Le mouvement de grève de la faim, qui a duré du 13 avril au 9 juillet dernier, a mobilisé massivement les ex-prisonniers politiques chiliens dans toutes les régions du pays et a réussi à recueillir un large soutien national et international. Ce mouvement s’est déclaré en raison de l’oubli dans lequel la coalition au pouvoir depuis 15 ans a plongé les prisonniers politiques qui ne se sont vu accorder qu’une pension symbolique. Le gouvernement alterne manoeuvres dilatoires et propositions insignifiantes.Après trois mois de discussion, les ex-prisonniers politiques participant à la table ronde ont quitté la table des négociations. Ils présentent aujourd’hui une plainte auprès du Conseil des droits de l’homme des Nations unies

Manifestation de l'Unión de Ex Prisioneros Políticos de Chile

Manifestation de l’Unión de Ex Prisioneros Políticos de Chile

Un violent combat a opposé, le 2 septembre, un détachement mixte armée/police des forces de sécurité péruviennes avec un groupe de guérilleros du PCP-SL dans la jungle montagneuse de la province de Huanta, située dans la région d’Ayacucho (VRAEM). Cinq militaires ont été blessés. L’armée affirme avoir tué « un nombre indéterminé » de guérilleros, mais n’a pu produire aucune dépouille. Par ailleurs, un membre de l’Unité de déminage de la police a trouvé la mort lundi dans l’explosion d’une charge qu’il tentait de désamorcer. Cette charge est un des quatre engins de faible puissance placés dans différentes parties de Lima avec des bannières du PCP-SL.

Un démineur examine une des charges, surmontée d'un drapeau du PCP-SL

Un démineur examine une des charges, surmontée d’un drapeau du PCP-SL

Un tribunal de Bogota a ordonné la libération immédiate des 13 personnes accusées d’appartenance à l’ELN, et d’implication possible dans des attaques à la bombe à Bogota cette année. David Camilo Rodriguez, Heider Anderson Lamprea Flórez et Gerson Yocumal, étaient accusés de « crimes de rébellion, de terrorisme et de violence contre fonctionnaire », et dix autres jeunes militants du Congrès des Peuples de « fabrication, trafic et possession d’armes et de munitions à l’usage exclusif de l’armée et délit de violence contre un fonctionnaire public » ainsi que de participation dans les émeutes à l’université.

Tous avaient été arrêtés par les autorités le 8 juillet dans le cadre des enquêtes menées par deux attentats à la bombe survenus à Bogota le 2 juillet (voire notre article). Le juge a décidé que les conditions d’un procès équitable n’étaient pas réunies et a annulé les mesures de détention. Le tribunal reproche notamment au procureur de n’avoir pas correctement individualisé les dossiers des 13 personnes arrêtées.

Les militants du Congrés des peuples au tribunal

Les militants du Congrés des peuples au tribunal

Aujourd’hui 9 septembre, un communiqué anarchiste a revendiqué l’attaque à la bombe artisanale (une charge de poudre noire et des bonbonnes de gaz) contre le Cercle des sous-officiers de la police fédérale argentine, dans le quartier de Balvanera, à Buenos Aires, le 24 août dernier. Le communiqué expose que cette action est aussi faites par sympathie avec les camarades anarchistes emprisonnés et en cavales dans diverses parties du monde.

Le Circulo de suboficiales de la Policía federal argentina

Le Circulo de suboficiales de la Policía federal argentina

Une opération conjointe de la police et des forces armées colombiennes a permis la capture de Gerardo Antonio Candela Castaneda, connu sous le pseudonyme de « Pinki » , dans le village de Bocas de Banadias (département d’Arauca). Gerardo Antonio Candela Castaneda dirigerait les réseaux de soutien de la commission « Camilo Cienfuegos » du Front « Domingo Lain Saenz » de l’ELN, commission responsable d’attaques mortelles contre les forces de sécurité.

Arrestation de Gerardo Antonio Candela Castañeda

Arrestation de Gerardo Antonio Candela Castañeda

Des manifestants cagoulés ont affronté la police et construit des barricades à santiago du Chili pour l’anniversaire du coup d’État du général Pinochet. Plusieurs véhicules ont été brûlés. Au cours de la nuit de vendredi, des coups de feu ont été tiré sur les policiers des Forces spéciales devant le commissariat de police d’Huechuraba. Samedi, des groupes de manifestants ont coupé les lignes électriques et érigé des barricades à La Pincoya de Huechuraba.

A Santiago du Chili ce samedi

A Santiago du Chili ce samedi

Les agriculteurs argentins ont affrontés la police le 2 septembre à Paraná (Entre Rios), lorsqu’ils ont voulu entrer en force dans le siège du gouvernement local. Sept membres des forces de l’ordre ont été blessés par les manifestants qui ont aussi allumé des feux de pneus. Les agriculteurs argentins connaissent de grandes difficultés économiques, ils ont envahi la ville avec leur tracteur en exigeant des mesures politiques.

La manifestation à Paraná

La manifestation à Paraná

Deux membres présumés du PCP-SL ont été tués, et un soldat blessé, après deux affrontements successifs mercredi entre un groupe d’une dizaine de guérilleros et des patrouilles des forces spéciales dans les jungles montagneuses du sud du Pérou. L’armée a réussi à récupérer six fusils, de nombreuses munitions et des explosifs. Les affrontements se sont produits dans la vallée de Pitirinkini, dans la région de Junín (VRAEM).

Combattants du PCP-SL

Combattants du PCP-SL

Les habitants des bidonvilles de Sao Paulo se sont affrontés jeudi avec la police venue expulser environ 80 familles occupant depuis 15 ans un terrain appartenant au gouvernement. Ils ont lancé des pierres et incendié dix voitures et un bus pour empêcher la police d’entrer dans le bidonville du quartier de Cidade Tiradentes. La police a répondu avec des gaz lacrymogènes et de spray au poivre.

Affrontements à Cidade Tiradentes

Affrontements à Cidade Tiradentes

Des milliers d’étudiants ont défilé dans les rues de la capitale du Chili, jeudi, pour contester les nombreux délais dans la réforme de l’éducation mise en avant par la présidente Bachelet. Les manifestations ont commencé plutôt pacifiquement à Santiago, alors que les marcheurs brandissaient des drapeaux, scandaient des slogans et dansaient dans les rues pour presser Bachelet de respecter son engagement de rendre l’éducation gratuite. Des affrontements ont ensuite éclaté entre les policiers et des manifestants masqués.

Les écoles chiliennes étaient gratuites avant le coup d’État du général Pinochet, qui a forcé la privatisation des établissements scolaires et mis fin au contrôle centralisé de l’éducation. Il avait aussi sabré dans le financement public des écoles primaires et secondaires pendant sa dictature, de 1973 à 1990. Dans les régions défavorisées, le système public a été également éprouvé, alors que des milliards de dollars en fonds publics ont été redirigés vers des écoles secondaires gérées par le privé.

Affrontements à Santiago

Affrontements à Santiago