invasion du tarmac et de deux avions suite au conflit Aircal. Les forces de l’ordre étaient intervenues pour déloger les militants USTKE. Après l’incarcération de Gérard Jodar, la tension était montée au cran supérieur début août. Le syndicat avait paralysé en partie l’économie calédonienne et le bras de fer s’était achevé par des affrontements entre militants et force de l’ordre.

Gérard Jodar avait été condamné à un an de prison ferme en première instance. La cour d’appel de Nouméa avait réduit sa peine à neuf mois en septembre dernier. Depuis, le président du syndicat avait déposé une demande de remise en liberté, en plus d’un pourvoi en cassation. Deux autres syndicalistes USTKE, Michel Safoka et Ato Uveakovi, ont été aussi remis en liberté jeudi.

Un cadre maoïste a été assassiné mardi dernier. Rajesh Mandal était responsable du Comité de l’Etat Bhojpura. Un groupe armé séparatiste du Téraï a revendiqué l’action. Quelques jours auparavant, trois militants avaient également été assassinés et deux autres blessés. Les maoïstes ont lancé une grève générale du Madhes en protestation de ce meurtre.

L’armée philippine annoncée jeudi que sept combattant de la New’s People Army (NPA) avaient été tués dans une rencontre armée avec une unité d’infanterie près de la ville de Dona Remedios le Trinidad, à 50 kilomètres au nord de Manille. Les soldats se sont heurtées à une unité de 30 guérilleros dans la province de Bulacan.

A la veille d’une réunion gouvernementale à New Delhi à propos de la ‘menace maoïste’, le Secrétaire en Chef du gouvernement du Bengale occidental a tenu une conférence de presse. Il a affirmé aux journalistes que les discussions porteraient sur un nouvel apport de forces militaires dans les régions concernées. Sur la nécessité d’une opération conjointe avec les trois autres Etats touchés par la guérilla maoïste, il a dit que le Bengale occidental, l’Orissa, le Jharkhand et le Chhattisgarh ont un corridor commun, dans lequel pourrait être menée cette action commune. Il a terminé son intervention en déclarant qu’aucun des quatre Etats ne parviendrait à ‘éradiquer la menace’ en agissant de manière isolée.

La veille d’un meeting public prévu les 6 et 7 janvier dernier durant lequel devaient être évoquées les préoccupations des indigènes adivasis du Dantewada et du Chattisgarh, la police a déchaîné une campagne répressive afin d’intimider et de rendre muets les témoins adivasis ainsi que les journalistes, les étudiants et les activistes qui venaient y assister.

L’ashram où devait avoir lieu la rencontre a été encerclée par la police armée et les Officiers de la Police Spéciale. Deux journalistes, un étudiant en droit, un autre en sciences sociales ainsi qu’un volontaire ont été empêchés par la force de s’en aller et ont été assigné, virtuellement, à résidence pendant plusieurs heures. Ils ont été agressés et leurs appareils photos ont été saisis. Sous la pression publique, l’administration les a relâchés avant qu’ils ne soient placés en détention au commissariat, accusés à tort d’avoir violenté des journalistes. Ils ont néanmoins été remis en liberté. Le 5 janvier, une trentaine d’adiviasis qui se rendaient au meeting ont été pris par la police et emmené dans un lieu inconnu. L’administration a même adopté une politique répressive sans précédent et une tactique violente vis à vis d’éminents activistes, journalistes et citoyens engagés afin d’empêcher la tenue du meeting et étouffer ce qui se passe dans la région depuis deux ans.

Cela fait maintenant plus d’un an que ces volontaires et activistes qui oeuvrent pour les droits du peuple sont victimes de cette vague d’intimidation et de harcèlement, malgré le fait qu’ils se soient positionnés contre la guérilla maoïste. Leurs seules revendications consistent à ce que les droits humains soient rétablis dans la région, que les journalistes soient libres d’y accéder pour raconter ce qui s’y passe et que la société civile puisse s’y réunir. Ils demandent également que les abus de pouvoirs de l’Etat (notamment via l’opération de contre-guérilla Green Hunt) cessent.

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Deux militants maoïstes ont été arrêtés ce dimanche dans une opération conjointe de la police et de la Central Reserve Police Force (SRPF) dans le district de Maharashtra. Ils ont été interceptés alors qu’ils transportaient, entre autres choses, vingt kilos d’explosifs, six fusils, un pistolet et plus d’une douzaine de cartouches. Ils ont tous les deux été traduits devant une cour locale, qui les a placé en détention préventive pour une période de sept jours.