Antonin Bernanos, un militant antifa de 22 ans qui avait été arrêté quelques jours après la manifestation sauvage du 18 mai contre la répression et la loi travail à Paris, lors de laquelle une voiture de police avait été incendiée par un fumigène, sera libéré ce soir. Quatre antifas avaient été arrêtés et inculpés de « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique », « violences en bande organisée », « participation à un attroupement armé » et « destruction de biens en bande organisée ». Trois sont libérés, mais pas Anto, qui est donc resté en détention 10 mois sur la seule foi du témoignage anonyme d’un policier dont le rôle sur place ce jour là n’est pas précisé. Ce mardi, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a décidé de le « libérer » et de le placer sous contrôle judiciaire dans l’attente du procès. Le Parquet de Paris avait fait trois fois appel pour empêcher cette libération.

La voiture cramée à Paris le 18 mai 2016

La voiture cramée à Paris le 18 mai 2016

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Des milliers de personnes ont manifesté à Paris ce dimanche après-midi contre les violences policières à l’appel de plusieurs organisations, quelques semaines après l' »affaire Théo ». Derrière une banderole « Justice et dignité, stop à l’impunité policière » flanqué des portraits dessinés de 13 victimes de la violence policière, les manifestants ont quitté peu après 14H30 la place de la Nation en direction de celle de République.

Un important dispositif policier entourait la manifestation et avait des barrages filtrants pour fouiller les personnes arrivant à la manifestation. Un black bloc d’un millier de manifestants s’est cependant agrégé et a affronté la police à la fin de la manifestation. Des projectiles et des cocktails Molotov ont été lancés sur les forces de l’ordre, qui ont tiré du gaz lacrymogènes. Au cours de ces échauffourées, deux gendarmes ont été légèrement blessés et transportés à l’hôpital. De l’immobilier urbain et les vitrines de cinq établissements bancaires ont été dégradés. Des manifestations ont également eu lieu dans quelques villes de province comme à Montpellier, Toulouse ou Nantes.

Les affrontements de cet après-midi à Paris

Les affrontements de cet après-midi à Paris

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Onze jeunes âgés de 16 à 20 ans ont été interpellés vendredi à Cachan (Val-de-Marne), lors de rassemblements spontanés contre les violences policières autour des lycées de la ville. Les heurts ont commencé vers 08H00 dans le quartier autour des lycées Maximilien-Sorre et Gustave-Eiffel et se sont terminés vers 13h. Les participants ont jeté des projectiles sur les policiers. Le rassemblement a eu lieu dans le cadre de l’affaire Théo. Plusieurs rassemblements lycéens contre les violences policières ont tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre ces derniers jours dans le Val-de-Marne. Six jeunes ont notamment été interpellés mardi au Kremlin-Bicêtre et huit autres ont été arrêtés mercredi à Chevilly-la-Rue.

Gaz lacrymogènes à Cachan

Gaz lacrymogènes à Cachan

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Des incidents ont eu lieu entre vigiles et migrants à l’entrée du camp de la Linière à Grande-Synthe, à l’ouest de Dunkerque, mardi 14 mars. Depuis trois semaines, de nouveaux bracelets ont été distribués pour filtrer plus sévèrement l’accès au camp. Environ 200 migrants exigeaient des vigiles qu’ils laissent entrer d’autres migrants. Dans les incidents, le préfabriqué, qui sert de bureau de la sécurité à l’entrée, a été incendié. La fumée était visible à des kilomètres à la ronde. Une soixantaine de CRS et de nombreux pompiers se sont rendus sur place.

Les incidents de mardi à Grande-Synthe

Les incidents de mardi à Grande-Synthe

Une centaine de manifestants se sont rassemblés en solidarité avec quatre opposants à la loi travail accusés d’avoir bloqué des trains en gare de Plouaret au printemps dernier. De nombreux participants à ce premier rassemblement ont arboré une affichette indiquant « Moi aussi j’ai bloqué » pour bien faire comprendre leur refus que seules quatre personnes soient poursuivis pour ces actions collectives. La défense s’organisera sans doute autour de cet axe, d’un point de vue politique et dans la perspective d’obtenir la relaxe. C’est une plainte de la SNCF qui suscite cette procédure. Voir notre article précédent.

Une centaine de manifestants en solidarité avec les 4 inculpés à Plouaret

Une centaine de manifestants en solidarité avec les 4 inculpés à Plouaret

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Erdogan Cakir (militant marxiste kurde du Front Populaire) est en grève de la faim depuis le 13 février dernier, suite aux fouilles corporelles à nu qu’il a subit dans le centre de détention de Villenauxe la Grande. Un rassemblement aura lieu devant le centre de détention de Villenauxe la Grande, ce samedi 18 mars 2017 à 14h.

Erdogan Cakir

Erdogan Cakir

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Six syndicalistes ont été condamnés ce mardi pour des faits d’entrave à la circulation dans le cadre d’une manifestation contre la Loi travail. Les six prévenus – cinq hommes et une femme – étaient poursuivis pour avoir participé le 19 mai 2016 à un rassemblement non déclaré contre la loi travail dans une zone industrielle de Haguenau (au nord de Strasbourg). Le rassemblement avait évolué en occupation d’un carrefour. Jugés en correctionnelle, quatre des six syndicalistes, de la CGT, de Force ouvrière et de Solidaires, ont été reconnus coupables d’entrave à la circulation et condamnés à 1.000 euros d’amende. Deux autres militants de la CGT ont été condamnés à 500 euros d’amende.

Le parquet avait requis jusqu’à 2.000 euros d’amende, sans réclamer de peine d’emprisonnement, ni d’inscription au casier judiciaire. Quelques dizaines de militants s’étaient rassemblés mardi matin à l’extérieur du palais de justice pour soutenir les « six de Haguenau ».

La zone industrielle de Haguenau bloquée par une manifestation contre la loi Travail le 19 mai 2016

La zone industrielle de Haguenau bloquée par une manifestation contre la loi Travail le 19 mai 2016

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Le parquet de Saint-Brieuc diligente à Guingamp, le 12 mai prochain, un procès contre quatre opposants à la loi travail accusés d’avoir bloqué des trains en gare de Plouaret au printemps dernier. Les poursuites font suite à une plainte de la SNCF. Les inculpés encourent jusqu’à 45.000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement pour « entrave à la mise en marche ou à la circulation d’un train », plus précisément pour « avoir occupé, dans le cadre d’une manifestation, la gare de Plouaret, et avoir occupé illégalement la voie ferrée en empêchant la libre circulation des trains, au préjudice de la SNCF ». Ceci sur une période définie entre le 19 mai et le 24 juin 2016. il s’agit de militants connus: Kaou Davay actif à Nuit Debout Lannion et Guillaume Bricaud, Gael Roblin et Yoan Colas à la Gauche Indépendantiste.

En solidarité avec les inculpés, une conférence de presse et une manifestation auront lieu devant la gare de Plouaret ce samedi 11 mars à 11 h.

La gendarmerie dégage les voies de la gare de Plouaret le 26 mai 2016

La gendarmerie dégage les voies de la gare de Plouaret le 26 mai 2016

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Hier vendredi à 18h, un rassemblement contre les violences policières était appelé Place des Fêtes. Des policiers procédaient à des fouilles autour de la place. Une banderole « D’Aulnay à Paris, organisons-nous » a été déployée. Le rassemblement s’est enseuite transformé en manifestation sauvage de quelques centaines de personnes, avec de nombreux tags sur le parcours ainsi que quelques attaques endommageant une agence immobilière, deux agences bancaires, un véhicule d’Engie, etc. Des barricades ont été érigées sur le parcours, obligeant les détachements de policiers de poursuivre à pieds leurs manoeuvres. Les manifestants parviendront à se disperser sans qu’il y ai eu d’arrestation.

La banderole place des Fêtes, au début du rassemblement

La banderole place des Fêtes, au début du rassemblement

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La mairie de Toulouse a noué un partenariat avec IBM afin de doter son réseau de caméras d’un système semi-intelligent d’aide à la décision. Après un test préliminaire réussi en juillet 2016, le système sera étendu progressivement à 30, puis 60 caméras sur les 350 que comporte le réseau de la ville dès juin 2017. La solution technologique d’IBM a initialement été développée suite aux attentats du 11 septembre 2001, en partenariat avec la défense américaine. Le dispositif optimise plus qu’il ne généralise la vidéo-surveillance de la ville, l’intelligence de la machine étant limitée à la levée d’alerte. Il vise à faciliter le travail des opérateurs du poste de contrôle (PC) de la ville, qui se relayent 24 heures sur 24 devant les écrans afin d’observer les images en temps réel.

Le système collecte plus 6000 images par seconde, toutes ne peuvent être affichées. Par défaut, la rotation des images sur les écrans est pour l’instant aléatoire. C’est là qu’intervient le logiciel d’IBM qui supervisera la rotation des images, en la guidant par des algorithmes. Si un événement anormal est détecté sur une caméra, alors une alerte est levée pour immédiatement montrer ce visuel à un opérateur : Colis abandonné depuis plus de 2 minutes, personnes se mettant subitement à courir, franchissement d’une ligne virtuelle par un véhicule, etc. Le système n’intègre ni analyse prédictive, ni reconnaissance faciale. C’est l’opérateur qui continuera à décider ou non d’envoyer une patrouille. Toutes les caméras ne seront pas non équipées, ce qui serait contre-productif en générant trop d’alertes.

Le PC du système à Toulouse

Le PC du système à Toulouse