La militante révolutionnaire Zehra Kurtay est en grève de la faim depuis le 3 juillet 2025 pour le rétablissement de son titre de séjour en France (voir notre article). Sa situation administrative sera à nouveau examinée le 12 janvier, dans le cadre de son troisième procès contre la préfecture, qui a fait appel de deux verdicts favorables précédents. Cette audience doit statuer sur son titre de séjour, délivré en France par la préfecture pour des durées variables, mais la reconnaissance officielle de réfugiée et la protection contre l’expulsion ne sont accordées qu’après décision d’Ofpra. Le processus a été retardé depuis le 15 décembre, et sa deuxième demande auprès d’Ofpra a été annulée. Des avocats et associations appellent les autorités et la justice à accélérer la procédure, compte tenu de l’urgence de sa situation médicale, en organisant un rassemblement devant l’OFPRA le 8 janvier à 11 h (201 rue Carnot, Bâtiment A, Fontenay-sous-Bois) et un autre devant la Cour administrative d’appel de Paris le 12 janvier à 10 h (86 rue François Miron). Parallèlement, un appel est lancé pour un twitterstorm sur X le 8 janvier à 20 h (voir photo).

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Mardi 6 janvier, le rédacteur en chef de Decolonial News a été placé en garde à vue en raison de ses expressions de solidarité envers le peuple palestinien. Cette mesure s’inscrit dans un contexte où les autorités multiplient les interpellations et les poursuites, en s’appuyant fréquemment sur l’incrimination d’« apologie du terrorisme ». Des appels à la mobilisation ont été lancés pour exiger la libération immédiate du journaliste et s’opposer à la répression des actions de soutien à la Palestine.

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À l’université de Nanterre, la présidence a déposé une plainte en diffamation contre l’UNEF suite à une affiche soutenant les « sans-facs » et dénonçant la sélection à l’entrée de l’université. Coppélia, représentante du syndicat, est convoquée pour audition au commissariat le lundi 12 janvier. Le syndicat appelle à se mobiliser pour l’accompagner et dénoncer ce nouvel épisode de criminalisation de l’action syndicale à l’université. Le rendez-vous est fixé à 9 h au 36 rue du Bastion à Paris.

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Le média associatif L’Empaillé est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour « injure » à la suite d’une plainte déposée par le directeur de la police municipale de la ville. La procédure fait suite à des publications journalistiques critiquant son action et son rôle institutionnel, que le plaignant estime attentatoires à son honneur. Le média dénonce une utilisation de l’outil judiciaire visant à l’épuiser financièrement et humainement, soulignant l’asymétrie entre un responsable public disposant de moyens importants et une rédaction indépendante aux ressources limitées. Après un premier renvoi demandé par le plaignant en octobre 2025 (voir notre article), l’audience est désormais fixée au 8 janvier 2026, date à laquelle L’Empaillé demandera sa relaxe et une indemnisation des frais de justice engagés. A cette occasion, un rassemblement de soutien est organisé ce jour à 13H devant le tribunal correctionnel de Perpignan (place Arago).

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Arrêté début mars 2025 et placé en garde à vue pendant 48 heures pour « apologie du terrorisme » à la suite d’un discours prononcé en manifestation, Alex de la LJR (Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire) passe en procès le 13 janvier prochain au tribunal judiciaire de Paris. Placé sous contrôle judiciaire, il a également été suspendu de son travail, illustrant l’extension des sanctions au-delà du cadre pénal. Afin de le soutenir, plusieurs organisations appellent à se rassembler ce même jour dès 12H30 au Tribunal de Paris, Porte de Clichy.

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A l’appel de plus de 25 organisations, syndicats et associations, un rassemblement est organisé ce samedi 3 janvier dès 18H à la sortie du métro Jeanne d’Arc à Toulouse pour dénoncer l’agression de l’impérialisme états-unien au Venezuela. Comme le souligne l’appel commun, « il s’agit de la pointe avancée d’un redéploiement impérialiste en l’Amérique latine, après les ingérences électorales en soutien à l’extrême droite de Javier Milei ou les menaces de douane pour éviter l’incarcération du putschiste Jair Bolsonaro au Brésil. Il faut absolument réagir à cette déclaration de guerre contre le Venezuela. D’autant que la France apporte son soutien aux manœuvres de déstabilisation étasunienne par sa présence militaire dans les Caraïbes. »

Lire l’appel

S’appuyant sur une analyse de la revue médicale Prescrire, un article du collectif Désarmons-les dénonce l’absence totale d’évaluation et de suivi sanitaire concernant l’usage des gaz lacrymogènes en maintien de l’ordre. Malgré leur utilisation massive depuis des décennies, notamment du composé chimique CS, classé comme dangereux et potentiellement mortel en cas d’inhalation, aucune politique publique n’a été mise en place pour mesurer leurs effets à court et long terme sur les populations. Le manque de données scientifiques fiables, le secret entourant la composition et la concentration des grenades, ainsi que l’absence de transparence dans les rapports officiels, révèlent une responsabilité directe de l’État français, qui expose la population à des substances toxiques sans information, contrôle ni enquête sanitaire systématique.

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Le militant basque Xabier Goienetxea Iragorri a recouvré la liberté après avoir purgé l’intégralité de sa peine, dix ans après son arrestation en juillet 2015 à Ossès lors d’une opération policière franco-espagnole liée au processus de désarmement d’ETA. Originaire d’Errenteria, il avait été incarcéré avec Iñaki Reta et jugé en 2018 à Paris. Libéré sous contrôle judiciaire en novembre 2023 depuis la prison de Lannemezan, il est désormais totalement libre.

Le 5 janvier 2026 dès 19H à La Chapelle (36 rue Danielle Casanova, Toulouse), une cantine solidaire est organisée en soutien aux six militant·es poursuivi·es dans l’« affaire du 8 décembre », issue d’une opération antiterroriste menée en 2020 contre des personnes qualifiées « d’ultragauche » par le ministère de l’Intérieur. L’événement, à prix libre, est un moment de rencontre et d’information, avec un infokiosque dédié au dossier, dont le procès en appel se tiendra finalement en mai 2026 à la cour d’appel de Paris (voir notre article).