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Inde-Népal 1886

Conrado Cañete, un paysan âgé de 57 ans, a été tué parce qu’il était le père de Ka Jinggoy, commandant de la New People’s Army (NPA, communiste). Des témoins oculaires rapportent que des éléments des Forces Spéciales du 25è bataillon d’infanterie ont eu un rôle direct dans le meurtre de Cañete. Le soir du 28 novembre 2009, ces militaires ont été vus en compagnie du groupe dont faisait partie Cañete et d’autres civils, au cours d’une fête dans le la localité de Banlang, à Monkayo dans la Vallée de Compostelle. C’est justement cette nuit-là que Cañete avait disparu sans laisser de traces. Le 29 novembre, des témoins ont dit avoir vu un corps être jeté d’une voiture à près de la localité de Ganaban, à Monkayo, dans la Vallée de Compostelle. Plusieurs hommes armés auraient jailli de la voiture et auraient criblé de balles le corps. Il s’avéra que le corps était celui de Cañete, troué de 12 blessures par balles.

Cañete et sa famille étaient sous étroite surveillance de la part des militaires. Son assassinat fait partie du Plan Bantay Laya, c’est une action de représailles contre des dirigeants supposés de la NPA, dans l’espoir qu’ils finissent par capituler et se rendre. Ces procédés ont déjà été utilisés contre la fille et le frère de Leoncio Pïtao et contre le frère de Tirso Alcantara. La fille de Pitao, Rebelyn, fut trouvée morte le 5 mars 2009 dans la localité de San Isidro, à Carmen dans le Davao du nord. Cette maîtresse d’école de 20 ans fut kidnappée, torturée, violée et poignardée à mort par des militaires. Le frère de Pitao, Danilo, a disparu: il semble bien qu’il soit mort sous les coups des militaires en juin 2008. Virgilio Alcantara, le frère de Tirso Alcantara, commandant de la NPA dans le Sud-Tagalog, fut tué par des militaires lors d’un voyage en jeep en mai 2001.

Ces crimes visant des non-combattants prennent place dans le ‘Plan Bantay Laya’ par lequel le pouvoir de la présidente Gloria Macapagal-Arroyo entend ramener à des proportion insignifiante le mouvement révolutionnaire pour l’année 2010.

La police et des paysans sans terres occupant des terrains se sont affrontés ce vendredi 4 décembre, dans le district de Kailali. Ces affrontements font suite à la réquisition de terres par 10.000 paysans sans terres, menée par l’Association Nationale des Paysans Sans Terres Révolutionnaire affiliée au PCNU-maoïste. La police était venue les déloger. 12.000 paysans ont alors entouré les policiers présents et les affrontements ont commencé. La police affirme que leur collègue a été tué avec des armes artisanales. Au cours de ces dernières semaines, les maoïstes ont intensifié les saisies des terres des grands propriétaires terriens et les ont redistribué aux paysans sans terres. Ces activités se déroulent essentiellement dans le sud du pays, au Téraï-Madhes. La dernière en date se situe dans le district de Nawalparasi, avec plus de 30 hectares capturés.

Les affrontements d’avant-hier et d’hier ont fait 5 morts, dont 2 policiers et 3 paysans (dont le secrétaire de district du PCNU-maoïste). La YCL (organisation de jeunesse affiliée au PCNU-maoïste) avait protesté hier et les manifestants avaient brûlé des véhicules gouvernementaux. Aujourd’hui, une grève générale a été mise en place dans l’Etat Tharuwan (selon les frontières définies par les organisations de libération nationale liées au PCNU-maoïste) avec l’aide du Front de Libération Tharuwan.

Ce dimanche 6 décembre, une grève générale nationale a été déclarée par les maoïstes en protestation de la violence qui rappelle, selon Prachanda, les heures sombres du système féodal Panchayat. L’Association Nationale des Travailleurs Révolutionnaires a déjà affirmé qu’elle appelait les travailleurs à stopper le travail dimanche. Des milliers de maoïstes ont tenu une procession aux flambeaux, dimanche soir, en préparation de la grève nationale de demain (cf. vidéo).

Hier 2 décembre, sept prisonniers anarchistes détenus dans quatre pays différents ont annoncé qu’ils allaient mener ensemble une grève de la faim du 20 décembre au premier janvier. Voici les noms de ces prisonniers et leur adresse:

Gabriel Pombo Da Silva
-c/o JVA Aachen
-Krefelderstrasse 251
-52070 Aachen
-Allemagne

Marco Camenisch
-Postfach 3143
-8105 Regensdorf
-Suisse

Juan Carlos Rico Rodriguez et Francisco Maya Rodriguez
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID V
-Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
-28770 Soto del Real (Madrid)
-Espagne

Honorio Gómez Alfaro
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID IV
-Ctra. N-V, km. 27,7
-28600 Navalcarnero (Madrid)
-Espagne

Alberto Jiménez Alba
-CENTRO PENITENCIARIO DE MADRID III
-Ctra. Pinto-San Martín de la Vega, km. 5
-28340 Valdemoro (Madrid)
-Espagne

Diego Petrissans
-C.P.F. Devoto (C.A.B.A.)
-Bermudez 2651 (C.P. 1417)
-P. 5 – C 2°
-Argentine

Ayant eu vent d’un rassemblement maoïste pour un meeting dans un village de la province de Aurangabad, la police y a fait une descente ce jeudi. Huit militants du PCI(M) ont été arrêtés. Ils étaient recherchés par les forces de sécurité. Ce jeudi, une violente fusillade a également éclaté dans la province du Midnapore occidental entre les maoïstes et la police. Cette dernière a découvert, lors d’une patrouille de routine, une charge explosive dans la zone du commissariat de Kotwali et l’a désamorcée. S’en est suivi un échange de coups de feu entre les guérilleros et les forces de sécurité durant plus d’une heure.

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Alors que la seconde phase des élections a commencé ce mercredi pour l’élection d’une nouvelle assemblée (elles se déroulent en cinq phases et prendront fin le 18 décembre), les maoïstes ont appelé à une nouvelle grève de protestation de 48 heures. Parallèlement, les attaques contre les forces de sécurité se multiplient. Ces dernières ont été déployées en nombre pour maintenir le calme durant le scrutin. Ce ne sont pas moins de 40.000 hommes qui sont disséminés dans le pays. Depuis le début des élections, les guérilleros protestent contre ces élections, revendiquant toujours plus de droits pour les paysans pauvres et les sans-terres.

Ils ont enlevé et tué des policiers et des paramilitaires, bloqué un train, attaqué des commissariats et détruit des lignes de chemins de fer et d’autres moyens de communication. Ce mercredi, trois policiers ont été tués dans trois explosions distinctes de charges commandées à distance dans l’état du Jharkhand. Les maoïstes ont également ouvert le feu dans différentes villes, blessant quatre personnes. En soirée, deux guérilleros sont tombés dans une fusillade avec les forces de sécurité. Il semblerait que l’un d’eux soit le secrétaire du comité maoïste du district d’Adilabad. La police a saisi quatre armes sur le lieu de la fusillade.

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Deux policiers ont trouvé la mort dans deux attaques maoïstes distinctes ce week-end dans le Mindapour occidental. Les maoïstes auraient fait explosé une mine terrestre au passage de membres des forces de sécurité, ces derniers sortant de leur camp pour une opération dans la forêt. Après l’explosion, ils ont tiré des coups de feu, auxquels les forces de l’ordre ont répliqué. Deux hommes de la sécurité sont décédés dans l’explosion et trois autres ont été gravement blessés dans la fusillade. Samedi soir, un homme d’affaire a été retrouvé mort sur une route menant à Lalgarh. Sa mort a été également attribuée à la guérilla maoïste, et est mise en relation avec l’assassinat d’un membre d’une organisation liée au mouvement naxalite dans la journée de samedi.

Des guérilleros maoïstes ont déclenché jeudi une charge explosive dissimulée au bord de la route au passage d’un tout-terrain de la police, dans la zone de Khunti (dans le Jharkhand) jeudi, tuant un policier et en blessant quatre d’autres. Un autre établissement scolaire prévu comme casernement pour la police a été dynamité à Pratappur, dans la zone Chatra. Deux guerilleros ont été tués dans un échange de coups de feu avec les forces de sécurité dans la nuit de mercredi à jeudi dans le secteur forestier Katidhar-Gurmul. La police a récupéré deux fusils et un pistolet.

La tension augmente en Inde dans la perspective des élections. Lors de chaque période électorale, les forces policières et paramilitaires sont déployées et encasernées dans un dispositif pris à partie par la guérilla maoïste. Les bâtiments servant de casernement font l’objet ces dernières semaines d’attaques à l’explosif ou à l’engin incendiaire. C’est ainsi qu’une soixantaine de guérilleros maoïstes ont détruit un siège gouvernemental à Kharakpur, dans le Bihar, dans la nuit de mardi à mercredi. Mardi, d’autres guérillero ont fait sauter un établissement scolaire à Manjiladih, dans le Jharkhand. Les maoïstes ont aussi collé des affiches dans la zone appelant à un boycott du processus électoral qui commence ce mercredi dans la région.

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Le gouvernement du district du Bengale a annoncé aujourd’hui qu’il allait offrir des primes importantes au personnel de la police qui oeuvre dans les zones occupées par les maoïstes. Ce nouvel attrait pour la fonction devrait permettre aux autorités de continuer à renforcer les forces de sécurité, sans quoi la situation deviendra difficile à gérer, selon un ministre du gouvernement.