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Toulouse 10

Ce mercredi est sorti un rapport d’informations concernant les bases de données françaises. Un texte semblable était déjà paru en 2009, et critiquait notamment le manque de contrôle, d’encadrement de ces fichiers, ainsi que leur illégalité. En 2009, les auteurs avaient recensés 59 fichiers, contre 80 en 2011. En outre, le nombre de personnes fichées ne cesse d’augmenter: le grand fichier judiciaire est passé de 3,96 millions de personnes à 6,5 millions en 2011, celui des empreintes génétiques de 800000 à 1,79 million sur la même période. Mais ce que révèle surtout ce rapport, c’est le mode d’apparition de ces bases de données. Elles sont d’abord créées, puis développées, et enfin le ministère envisage de lui donner un cadre. En 2011, 45% des fichiers existants ne disposent ni d’une autorisation légale ni d’un aval réglementaire. Pourtant, les autorités françaises ne souhaitent pas ralentir la cadence. Elles ont annoncé la création prochaine d’une base de données de reconnaissance faciale.

L’équipe de Copwatch a exprimé dans une chronique publiée sur Indymedia Paris sa satisfaction quant à l’actualité militante. Le premier bilan de quatre mois d’observations sur le marché de Barbès est assez encourageant, les contacts sont bons avec la population, seul un copwatcher a été identifié par la police et plusieurs violences policières ont été filmées et photographiées.

Copwatch Nord-Paris-Idf, le nouveau site d’observation anti-policière français avait été censuré par l’état français le 14 octobre, il reste accessible aux adresses IP non-françaises, et donc aux français grâce à des logiciels de changement d’IP comme Tor.

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L’Assemblée nationale française a adopté mardi la loi sur la ‘protection de l’identité’. Celle-ci va instaurer, dès 2012, le fichage généralisé des français de plus de 15 ans. Concrètement, une nouvelle carte d’identité à puce va être mise en circulation, contenant des informations biométriques et entraînant la création d’un énorme fichier. Le lien entre ce dernier et les données biométriques permettra l’authentification du porteur de la carte, mais aussi l’identification de n’importe quel Français répertorié dans le fichier à partir de ses empreintes digitales. Contrairement à ce qui avait été proposé, le processus de reconnaissance faciale ne sera pas intégré à la loi, la limite sera fixée à deux empreintes digitales prélevées et enregistrées, et il sera interdit de croiser cette base de données avec d’autres fichiers administratifs. Par contre, de nouveaux amendements ont été votés. Le fichier, qui devait être un outil administratif, pourra être utilisé par les forces de l’ordre en cas d’usurpation d’identité, d’escroquerie, d’atteinte aux services spécialisés de renseignement, de fraude au permis de conduire, d’entrave à l’exercice de la justice,…

Le 15 novembre, une série de perquisitions a été opérée avec pour résultat l’inculpation de 4 militants anarchistes. Les chefs d’inculpation sont les suivants : participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou de dégradations de biens ;
 violence commise en réunion sans incapacité ;
 dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en réunion. Dans un langage moins sophistiqué, les 4 prisonniers sont accusés d’avoir attaqué le 5 juillet dernier les locaux de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) pour contester les incarcérations de mineurs. Les armes de l’attaque étaient des bouteilles remplies d’excréments humains, déversées sur les bureaux et dans les locaux. Ce n’est pas la première attaque contre la PJJ puisque des locaux auraient déjà été taggés en février 2010 à la suite du suicide d’un mineur incarcéré et en mai 2011.
Si ces actions n’avaient en elles-mêmes causées que peu de dégâts, les quatre inculpés sont toujours en prison pour des motifs politiques avoués et pour des refus de prélèvements ADN. Le 3 décembre, une banderolle avait été installée Place du Capitole à Toulouse avec l’inscription suivante : ‘Police, justice, répression, dégage !’

Un rassemblement aura lieu devant le Palais de Justice de Poitiers ce 16 décembre, annonce le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux. D’autres manifestations auront lieu à Bordeaux à Toulouse et dans d’autres villes le 17 décembre à l’occasion de la Journée nationale Anti-Répression.

C’est un sénateur UMP qui l’annonce : il a demandé au Ministère de la Justice de sévir contre les sites internets qui diffusent des ‘guides du squatteurs’, notamment, squat.net qui diffuse la brochure ‘Le squat de A à Z’ depuis 2001, repris par plusieurs dizaines d’autres sites, mis-à-jour régulièrement et téléchargés un nombre incalculable de fois.

Voir une des brochures concernées : http://infokiosques.net/spip.php?article41

La ville de Marseille travaille actuellement à l’agrandissement de son parc de caméras de surveillance. 340 nouvelles caméras doivent être installées avant octobre 2012, dont 42 avant la fin de l’année 2011. Dans la nuit du 17 au 18 novembre, plusieurs mâts qui devaient recevoir des équipements supplémentaires avaient été détruits, et des affiches contre le contrôle avaient été collées dans les quartiers avoisinnants. Une députée UMP avait déclaré que ces actions étaient le faits de vandales qui ne contestaient pas le projet en tant que tel.

Des autonomes marseillais ont appellés à une manifestation contre ces caméras et pour ‘renverser les règles dans un joyeux charivari’ le 17 décembre.

A Marseille, samedi, après une marche ayant conduit environ 200 personnes de l’Hôtel de Ville au Cours Julien et une rapide Assemblée Populaire, un campement d’indigné s’est installé. Vers 21 heures une vingtaine de camions de CRS est arrivé sur place. Ils ont évacués de force les indignés qui avaient formé une tortue afin de résister pacifiquement. Les CRS ont ensuite jeté les affaires du camp dans une benne à ordure. Vers 23h30 les CRS sont revenus à la charge et ont utilisé les gaz lacrymogènes.

Dimanche, rebelote: arrestation violente de 8 indignés sur la Canebière. Une manifestation d’une quarantaine d’indignés se forme pour revendiquer leur libération. Une soixantaine de policiers les chargent violemment, et arrêtent huit manifestants.

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La Gendarmerie Nationale va finalement utiliser des UFED (Universal Forensic Extraction Device) développés par Cellebrite. Les UFFED sont des boitiers permettant l’extraction de données des périphériques portables : gsm, smartphones et gps. De l’aveu même du fabriquant, UFFED couvre 95% des périphériques existants et ne nécéssite pas les identifiants et mots de passe root. Il permet l’extraction d’à peu près toutes les données : sms, mms, e-mails, journeaux d’appels, journeaux de géolocalisation, géolocalisation des photos et vidéos prises, photos, videos, données supprimées, connexions wi-fi et bluetooth. Les données extraites seront valables en tant que preuves devant les tribunaux.

Une procédure a été confiée à la Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne pour retrouver les auteurs d’un tract ‘antiflic’ diffusé depuis octobre 2010. Le site – depuis devenu inactif – ‘Retour à Belleville’ est également sous le coup d’une attaque judiciaire pour avoir repris le tract déjà diffusé par Indymedia.

Le père d’un anarchiste déja mis en examen a été harcelé par courrier et par téléphone afin d’obéir à une convocation au commissariat. Il a fini par s’y rendre, la police lui a posé plusieurs questions sur ses connaissances de l’anarchisme, sur les personnes qui avaient accès à son ordinateur puis sur son fils et sur ses fréquentations avant de le menacer de perquisition chez lui et ses proches et de saisie de matériaux informatiques ‘qu’ils ne sont pas prêts de revoir’.

Les personnes auteurs du tract appellent à nouveau à le diffuser: http://pix.toile-libre.org/upload/original/1323421415.png

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Ce 10 décembre, des Russes, des anarchistes et des autonomes résidant à Paris se sont rassemblés devant divers symboles russes en soutien au mouvement anti-kremlin qui secoue la Russie actuellement. Si le mouvement qui entoure les élections russes est extrêmement large, des initiatives de la part de mouvements révolutionnaires ont également eu lieu, notamment le 3 décembre -veille du début des élections- où une trentaine d’anarchistes ont fait éclaté fumigènes et feu d’artifice devant la commission éléctorale de Moscou avant d’être violemment poursuivi par la police.

Voir la vidéo postée par un activiste moscovite

Anarchistes anti-kremlin

Anarchistes anti-kremlin