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Inde-Népal 1886

Au moins 12 manifestants ont été blessées lors d’affrontements à Gazipur entre des policiers et des ouvriers du prêt-à-porter qui ont manifesté pour la réouverture de leur usine, en demandant des arriérés et le plein salaire au lieu de 65%. Plusieurs milliers de travailleurs de plusieurs usines de confection à Gazipur ont bloqué les autoroutes Dhaka-Mymensingh et Dhaka-Tangail pendant des heures pour faire valoir leurs revendications. L’affrontement a éclaté mercredi lorsque la police a tenté de les disperser à l’aide de grenades lacrymogènes, des balles en caoutchouc et de coups de matraques. Les travailleurs ont résisté en caillassant les policiers. Au moins 12 personnes, pour la plupart des travailleurs, ont été blessées lors de l’affrontement.

La manifestation des travailleurs du textile

 

Cinq maoïstes ont été tués par des soldats de l’armée gouvernementale (9e Division d’infanterie) et des agents des forces d’action spéciale de la police dans la localité de Barangay Dolos, dans la province de Sorsogon, vers 5h30 ce matin. Les forces gouvernementales ont récupérés plusieurs trois fusils M16A1, trois M16, un fusil M14, un lance-grenades M79, une mitrailleuse Ultimax, et des pistolets. Par ailleurs, des membres présumés de la guérilla maoïste ont abattu hier jeudi un ancien membre de l’armée à Surigao del Sur. Un groupe de quatre hommes l’a abattu puis ils ont déclaré aux témoins dans le dialecte local:  « Il a commis des actes criminels auparavant, il devait être puni ».

La province de Sorsogon

Lundi 4 mai, trois cadres du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin ont été arrêtés dans la municipalité de Mai du district d’Ilam. Les trois prisonniers sont Pushpa Koirala, responsable du district de lam de Sankhuwasabha, Pasang Sherpa cadre du district de Taplejung et Pasang Tamang cadre du district d’Udayapur. Selon la police, ils auraient été arrêtés dans un local contenant 19 détonateurs, une bombe, un tuyau rempli d’explosifs, une grenade, un mètre de cordon explosif, différents engins explosifs improvisés (IED)…

Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin

Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin

Le gouvernement philippin a annoncé son intention d’acquérir six hélicoptères de combat de nouvelle génération afin de renforcer les moyens anti-guérillas de la Philippine Air Force, qui sont déjà sont pléthoriques. La PAF attend pour les mois à venir les premiers des six avions antiguérilla Embraer A-29 Super Tucano  achetés en 2018 qui viendront renforcer les sept OV-10A Bronco actuellement en cours de modernisation. En ce qui concerne les hélicoptères la PAF aligne une vingtaine de MD Helicopter MD-520N Defender, huit AgustaWestland AW.109 Power, et deux Bell AH-1F Cobra. Les futurs hélicoptères n’en remplaceront pas d’autres: ils s’ajouteront à cet arsenal. La bataille commerciale se joue donc entre le Bell AH-1Z Viper et le Boeing AH-64E Guardian. Alors que le gouvernement philippin n’a pas choisi le modèle, le gouvernement fédéral américain a déjà donné son feu vert au programme.

Boeing AH-64

Deux soldats ont été tués et trois autres ont été blessés la semaine passée lors d’une attaque de guérilleros maoïstes dans la province d’Aurora. L’embuscade a eu lieu mardi à Barangay Diaat, dans le secteur de Maria Aurora. C’est un peloton de reconnaissance du 91e bataillon d’infanterie effectuant une patrouille de sécurité qui est tombé sous le feu de la guérilla. La fusillade a duré environ une heure. Il y a eu ces derniers temps un certain nombre d’affrontements entre les forces gouvernementales et la NPA malgré la déclaration par cette dernière d’un cessez-le-feu unilatéral jusqu’au 30 avril. C’était en réponse à l’appel des Nations Unies pour une trêve mondiale afin que tous les États puissent se concentrer sur la pandémie COVID-19. Mais le cessez-le-feu du gouvernement a pris fin le 15 avril dernier. Le Parti communiste des Philippines a déclaré que les forces armées avaient mené six bombardements aériens depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire le 16 mars. Le dernier bombardement aérien a eu lieu dimanche dernier dans la province de Saranggani.

Combattants de la NPA

Une fusillade a eu lieu samedi dans le district de Sukma (état du Chhattisgarh). Les forces de sécurité (paramilitaires de la CRPF et forces spéciales de la police du district) ont tué, dans la jungle de Damankonta, deux  guérilleros maoïstes. L’un d’eux, le commandant Mahadev, avait vu sa tête mise à prix 150.000 roupies. La police l’accuse d’être à la tête du peloton de guérilla n°31 dépendant du Comité de la Kanger Valley Area du PCI(M) clandestin. L’autre maoïste tué n’a pas encore été identifié. La police a récupéré un fusil de calibre 315, des munitions et des explosifs.

La vallée du Kanger

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Jeudi 23 avril, la police du district de Nawalparasi a arrêté jeudi Dilip Chand, le neveu de Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin. Dilip Chand avait déjà été arrêté le 2 mars pour « comportement indécent » mais une ordonnance de la Cour suprême avait ordonné sa remis en liberté. Il a été ré-arrêté dès sa libération. Le père de Dilip, Chandra Bahadur, est en détention à Tulasipur pour avoir participé aux activités du Parti Communiste du Népal clandestin. Cette organisation fait face à une dure répression: emprisonnements, tortures et assassinats (voir notre article).

Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin

Netra Bikram Chand, dirigeant du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin

Lundi matin, des guérilleros maoïstes ont exécuté une personne accusée d’être un informateur de la police dans le district de West Singhbhum de l’état du Jharkhand. Raj Kishore Gope a été abattu dans le village de Bhalurungi situé dans le district de West Singhbhum. Marchand de volailles, il se rendait au marché quand il a été intercepté chemin faisant par les maoïstes.

Rassemblement maoïste en Inde

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Dimanche 19 avril, Des éléments du 61e bataillon d’infanterie des Forces Armées Philippines (AFP, l’armée gouvernementale) ont abattu un mineur et arrêté douze autres. Ils prétendent que ces jeunes civils étaient des membre de la New People’s Army (NPA) avec lesquels ils avaient eu un accrochage la veille. La guérilla dément cependant la version gouvernementale selon laquelle il y aurait eu des combats entre ses troupes et l’AFP. Elle affirme que les prisonniers et le jeunes tué sont en réalité de simples civils non-armés. Plus d’infos ici et ici.

Militaires philippins

A Hong Kong, depuis jeudi, les personnes venant de l’étranger (y compris les citoyens de Hong Kong) se voient mettre par les policiers un bracelet au poignet similaire à ceux des détenus en libération conditionnelle. Le dispositif est relié à une application que la personne doit télécharger sur son téléphone avant d’entamer ses deux semaines obligatoires de quarantaine à domicile. L’ensemble permet aux autorités de vérifier en temps réel où il se trouve, pour s’assurer que les personnes rentrant de l’étranger ne propagent pas le coronavirus. Le bracelet alerte les autorités en cas de sortie du domicile Les autorités hongkongaises tiennent des points presse quotidiens sur l’épidémie. Mais c’est en toute discrétion que le recours à ce dispositif relevant normalement de services de l’application des peines a été annoncé, lundi soir dans un communiqué. Environ 5.000 étaient prêts à être utilisés, et 55.000 autres ont été commandés, selon les autorités.

La Corée du Sud, la Chine, Taïwan et Singapour ont tous fait appel à la technologie. Le centre taïwanais de contrôle des épidémie, organe créé dans la foulée de l’épidémie de Sras en 2003, a recours au big data pour rechercher les porteurs potentiels du virus, et surveiller ceux en quarantaine. Ces derniers reçoivent un smartphone doté d’un GPS et sont surveillés par les autorités au travers de l’appli de messagerie Line. Des messages sont envoyés à ceux qui ne respectent pas leur quarantaine. Le tracker est directement relié aux services de police. Les contrevenants risquent un million de dollars taïwanais (30.000 euros) d’amende et la publication de leur nom. La Corée du Sud a une application similaire, mais son utilisation n’est pas obligatoire. Singapour, de son côté, a affecté des enquêteurs à la surveillance des quarantaines, et à la reconstitution des déplacements des malades.

Le bracelet-mouchard de la police de Hong Kong