Un policier a été tué et 31 personnes ont été blessées dans les affrontements de mardi dans la ville de Mina El Limón, dans le nord-ouest du Nicaragua, où les travailleurs d’une compagnie minière employés ont brûlé le poste de police. Le policier a été tué en essayant de réprimer l’agitation autour du site de B2, la multinationale canadienne qui gère la mine d’or El Limon, au nord-ouest de Managua.

Les heurts ont commencé quand les mineurs ont attaqué avec des pierres, des bâtons et des grenades artisanales un bus de la police qui transportait les employés des pompes de la mine. Outre le commissariat d’El Limón, au moins trois véhicules de la société B2, un bus et une patrouille de police ont été incendiés. Les ouvriers de B2 luttent depuis 10 jours pour la réintégration de trois mineurs licenciés, et le départ du gérant de la société, accusé de violer les contrats de travail.

Affrontements à El Limón

Affrontements à El Limón

Jésus Waldo Fernández Muñoz, alias « Cucho Lucas, » a été arrêté dans une opération de police sur la route reliant Popayan à Cali. Il est poursuivit pour « rébellion » par le tribunal pénal municipal de Cali et serait le principal officier politique de l’ELN pour la région du sud-ouest. Par ailleurs, deux membres présumés du réseau de soutien logistique de l’ELN ont été capturés par les militaires de la Task Force Pegaso dans la zone rurale de la municipalité de Ricaurte. Alberto Lopez, alias « Chirchi » et Anaida Rodriguez, alias « Aida », 34 ans, seraient depuis plusieurs années actifs de la logistique appuyant la compagnie « José Luis Cabrera Ruales » de l’ELN, active dans le département de Nariño.

Arrestation d'Alberto López et d'Anaida Rodríguez

Arrestation d’Alberto López et d’Anaida Rodríguez

Un dépôt de matériel de guerre et d’explosifs de l’ELN a été découvert par les militaires colombiens dans la ville de Imués (département de Nariño). Les militaires ont découvert de quoi faire dix voitures piégées, 100 cylindres pour la fabrication de bombes, 8000 mines terrestres et plus d’une tonne d’explosif. Cela porte à un total de 5.560 kilos d’explosifs saisis au cours de 2015 dans le seul département de Nariño…

Militaires et policiers posant devant les explosifs découverts

Militaires et policiers posant devant les explosifs découverts

Les policiers brésiliens ont tué au moins 3.022 personnes l’an dernier dans le pays, huit par jour en moyenne. Ces morts causées par des policiers civils et militaires en 2014 – année de la Coupe du monde de football au Brésil – ont grimpé de 37% par rapport à 2013. Elles ont tout particulièrement augmenté à Sao Paulo (+57,2%) et à Rio de Janeiro (+40,4%). Mais l’an dernier, de nombreux policiers ont été tués également dans le pays : 398 dont 98 à Rio et 91 à Sao Paulo. L’ONG Forum souligne que le chiffre de 3.022 personnes tuées par la police l’an dernier est « sous-estimé » car la plupart des Etats résistent à fournir toutes les informations. Cette toute récente vidéo donne une idée de la brutalité de cette police (la balle tirée à bout portant est un balle en caoutchouc anti-émeute, la personne n’a été que blessée).

Opération policière au Brésil

Opération policière au Brésil

Juan Bueno Rodriguez Cortez, le « camarade Juan », 58 ans, a été arrêté la semaine passée dans le centre-ville de Puerto Morin, dans la province de Virú (région de La Libertad). Rodriguez Cortez était sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale nationale pour « terrorisme ». Il aurait été membre du commando du PCP-SL qui a exécuté deux personnes en novembre 1992, dans le village de San Felipe, (région de Cajamarca). La police soupçonne Rodriguez Cortez de former les cadres maoïstes de la province de Viru.

Le

Le

De violents affrontements ont opposé ce vendredi des militants anarchistes et la police alors que les premiers avaient organisés une manifestation pour commémorer les événements du 2 octobre 1968.

Dans l’après-midi et la nuit du 2 octobre 1968, alors que des milliers d’étudiants convergent vers une place proche du centre historique de Mexico à l’appel d’un collectif qui coordonne l’ensemble des mouvements étudiants qui manifestent depuis trois mois dans les rues de la capitale, les forces de l’ordre ouvrent le feu, faisant près de 300 morts, et plus d’une centaine de ‘disparus’. Chaque année, une grande manifestation est organisée en souvenir de ce massacre. Cette année, les manifestants dénonçaient également la disparition des 43 étudiants/enseignants disparus dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 alors qu’ils se rendaient à une manifestation dans l’État de Guerrero.

Ce vendredi, les forces de l’ordre déployées en nombre ont fait usage de la force pour disperser les manifestants. Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et ont procédé à des interpellations parmi la foule.

Déploiement policier à Mexico City

Déploiement policier à Mexico City

Les manifestations des habitants de Facatativá, excédés par les pénuries d’eau qui affectent 10.000 depuis 15 jours, ont tourné à l’émeute ouverte. 34 personnes ont été arrêtées par la police. Les incidents ont éclatés en plusieurs points de la ville, mais principalement à la place centrale où les vitres des commerces et des institutions ont été brisées.

Affrontements à Facatativá

Affrontements à Facatativá

Dans le département d’Antioquia, des membres de la police nationale ont capturé deux hommes et deux femmes qui feraient partie d’un réseau de soutien de la compagnie Capitaine Mauricio de l’ELN. Les arrestations font suite à un mandat délivré par le Bureau du Procureur général, sur des accusations de financement du terrorisme, rébellion, conspiration en vue d’extorsion. Un des deux hommes capturés serait responsable de la le levée de l’impôt révolutionnaire chez les agriculteurs, les commerçants, et les producteurs de pâte de coca, dans les municipalités de Anorí et Amalfi.

Les quater personnes arrêtées

Les quater personnes arrêtées

Le gouvernement péruvien a décrété aujourd’hui l’état d’urgence dans six provinces du sud-est du pays après la mort de quatre personnes dans une violente manifestation contre le plus important projet minier du Pérou, mené par un consortium chinois. L’état d’urgence est déclaré pour 30 jours dans les provinces de Cotabambas, Grau, Andahuaylas et Chincheros, dans la région d’Apurimac, et les provinces de Chumbivilcas et Espinar dans la région de Cusco. La police assurera le contrôle, avec le soutien de l’armée.

La mise en place de l’état d’urgence suspend notamment les droits de réunion et l’inviolabilité du domicile. Les affrontements ont débuté après une réunion des habitants de la zone qui refusent la construction d’une usine de traitement de minerai à Las Bambas, principal site minier du Pérou, qui extrait du cuivre. Ils estiment que cette usine va polluer leur eau et leurs cultures. Selon les autorités, quatre manifestants sont décédés dans ces protestations et une quinzaine de personnes ont été blessées. Le site de Las Bambas se trouve dans l’Apurimac, à quelque 70 km au sud-ouest de Cusco et à plus de 4.000 mètres d’altitude. Il appartient au consortium chinois MMG, qui a acheté en avril 2014 les actifs de Glencore Xtrata pour près de 6 milliards de dollars. La construction du site a été autorisée par le gouvernement en 2010 et il devrait être opérationnel début 2016.

Manifestants à Las Bambas

Manifestants à Las Bambas

Un détachement de la 16e Brigade de l’armée gouvernement a eu un engagement avec des guérilleros du Front José David Suárez de l’ELN. Deux guérilleros sont mort, et une guérillera a été blessé et capturée. L’opération a eu lieu dans le village d’Alto Redondo, dans le département de Casanare. Un des combattant mort était connu sous les pseudonymes d' »El tuerto » et de « León ». La prisonnière, connue sous le nom de « Liliana », avait des responsabilité dans le service médical du Front José David Suárez.

Les militaires emportents les dépouilles des guérilleros

Les militaires emportents les dépouilles des guérilleros