Après la fin des manifestations du Premier Mai, Plaza Bolivar, dans le centre de Bogota, des dizaines de manifestants masqués se sont affrontés à la police anti-émeute (ESMAD). Les agents des forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des hommes masqués qui s’en prenaient notamment les militaires qui gardaient les monuments du centre-ville. Les autorités ont dû fermer les stations Transmilenio de San Diego, Las Nieves et San Victorino. Quatre policiers ont été blessés.

Affrontements à Bogota

Affrontements à Bogota

Un détachement des forces spéciales a saisi 3.000 bâtons de dynamite qui étaient transportées dans un taxi à destination de la région VRAEM, à la jonction de la route Placinos et Panamericana Norte, dans le district de Los Olivos. Outre les explosifs, 2.500 de mèche ont également été saisis. Deux personnes ont été arrêtées, le chauffeur et le convoyeur. La police les accuse d’approvisionner la guérilla maoïste du PCP-SL.

La dynamite destinée à la guérilla

La dynamite destinée à la guérilla

Un détachement de la Brigade mobile n°25 de l’armée gouvernementale a infligé des pertes aux guérilleros de la compagnie « Companero Tomas », qui fait partie du Front « Dario Ramirez Castro » de l’ELN. Les combats se sont déroulés dans le village de Bejuquillo (municipalité de Cáceres. Deux guérilleros ont été tués et six prisonniers, parmis lesquels quatre blessés. Les militaires ont récupéré six fusils d’assaut, un lance grenade et divers équipements.

Une partie des équipements récupérés par les militaires

Une partie des équipements récupérés par les militaires

Les troupes de la 30e Brigade à la Task Force anti-guérilla Vulcano infiltrés à travers la zone boisée de la région de Catatumbo, dans le village de Las Vegas (municipalité de Sardinata) ont démantelé une double raffinerie de pétrole clandestine de l’ELN. L’ELN y traitait, sur une structure couvrant deux hectares, le pétrole brut détourné des pipelines de la province de Norte de Santander. Plus de 20 réservoirs contenant environ 50.000 gallons de pétrole brut, prêt à être traité, d’une valeur de plus de 142 millions de pesos ont été trouvés. Les autorités ont établi que les raffineries valent 900 millions de pesos et les pertes causés à l’industrie pétrolière, sont près de 19.000 millions de pesos.

Raffinerie artisanale de l'ELN

Raffinerie artisanale de l’ELN

Une unité de la Task Force Pegaso (force spéciale anti-guérilla) a accroché un groupe d’une dizaine de guérilleros du Front « Comuneros del Sur » de l’ELN dimanche. Les échanges de tirs ont eu lieu dans la municipalité de Sotomayor (département de Nariño). Les guérilleros ont pu décrocher semble-t-il sans perte, mais on du abandonner du matériel, des armes et des munitions sur le terrain.

Un militaire de la Force Pégase engagé contre l'ELN

Un militaire de la Force Pégase engagé contre l’ELN

Les enseignants membres de la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education (CNTE) et du Syndicat National des tyravailleurs de l’Education (SNTE) se sont mobilisés vendredi dans tout le Mexique contre la réforme de l’éducation et de l’évaluation des enseignants. Ils se sont affronté avec la police fédérale et la police de l’Etat du Chiapas à Tuxtla Gutierrez. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les enseignants. D’autres membres de la CNTE ont bloqué le pont international de Talismán, entre le Mexique et le Guatemala, ou d’autres incidents ont eu lieu. Plus d’une douzaine d’enseignants ont été arrêtés et des dizaines de manifestants ont été blessés.

Incidents au pont de Talisman

Incidents au pont de Talisman

A quelques heures des élections présidentielles au Pérou une attaque de la guérilla maoïste a couté la vie à huit soldats et deux civils, samedi à Santo Domingo de Acobamba, dans le centre du Pérou. La patrouille militaire se rendait au village de Matichaca dans la région andine de Junin pour protéger les urnes qui allait être utilisée dimanche lors des élections présidentielles. Lors d’une deuxième attaque, des guérilleros du PCP-SL ont mitraillé un bateau de l’armée sur la rivière Apurimac, dans le district de Yochegua, situé dans la région d’Ayacucho (sud-est) blessant deux soldats.

Les funérailles des soldats tués samedi par la guérilla

Les funérailles des soldats tués samedi par la guérilla

Un soldat de l’armée colombienne a été tué et un autre blessé dans une embuscade tendue par des guérilleros de la compagnie Lucho Quintero Giraldo de l’ELN dans une zone rurale de la municipalité de El Tambo dans le Cauca (sud-ouest). Dans un autre affrontement, trois membres de l’ELN sont morts dans le nord-ouest en Colombie au cours d’une offensive militaire conjointe de de l’armée, de l’aviation et de la police. Les trois guérileros tués étaient membres de la compagnie Nestor Tulio Duran, appartenant au front Ernesto « Che » Guevara de l’ELN. Un mineur d’âge qui était membre de ce groupe a été blessé et capturé.

Combattants de l'ELN

Combattants de l’ELN

Suite au regain d’activité des guérillas de l’ELN et de l’EPL dans le Norte de Santander (attaques contre la police et l’armée, comme les attaques contre le secteur pétrolier etc.), environ 5000 hommes de l’armée ont été déployés au cœur du Catatumbo, dans les municipalités de Teorema, Convention, Hacari, Tibu et San Calixto. Une récompense pouvant aller jusqu’à 100 millions de pesos est offerte pour capturer les guérilleros, et particulièrement les sniper de l’ELN et le commandant « Gabino » qui est à la tête de la Compagnie Francisco Bossio de l’ELN opérant dans le Catatumbo. L’armée revendique déjà la mort de quatre guérilleros.

L'opération est appuyée par des hélicoptères de combat

L’opération est appuyée par des hélicoptères de combat

Un jeune homme qui avait été amené jeudi dans un hôpital de San Pedro, dans un état de santé grave en raison d’une péritonite, avait sur son bras un tatouage évoquant la guérilla de l’Ejército del Pueblo Paraguayo, l’EPP. Les autorités ont été prévenues. Le patient leur dit qu’il s’appelait Oscar Maldonado Ayala et était originaire de Colonia Naranjito en General Resquin (San Pedro) mais n’a pu produire de documents d’identité. L’hôpital est gardé par des agents du Groupe des opérations spéciales (GEO), la force anti-guérilla créée pour combattre l’EPP.

Le tatouage qui a valu au jeune homme d'être dénoncé aux autorités

Le tatouage qui a valu au jeune homme d’être dénoncé aux autorités